Correspondance du nonce de Sainte-Croix
i Archives curieuses^ de Cimber et Danjou, l»"» série, . VI, p. 135). Catherine n'était pas sans soupçonner Tofiicier chargé de la conduite du trésor {Lettres de Catherine, t. I, p. 523).
3. — Lettre de Robertet au duc de Nemours^ Blois, 19 février 1562 (1563); Orig.. f. fr., vol. 3.180, f. 59).
4. — Lettres du duc de Quise des 10. 17, ?0 janvier et 3 février 1562 (1563). (Orig., V« de Oolberl, vol. 24, f. 21, 37, 55 et 58).
5 février, il s'établit à Olivet, aux portes d'Orléans, et, le lendemain, à huit heures du matin, avec 1500 arquebuziers, français ou espagnols, et 1.200 corcelets S il donne l'assaut au Portereau, faubourg de la rive droite. Les Gascons et les Béarnais de Gramont défendent courageusement leurs retranchements et l'armée royale est repoussée.
Guise ramène les troupes sur la brèche. Au moment de donner le signal, il s'aperçoit que les lansquenets huguenots ont dégarni les postes dangereux. Aussitôt il pointe toute son artillerie sur eux. Pris de face et de flanc les lansquenets se troublent et se débandent. Guise lance alors ses soldats, sous le commandement de Philibert de Marcilly de Cypierre, contre les Gascons et les Béarnais. Ceux-ci, voyant leur aile découverte et leur retraite menacée, reculent à leur tour jusqu'à la tête dû pont. Le passage est encombré de soldats affolés, de blessés, de femmes et d'enfants, poursuivis l'épée dans les reins par les gens de Cypierre. Quelques radeaux, amarrés sur la rive droite, reçoivent les fugitifs, a Je vis des lanskenettes, dit d'Aubigné, a ne pouvans avoir place au bateau, jettcr
i. — Lettre du duc de Quise au maréchal de Montmorency du 7 février i562 (1563). (Mémoires de Condé, t. II, p. 224).
a leurs enfants dedans et elles se faire traîner « dans Teau, où plusieurs furent noyées ^ »
Au milieu de cette foule confuse, les soldats catholiques se faisaient place à grands coups d'épée et allaient franchir la herse avec les fuyards, quand François d'Andelot, peu confiant dans la solidité des Allemands, accourt au bruit du canon. Il avait la fièvre quarte « non au cœur », dit d'Aubigné, et n'avait pu prendre part au premier engagement. Il arrive sur le champ de bataille et voit les défenseurs du Portereau en pleine déroute. Il s'établit dans les tourelles à la tête du pont, ramasse ses gentilshommes :
(( Que la noblesse me suive, dit-il, car il faut (c rechasser les ennemis ou mourir. Ils ne « peuvent venir à nous que par une voye et a non plus que dix hommes de front. Avec (K cent des nôtres, nous en combattrons mille « des leurs. Courage et allons ^. » La plupart des soldats catholiques s'amusait au pillage du faubourg. Une charge vigoureuse refoule les plus hardis à quelques pas de la porte.
D'Andelot relève le pont-levis et concentre le feu de ses arquebusiers sur le pont. Les vainqueurs, décifhés à petite distance du haut
1. — Aubigné, Histoire univerçalle, t. II, p. 124; édition de ia Société de l'histoire de France.