‹ L'assassinatChapitre 2 sur 40 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

lin ôaion tf( €ampiTi(jnr.

22 JUIN 18i:).

M. DUMEURIER, M>'^ DUMEURIER, M. CANTOL, PRÊTRE, M'" AUZET. (Us jouent au boston. )

M. DUAlELRIER.

A VOUS à donner, monsieur Cantol.

ïf" AUZET.

Nous sommes au quatrième tour simple, et je n'ai pas eu un boston !

M. CANTOL.

Vous jouerez aux tours doubles.

C'est M. Cantol qui gagne tout. Moi , j'en

perds cent vingt déjà !.., près de deux sous : c'est comme ça tous les soirs.

M. DUMEURIER.

Allons, à toi à demander, ma femme.

m" DUMEURIER.

Moi je passe... Oh ! quel jeu !

M. CANTOt.

Vous passez tous... Huit levées.

m"^^' auzet.

Oh cà 1 quand M. Cantol donne , il a tous

les as.

M. CANTOL.

C'est la Providence qui mêles donne. Atout de 1 as.

m" DUiFEURIER.

Oh ! faites voir votre jeu; mettez sur table.

M. CANTOL.

Voilà dix levées forcées... J'abandonne un roi troisième.

Belle grâce !

M. CANTOL.

Le coup est 48.

m'" auzet.

Ce n'est pas à la préférence.

M. CANTOL.

Si fait ; il tournait picjue.

M"' AUZET.

Il tournait cœur.

M. CANTOL.

11 lonvndii pique; c'est si vrai, que j'ai dit : 11 iouvne piqice. M. Dumeurier s'en souvient.

M. DUMEURIER.

Je ne m'en souviens pas.

M"' AUZET.

Oh ! finissons vite ce jeu ; il y a de quoi prendre les vapeurs.

jr" DUMEURIER.

C'est bien la dernière fois que je joue; j'aime mieux dire le chapelet.

M. CA>TOr..

Ta's tours doiiblos coinmoncent. INc vous fâchez pas. iHadameDumoiirier; faites comme moi.

Ar" DUMEURIEn.

Quel front ! Eh bien ! voyez-vous ce front? Tous les jours il nous gagne notre argent , et ]>uis,..

.M. (.\NTOT..

J'ai perdu tous ces jours-ci.

M. DiiiEuniEr..

Allons, c'est bon, c'est bon. A vous à donner, ma belle-sœur ; il se fait tard... m"' dlmelrier.

On gratte au portail... Flore n'aboie pas ; c'est M. Cobard.

M. CAMOT..

Voyons, attention au jeu. Vous renoncez à cœur, et vous en avez.

M"' DUMEURIER.

Comment savez-vous que j'en ai?

— ùô *—

M'"' ALZJiT.

Kli! il voit ics caries; il est si grandi VA puis il s'alongo toujours.

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