DISPERSION DES ÊTRES ET DES CHOSES
Ce ne fut pour Frémont ni la prison ni le couvent.
La lente agonie physique et morale de l'ancien garde s'aggravait : Frémont était maintenant tombé en une sorte de démence, où, plus un instant, — expiation trop méritée! — la pensée de son forfait ne lui laissait répit.
Depuis les dernières journées des débats, Frémont avait été admis d'urgence à l'Hospice général de Tours.
Et, dans la nuit du 18 au 19 juin 1830, vers le matin, — à peine quatre jours après que les portes de la Cour d'assises s'étaient closes, à jamais, sur le procès des assassins du « bûcheron de la forêt de Larçay », — Louis Frémont, sur son lit d'hôpital, succombait — tragique d'épouvante...
Dans le pays, des rumeurs d'empoisonnement avaient repris cours : on disait que, à la veille des Assises, quelqu'un, certainement, avait empoisonné Louis Frémont, qu'il en avait été de lui comme de Joseph Barrier.
Avant l'inhumation, le Parquet fit procéder à