‹ L'assassinat de François de Lorraine due de Guise: 18 février, 1563Chapitre 9 sur 54 · Lettre de Catherine de Médicis, t. I, p · texte numérisé non relu

Lettre de Catherine de Médicis, t. I, p

€ magazin des Huguenots, d Trois jours après, sur Tinsistance de Gastelnau, le duc réunit un conseil de guerre et exposa ses plans. Tous les capitaines, même Gastelnau, reconnurent à la nécessité de prendre Orléans avant de précipiter les forces royales sur les Anglais en Normandie ^ Le 9 février, une surprise habile fait tomber aux mains de l'armée catholique le fort des Tourelles, sorte de donjon situé à la tète du pont ^.

Quelques soldats, profitant de la négligence de la garnison, Tescaladèrent presque sans coup férir et s y établirent si fortement que d'Andelot ne put les déloger ^.

Le duc de Guise occupa les journées suivantes à resserrer le blocus, à augmenter et renforcer son armée, à recevoir et à mettre en batterie la grosse artillerie envoyée par la reine, à creuser autour d'Orléans de profondes tranchées ei) cas du retour de Goligny, à détourner un bras de la Loire qui protégeait

1. — Mémoires de Gastelnau, liv. IV, chap. ix. — — Une lettre de François de Montmorency approuve lo plan do campagne du duc de Guise (Copie; f. fr., vol. 3.107, f. C7).

2. — M. Collin, inspecteur général des ponts et chaussées, a publié en 1895 dans les Mémoires de la Société archéol. et hist. de l'Orléanais une savante étude sur Je pont des Tourelles à Orléans, qui aide à comprendre les péripéties du siège.

3. — Lettre de Robertet au duc de Nemours du 13 février 1562 (1563) (Orig., f. fr., vol. 3180, f. 57).

les approches de la ville, à adresser à la reine mère et à Gonnor de nouvelles prières en faveur du bien être des soldats \ à demander au parlement Taliénation d'une partie du temporel du clergé^. Il fixa Tassant à la nuit du 18 au 19 février. La chute de la ville paraissait assurée; elle était même escomptée par le Parlement ' et par la reine mère : « Il y an aura, écrit-elle, qui se repantiron « d'estre parti et conestron qui ne faict pas « bon se mocquer de son roy *. » Une catastrophe imprévue, un crime odieux retarda le triomphe du parti catholique.

Le 18 janvier, après avoir inspecté une dernière fois les batteries et les positions de Tarmée royale, le duc de Guise attendit au Portcreau deux parlementaires que la reine mère avait envoyés au connétable '\

1 . — Le roi venait de contracter à Gênes un emprunt de 25 mille écus (Lettre de Robertet au duc de Nemours, Blois, 12 février 4562 (4563) ; f. fr., vol. 3.480, f.,57).

2. — Lettres du duc de Quise et du card. de Quise à Gonnor et à la reine, des 42, 43, 16 et 47 février 4562 (4563) (Orig., Vc de Colbert, vol. 24, f. 74, 76, 81 et 87).

3. — Arrêt du parlement contre certains habitants d'Orléans, 43 février 4562 (1563); Mémoires de Condé, t. IV, p. 232.

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