‹ L'assassinat de Paul-Louis CourierChapitre 16 sur 20 · DISPERSION DES ÊTRES ET DES CHOSES · texte numérisé non relu

DISPERSION DES ÊTRES ET DES CHOSES

Ce ne fut pour Frémont ni la prison ni le couvent.

La lente agonie physique et morale de l'ancien garde s'aggravait : Frémont était maintenant tombé en une sorte de démence, où, plus un instant, — expiation trop méritée! — la pensée de son forfait ne lui laissait répit.

Depuis les dernières journées des débats, Frémont avait été admis d'urgence à l'Hospice général de Tours.

Et, dans la nuit du 18 au 19 juin 1830, vers le matin, — à peine quatre jours après que les portes de la Cour d'assises s'étaient closes, à jamais, sur le procès des assassins du « bûcheron de la forêt de Larçay », — Louis Frémont, sur son lit d'hôpital, succombait — tragique d'épouvante...

Dans le pays, des rumeurs d'empoisonnement avaient repris cours : on disait que, à la veille des Assises, quelqu'un, certainement, avait empoisonné Louis Frémont, qu'il en avait été de lui comme de Joseph Barrier.

Avant l'inhumation, le Parquet fit procéder à

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