‹ L'assaut: pièce en trois actesChapitre 19 sur 25 · Scène première · texte numérisé non relu

Scène première

RENEE, GEORGETTE

Renée est i demi étendue sur un canapé. Elle tienl à la Apri* UD loni silence.

GEORQBFrE. — Tn lis. Renée!

Renée. — Oni...

Qeobgbtte, — Non, tu ne lia pas! Tu n'as pas tourné une page depuis une demi-heure!

Renée. .^ — Laisse-moi, mon petit Moineau, je rêvasse... Je pense...

OsOBOETTE. — Ab! cette attente est plus mauvaise encore que tout le reste! <L'n liicnce.) Deux heures vingt... Ce n'est pas la peine de s'iu-.niitienter... Nous ne pouvons pas avoir de nouvelles avant une bonne heure et demie, (Un silence.) Tu ne veux pas descendre} On s'installerait au petit salon.

RE2IÉE. — Kous sommes ti'ès bien. Dans toutes les autres pièces, il fait un froid!...

Georqette. — C'est vrai, on pÈie dans cette maison! (Elle va tisonner le feu.) Dire qu'à trois cents mètres d'ici il se passe une chose... une chose terrible !.,. à laquelle nous pensons sans cesse depuis des jours et des jours «t que nous ne savons rien... absolument rien!... Mon Dieu! que c'est agaçant!... (Un

lempB.) Tu es calme, toi ! Tu as de la chance de pouvoir te dominer. Moi, mes nerfs!... (L'n isni|n.> Je l 'ennuie î

RENÉr, — Moineau, je voudrais le voir assise.

Georgette. — Oui, je vais te laisser tranquille...

Tiens, je vais dessiner! (Elle s'inslalle au bmeau, presque ivBfixbx elle se redresse.) Tu as entendu T

Renée. — QuoiT

Georgette. — Il me semble qu'on a refermé la porte d'enti-ée...

Renée. — Mais non ! Mais non !

Georgette. — Je f'as,sure! (Elle a gagné une fr.iêire.) Parfaitement, c'est quelqu'un! li y a un fiacre devant In maison. Qui peut venir à cette beure-cit

Renée, — Un journaliste, peut-être,

Georgette. ■ — .I^imais de la vie! Tons les journalistes sont au Pnliiif.... (t'n irmj>s.) J'ai envie d'aller

Rbnée. — Pas du tout ! Ne te monin ont des nouvelles. Josepli les...

pas! Si ce

Le Valet de chambre, à di-mi-voiv. — M. Fré-

Georgktte. — M, Fn'twauî

Le Valet de chambre. — 11 est là. (ii fait signe

que Frépeau est monté, qu'il attend =ur le palier.) Il demande s'il peut dire un mot à mademoiselle Qeor-

Georgette. — Renée?...

Renée. — Naturellement!

Georgette, à Joseph. — Oui! Oui!

Joseph introduit Frépeau.

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