‹ L'assassinat de François de Lorraine due de Guise: 18 février, 1563Chapitre 38 sur 54 · Ce mémoire est conservé dans la coll. Dupuy, vol · texte numérisé non relu

Ce mémoire est conservé dans la coll. Dupuy, vol

. 3. — Récit du temps, f. fr., vol. 6610, f. 80. Voyez aussi la lettre de Chantonay dans les Mémoires de

Alors s'engagea une interminable procédure, au grand profit des « chicanons » que de si illustres plaideurs traînaient avec eux. La duchesse de Guise supplie le roi d'annuler les lettres d'évocation. Un procès s'engage d'abord sur la validité de la signification, puis sur la communication de l'arrêt de Meulan K Requête de la duchesse de Guise pour obtenir que l'instance soit portée devant le parlement de Toulouse, ou de Bordeaux, ou de fjouen, ou de Dijon (27 octobre 1563) ^. Le roi décide de soumettre ce choix à Coligny. La duchesse de Guise signifie qu'elle n'entend point se porter partie contre l'amiral (23 novembre) ^. L'amiral déclare que, puisque la duchesse renonce à se porter partie, il n'a plus besoin de répondre à sa requête (24 novembre) *. Arrêt du conseil privé qui autorise le parlement à retenir l'action judiciaire, mais qui maintient l'évocation en ce

Coudé, t. II, p. 180, et le journal du chaDoine Bruslard {ibid., t. I. p. i36).

1. — Ce procès, qui n'apprend rien de nouveau, est raconté dans une pièce du temps; f. fr., vol. 6610, f. 108.

2. — Cette pièce est conservée en copie du temps dans le f. fr., vol. 6610, f. 78.

3. — Récit du temps, f. fr., vol. 6610, f. 80. La protestation de la duchesse de Quise y est reproduite intégralement.

4. — Pièce originale signée de Couligny, f. fr., vol. 6610. f. 124.

quî concerne Coligny (25 novembre) ^ La cour» se jugeant trop liée» se désaisit (3 décembre) '. La duchesse représente au roi que les lettres d'évocation empêchent la cour d'en connaître. L'amiral riposte que, pour ce qui le regarde, il s'en tient à ces lettres. Protestation de la duchesse. Le roi propose aux parties de reconnaître la compétence de l'un des quatre parlements, précédemment nommés, auxquels se joindront les membres du conseil privé. L'amiral ne renonce pas aux lettres et ajoute que, si la duchesse a est <K recevable en sad. accusation », il prétend aussi introduire une instance « contre la « mémoire du feu s. de Guise. » Dans cette pièce, Coligny fait allusion aux complots dont il avait accusé son rival ^.

L'agitation du parti catholique, malheureusement justifiée par les requêtes, protestations, surtout par les dénis de justice vis à vis des enfants de Guise, et habilement entretenue par les meneurs, avait franchi l'enceinte du parlement. Le 13 août 1563,

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