‹ L'assaut: pièce en trois actesChapitre 9 sur 25 · Scène VII · texte numérisé non relu

Scène VII

RENEE, GEORGETTE

La scène demeure vide quelques secondes, puis la porte du vestibule 8*ouvre, et Georgette passe la tête.

Georgette. — Non, non, il n'y a plus personne!

Elle entre, suivie de Renée.

Renée. — Ils doivent se promener dans le jardin !

Georgette. — Je parie qu'il garde le père Frépeau à dîner!

Renée. — Oh! non!

Georgette. — Sûrement!... Et il est rasant, ce vieux bonhomme! Tu sais, le genre affectueux!... Flûte! Les autres qui vont descendre! Je ne pourrai même pas embrasser papa et lui dire que je suis contente, contente!...

Renée. — Moineau, vraiment, tu ne crains pas que ça lui déplaise?

Georgette. — Que tu m'aies tout raconté t

Renée. — Si vite!

Georgette. — Mon pauvre petit, tu connais bien mal papa! Tu l'aimes, mais tu ne le connais pas du tout! En ce moment, il n'a qu'une inquiétude; il se dit: (( Est-ce que ce mariage va faire plaisir à mes enfants? » Il est si bon!... Quand il saura que c'est oui...

Renée. — Mais à toi toute seule tu n'es pas « ses enfants »!

Georgette. — Oh ! mes frères sont des braves types, tu sais ! Je me charge d'eux. Seulement, donne-moi la semaine!... Tout d'abord, ils regimberont... Les hommes, c'est toujours un peu bête!

Renée. — Mais tu crois que...

Georgette. — Tais-toi!... Tu entends?... L'auto!

Renée. — L'auto...

Georgette. — L'auto de Frépeau!... Ho! ho!

Renée. — Ça y est! Il part. Quel bonheur!...

Georgette. — Tu parles! (Elle saisit par la taille

Renée et l'entraîne en chantant, sur un air de valse viennoise.)

Quel bonheur! quel bonheur!...

Renée. — Georgette, tu es assommante! Laissemoi! Tu me décoiffes... Je ne sais pas!

Méritai parait ù une des portes-fenêtres.

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