Copie du temps, f. fr., vol. 6610, f
3. — Pièces des 8, 18 et 28 décembre (Orig. et copies, f. fr., vol. 6610, f. 130 et 94). — Autres pièces non datées mkis analysées, dans les deux énoncés de procédure (f, fr., vol. 6610, f. 80 et 164). — Le récit contenu dans les Mémoires de Condé, t. V, p. 17 est beaucoup plus abrégé.
le premier président de Thou s'applaudit de (t quinze jours de tranquillité K » Ces quinze jours furent les derniers. Bien que la grand'chambre, à chaque audience, ordonnât le huis-clos, la salle était envahie par une foule tumultueuse qui accueillait de ses vociférations les actes de défense de Coligny ^. Les séjours du roi n'étaient pas plus paisibles. Pendant les trois mois que dura rinstance, les Guises allaient et venaient à la cour, toujours avec une troupe qui ressemblait à une armée. Lés Coligny gardaient la retraite à Chastillon, mais ils y faisaient de telles levées que le roi leur adressa des reproches ^. Il était impossible que la paix publique résistât longtemps à de telles secousses. Ordres et défenses, promesses et menaces n'offrant plus de garantie, le roi fit signer aux deux parties rengagement de n'employer, dans leur différend, que les voies judiciaires ^.
1. — Lettre autographe de do Thou à la reine de cette date (f. fr., vol. 06 15, f. 36).