Mémoires de Castelnau^ liv. IV, chap. ix
Il attribuait Finsuccès de la journée à la faiblesse de son artillerie. Le lendemain il écrivit à Artus de Cossé Gonnor : a Mon a bonhomme, je me mange les dois de pance ser que si j'eusse eu VI canons et pour « en tirer II mille coups, ceste ville estoit à a nous. Ils n'àvoient qu'un seul parapet qui « vaille, et ne Ton guarni que de toneaux ^ » Il se plaignit à la reine et celle-ci commanda à Gonnor d'envoyer « dix canons et toute « leur séquelle », 4.000 boulets, 40 milliers de poudre ; « que Ton les fasse voler, s'il est « possible ^. y>
Michel de Castelnau raconte qu'il avait été chargé par le maréchal de Brissac de décider le duc de Guise à lever le siège d'Orléans et à conduire l'armée royale en Normandie. Il arriva le matin de la prise du Portereau et assista au combat. Le maréchal de Brissac, lui dit le duc de Guise j regretterait « de voir a nos gens de pied partir d'icy sans mettre « M. le connétable en liberté et desnicher le
1. — Lettres du duc de Ouise à Gonnor et à François de Montmorency du 7 février 1562 (1563) (Mémoires de Condé, l. IV, p. 224 et 225). — Les originaux de ces deux lettres sont conservés dans les Vc do Colbert, vol. 24, f. 64, et dans le fonds français, vol. 3.194, f. 10). Montmorency répondit au duc de Guise le 13 février suivant (Copie, f. fr., vol. 3.197, f. 67).