M. LE DOCTEUR OLLIER
J'ai été appelé à la préfecture pour donner des soins au président Carnot.
On eut, à un moment donné, un semblant d’espoir, mais il était impossible de sauver la malheureuse victime.
Il décrit à son tour la blessure, démontre qu’il s’est produit une série de circonstances qui devait forcément amener la mort, que la plaie était mortelle par elle-même et n’a été précipitée par aucune prédisposition maladive qui aurait pu exercer sur les organes du président Carnot une influence fâcheuse.
Le docteur Ollier communique à MM. les jurés des dessins représentant le foie du président, avec l’indication des deux blessures qui prouvent qu’elles ont été faites soit par un coup porté en deux temps, soit que la seconde soit due à un mouvement de recul du président de la République, ou à un mouvement involontaire, soit même que cette seconde lésion soit due au mouvement de la voiture.
Caserio, sur question, déclare n’avoir rien à ajouter.
On introduit M. Henri Coutagne.
M. HENRI COUTAGNE
Médecin au rapport
Il fut appelé le soir du crime au poste de police où l’assassin devait être conduit, puis à la préfecture auprès de la victime.
CASERIO DEVANT LA COUR d’aSSISES DU RHONE
A ce moment, l'état du blessé était très grave. De nombreux docteurs l’entouraient.
Le lendemain, le témoin prit part à l’autopsie ; il décrit la plaie, le trajet de l’arme, les vaisseaux intéressés, notamment la double perforation de la veine porte qui prouve que le poignard a été enfoncé jusqu’à la garde.