LA POLITIQUE DES PARTIS
Tels étaient les partis, leur force et leur attitude respectives lorsque la politique proprement dite, et ainsi très improprement nommée, envahit l'Assemblée; je veux dire, lorsque les partis opposés entrèrent en scène, non pas pour faire triompher leurs opinions particulières dans la confection des lois, mais pour restaurer les régimes du passé.
Déjà M. le comte de Chambord avait publié son programme politique. Il disait dans une lettre adressée à un ami (1) :
m Ce que je demande, vous le savez, c'est de travailler à la régénération du pays ; c'est de donner l'essor à toutes les aspirations légitimes; c'est, à la tête de toute la Maison de France, de présider à ses destinées en soumettant avec confiance les actes du gouvernement au sérieux contrôle de représentants librement élus... On dit que la monarchie traditionnelle est incompatible avec l'égalité de tous devant la loi. Répétez bien que je n'ignore pas à ce point les leçons de l'histoire et les conditions de la
(1) Lettre publiée dans le journal le Soir, 15 mai 1871.
PREMIÈRE SESSION Ul
vie des peuples... On dit que l'indépendance de la papauté m'est chère, et que je suis résolu à lui obtenir de sérieuses garanties. On dit vrai. La liberté de l'Église est la première condition de la paix des esprits et de l'ordre dans le monde. Protéger le Saint- Siège fut toujours l'honneur de notre patrie , et la cause la plus incontestable de sa grandeur parmi les nalions. Ce n'est qu'aux époques des plus grands malheurs que la France a abandonné ce glorieux patronage... Je ne suis point un parti, et je ne veux point revenir pour régner par un parti. Je n'ai ni injure à venger, ni ennemi à combattre, ni fortune à refaire, sauf celle de la France, et je puis choisir partout les ouvriers qui voudront loyalement s'associer à ce grand ouvrage... »
C'était un langage vraiment royal. Mais il s'adressait à un pays qui était alors en proie à toutes les passions suscitées par les derniers événements, en butte à des difficultés terribles, et la nation n'avait pas d'autre préoccupation, pour le moment, que d'en sortir. La voix du Roi se perdait dans ce grand désordre. 11 s'offrait à régner; mais le lien qui unissait autrefois les Français à la famille royale était depuis longtemps rompu ; et les intermédiaires attitrés du Roi n'avaient sur la nation aucun crédit. Depuis longtemps le parti légitimiste avait perdu tout contact avec les populations. Entre elles et lui s'élevaient désormais des préventions , que les partis intéressés à entretenir ce désaccord rendaient irrémédiables.
Les royalistes avaient eux-mêmes avivé ces préventions en se tenant à l'écart des affaires publiques et du mouvement social du siècle. Leurs adversaires
les avaient combattus, avec une loyauté douteuse, en faisant apparaître aux yeux des générations nouvelles, le spectre de l'Ancien Régime. Sous ce rapport les partisans de la monarchie dite constitutionnelle n'étaient pas sans reproche. C'est à celte œuvre que le gouvernement de Juillet s'était appliqué, et il ne manquait pas d'amis des princes d'Orléans qui travaillaient, même à cette heure où l'on parlait de fusion, à dépopulariser le Roi. On peut dire que, par là, les partisans de la monarchie ont souvent fait œuvre de démagogues. D'autre façon, le comte de Chambord fut souvent mal servi par ses fidèles. 11 en était parmi eux qui entretenaient par leurs manières les susceptibilités ombrageuses que lui, au contraire, s'efforçait de calmer.
Peut-être aussi y a-t-il quelque chose d'irrémédiable dans les dissentiments dont la cause profonde est la vanité, ce vice proprement français : vanité des deux côtés d'ailleurs; du côté de ceux qui sont arrogants, aussi bien que du côté de ceux qui s'en blessent. Les tristes effets de ces blessures d'amourpropre se sont perpétués tout le long du siècle écoulé, à chaque révolution nouvelle, qui abaissait et relevait alternativement les uns et les autres.
Mme de Rémusat dans ses lettres à son mari, préfet de Toulouse pendant les premières années de la Restauration, lui raconte chaque jour toutes les peines qu'elle a à adoucir ces plaies toujours vives. Après la Révolution de Juillet, le mal ne fit qu'empirer. Et à peine étions-nous échappés aux horreurs de l'année terrible; dès que, après les premiers temps passés, les familles se rejoignirent à Versailles, les salons
furent rouverts et les niaiseries mondaines reprirent leurs avantages. Il fut décidé dans les boudoirs qu'il élait de mauvais ton de se dire républicain, et ce genre d'anathème, sorti de la bouche des femmes surtout, est si puissant chez nous qu'il impressionnait des hommes qui, pourtant, n'étaient pas éloignés de penser que ce que nous avions de mieux à faire, c'était de fonder une République modérée.
Il fallut dès lors renoncer à cette sorle de camaraderie des camps, à ce bon garçonnismc, à ces façons courtoises et de bonne politesse française qui nous avaient rapprochés dans l'infortune. On put juger alors que la vanité et les rivalités de classes ajoutent un embarras de plus aux difficultés déjà grandes de fonder un régime politique libre dans une démocratie.
Mon impression dans ces temps-là, consignée sur un petit calepin que je retrouve après trente-trois ans écoulés, était que le royalisme de la plupart des membres de l'Assemblée nationale était plutôt de surface et affaire d'intérêt personnel que le fait d'un attachement sincère, et de ce lien féodal ou de loyalisme nécessaires à l'existence et à la durée de la Royauté. « Le royalisme est mort, écrivais-je en 1871 ; mais les avantages sociaux que l'on pourrait retirer de la monarchie tiennent au cœur. C'est un mélange de politique, de conventions sociales, de dédains de salon, et de prétentions honorifiques surannées qui survivent à la ruine des mœurs. » Mais j'ajoutais, sans doute pour compléter le tableau et atténuer la rigueur de mon jugement : « Le personnel républicain est, de sou côté, insupportable. » Pauvre petit calepin! je ne; le lui fais pas dire. Cette boutade
m'élait inspirée sans doute par une pensée qui, d'ailleurs, n'a rien perdu de sa valeur après trente ans écoulés.
Il est toujours agaçant de voir les républicains — ceux qui se disent seuls vrais et authentiques républicains — prétendre imposer leurs visées et leurs inventions constitutionnelles ou autres, créées de toute pièce, en vertu du droit de leur génie ou de celui des grands ancêtres de 93, ou en vertu des lumières supérieures qu'ils ont reçues d'on ne sait où. Les Français attachés à la famille vieille de près de quatorze siècles, j'entends la France, supportent mal ces airs de prophètes, et ces façons d'évangéliser et de régenter l'humanité en général,, et en particulier la nôtre.
Ge sentiment d'aversion est encore accru par la façon dont ces républicains mettent en pratique leur dogmatisme et leur ton d'oracle. Cela sent son fanatisme et l'esprit de domination. Les gens de tradition ont des visées plus simples. Ils ne songent qu'à mettre en œuvre, pour le bien public et pour l'amélioration incessante du sort commun, les éléments tociauz et politiques que les temps et les circonstances leur fournissent. Et c'est ainsi que la plupart des nouveaux venus, gens de bonne foi, pensèrent que la seule chose qu'il y eût à faire alors, était de fonder une République, comme le seul gouvernement auquel tous pourraient adhérer, parce qu'impersonnel ; et que tous pourraient servir, parce qu'il est, de son nom même, la chose publique. C'est cet idéal dont me parlait beaucoup plus tard, en 1893, S. S. le pape Léon XIII, dans une audience qu'il daigna m'accorder, lorsqu'il me disait :
« Une République chrétienne, ce serait un admirable régime! »
M. le comte de Chambord avait fait son manifeste. M. le duc d'Andiffret-Pasquier avait, en quelque sorte, fait celui des monarchistes du Centre droit, en indiquant la volonté de sortir du pacte de Bordeaux. Mais les amis des princes d'Orléans ne s'en tinrent pas là. Ils firent valoir leurs revendications renfermées, il est vrai, dans les limites constitutionnelles : premièrement, l'abrogation des lois d'exil; secondement, la validation des élections de M. le prince de Joinville et de M. le duc d'Àumale.
C'en était assez pour éveiller l'attention des fractions de la Gauche. Aussi, et comme une réponse anticipée à des prétentions supposées, elles résolurent d'accentuer davantage le régime provisoire de la République instituée à Bordeaux, et de fortifier le pouvoir présidentiel. Telle fut l'origine de la constitution dite constitution Rivet.
Dès ce moment, la lutte sourde qui agita pendant toute sa durée l'Assemblée nationale était commencée. Elle fut l'élément constant et réel des discussions dans les groupes, dans les réunions extraparlementaires, dans les salons, dans la presse. Étrangère en apparence à ces agitations des partis, l'Assemblée nationale continuait son œuvre de relèvement. Les. séances publiques et les réunions dans les bureaux étaient remplies par les délibérations les plus sérieuses et les plus sincères. De tous les côtés
de l'Assemblée, on y traitait les affaires générales du pays avec un zèle soutenu, souvent avec un grand éclat, et un souci réel du bien public. Ainsi, durant cette période, la vie de l'Assemblée nationale se mena en partie double : dans l'enceinte du palais, les affaires de l'État ; au dehors, les menées des partis.
Les princes d'Orléans s'étaient conduits comme de vrais fils de France pendant la guerre. Leur altitude, pendant leur long exil, avait été parfaitement digne. Le duc d'Aumale s'était fait connaître par des publications témoignant à la fois de son talent d'écrivain, de ses hautes capacités militaires et de son ardent patriotisme. La provocation adressée, vainement d'ailleurs, au prince Jérôme Bonaparte avait mis comme un pompon à sa popularité.
Cette famille de princes était belle; elle avait montré en Afrique et sur les mers les brillantes qualités que la France aime. Et toutefois, auprès de beaucoup de membres du parti royaliste, et même des autres partis, ils portaient encore la peine de fautes qui ne leur étaient pas personnelles. Soit pour cette raison, soit pour toute autre, il y avait comme un air d'embarras dans leur attitude. Dans l'Assemblée, il est vrai, sous l'empire d'institutions cgalitaires qu'ils respectaient, avec quelque affectation semblait-il, en fils de la Révolution, la nuance n'était pas aisée à garder, entre la hauteur de leur rang de princes, et les habitudes entre collègues, un peu relâchées et familières, habitudes que crée la vie commune, dans
les assemblées politiques. Pour tout dire, je trouvais qu'ils n'avaient pas l'air assez princes. Mais ce n'était pas le lieu.
M. le duc d'Aumale, qui faisait bonne figure partout, avait dès le début pris l'attitude du ralliement. Il disait dans sa profession de foi adressée, le l w février 1871, aux électeurs; français :
« Sur la question constitutionnelle, je m'expliquerai avec une complète sincérité.
«Quand je considère la situation de la France, son histoire, ses traditions, les événements des dernières années, je reste frappé des avantages que présente la monarchie constitutionnelle; je crois qu'elle peut répondre aux légitimes aspirations d'une société démocratique, et garantir, avec l'ordre et la sécurité, tous les progrès, toutes les libertés. C'est avec un mélange de fierté filiale et de patriotique douleur que je compare la France en son état actuel à ce qu'elle était sous le règne de mon père.
« Cette opinion, j'ai le droit de l'avoir comme homme, et je crois avoir aujourd'hui le devoir de l'exprimer comme citoyen; mais je n'y mêle aucun esprit de parti, aucune tendance exclusive.
« Dans mes sentiments, dans mon passé, dans les traditions de ma famille, je ne- trouve rien qui me sépare de la République.
« Si c'est sous cette forme que la France veut librement et définitivement constituer son gouvernement, je suis prêt à m'incliner devant sa souveraineté, et je resterai son dévoué serviteur. Monarchie constitutionnelle ou République libérale, c'est par la probité politique, la patience, l'esprit de concorde,
l'abnégation, que Ton peut sauver, reconstituer, régénérer la France. Ce sont les sentiments qui m'animent.
« H. d'Orléans, duc d'Aumale.
• 1" février 1871. -
Ce programme politique était loyal. Mais, par lui, M. le duc d'Aumale renonçait éventuellement à sa qualité de prince d'une famille régnante dans le cas où la République serait définitivement établie.
A ce moment précis, toute la Droite était en feu pour hâter la solution désirée. Mgr le comte de Paris se trouvait à Versailles. Un soir, M. Thiers donna un dîner, suivi d'une réception exceptionnellement brillante, en l'honneur des princes. Mgr le comte de Paris fut très entouré : il était affable, avenant même. M. le duc Decazes me présenta à lui, et il se montra très aimable. 11 était de bonne grâce et désireux de plaire. Quel était le but de cette réunion qui tournait à la manifestation? Je ne sais. Il n'y avait sûrement nul accord concerté entre les maîtres de la maison, les princes, les orléanistes de marque et les représentants de la légitimité qui se trouvèrent là moins comme clients que comme témoins.
Un document publié par M. de Meaux (1) jette une pleine lumière sur les négociations suivies à ce sujet par les membres de l'Assemblée. J'ajoute que
(1) Le Correspondant, n° du 25 septembre 1902.
ce document est la justification éclatante du parti que mes amis et moi nous avions pris de fonder la République, car il fait ressortir invinciblement l'impossibilité où Ton se trouvait alors de restaurer la monarchie.
Le parti royaliste proprement dit avait délégué trois de ses membres des plus qualifiés pour obtenir l'adhésion aux projets de fusion de la part des princes d'Orléans. C'étaient MM. le comte de Maillé, le vicomte de Meaux et M. de Cumont. Les délégués se rendirent à Dreux, où se trouvaient le prince de Joinville et le duc d'Aumale. Les princes ne manifestèrent pas un grand empressement; mais ils déclarèrent qu'ils ne seraient pas un* obstacle à l'accomplissement du désir du comte de Paris. Ce dernier avait exprimé la volonté de se rendre auprès de M. le comte de Chambord, donnant à cette démarche la signification d'une reconnaissance du droit d'aînesse du Roi.
M. le comte de Maillé a dressé de cette entrevue un procès-verbal que M. de Meaux a eu entre les mains, et dont il a publié les principaux passages. En voici un qui met en pleine lumière la situation respective du parti orléaniste et du parti légitimiste. 11 montre aussi les causes profondes de division qui les séparaient, à cette époque-là, l'un de l'autre et qui travaillaient encore, du mal révolutionnaire, la société française, o Les d'Orléans, dit le duc, à proprement parler, n'ont pas de parti... mais ils correspondent à un certain état d'esprit, à certains préjugés, si vous voulez, du peuple français, à son goût pour la monarchie sans prêtres ni nobles. Ce qui
vous importe, c'est de rallier à vous et à votre prince la portion de la nation française que nous représentons; nous n'y mettrons quanta nous aucun empêchement. »
Ces paroles du prince trahissaient pour la fusion un goût modéré. Le plus grand nombre des orléanistes adhérait à la fusion, parce qu'elle favoriserait le rétablissement de la monarchie; mais ils y apportaient les mêmes restrictions mentales. Us avaient du goût pour un trône pourvu qu'il fût bien à eux, et pas trop fleurdelisé.. Quant à la fusion, ils considéraient qu'elle était nécessaire; mais ils comptaient en atténuer les conséquences dans la pratique du pouvoir. La branche aînée servirait de pont à la branche cadette, et le Roi aurait le sort du dernier des Mérovingiens
Tels n'étaient pas, je le crois, les sentiments du comte de Paris, qui avait une autre compréhension des conditions de l'ordre social à rétablir dans le pays. Il avait exprimé par lettre le désir d'être reçu par M. le comte de Ghambord. Ce dernier avait fait une réponse sous forme de note à la troisième personne, a M. le comte de Ghambord sera très heureux de recevoir M. le comte de Paris. Mais auparavant, il a, en France, un acte à accomplir qui ne changera rien — il en est persuadé — aux bonnes dispositions de ses cousins, mais qu'il juge plus loyal de publier avant leur visite. »
Tout le monde comprit que la restriction insérée dans cette note était relative au drapeau. Grand émoi parmi tous les royalistes, qui voyaient leurs projets à vau l'eau. 11 fut résolu que trois ambassadeurs
choisis parmi tes hommes les plus attachés à la maison de Bourbon se rendraient à Ghambord, où se trouvait le Roi. C'étaient MM. le duc deLaRochcfoucauld-Bisaccia, le comte de Gontaut-Biron et le comte de Maillé. Ils y allèrent, accompagnés de Mgr Dupanloup, dont la parole, pensait-on, aurait quelque autorité. M. le comte de Maillé avait également tenu note de cette entrevue, dont voici les principaux points importants :
Les ambassadeurs. — a Le maintien du drapeau tricolore est une nécessité absolue; et si Monseigneur renonce à lui, il faut qu'il renonce à la couronne de France. C'est une vérité dure à lui dire; et si nous eu avons été chargés, c'est que nos parents étaient les amis de votre grand-père. Nos collègues ont pensé qu'en invoquant ce souvenir vous jugeriez qu'il faut une conviction bien profonde pour que ce soit nous qui l'exprimions devant vous. La couronne de France est à ce prix.
Monseigneur. — « Je ne puis revenir en France qu'avec mon principe et mon drapeau. Je sais qu'avec le drapeau tricolore, je ne suis plus moimême, et que je ne puis rendre au pays les services qu'il attend de moi, étant le représentant de Tordre et de la liberté... Je ne veux pas que mes cousins aient à me reprocher de ne pas les avoir instruits avant de me voir...
Les ambassadeurs. — a Quelle cruelle destinée! Quand nous avons travaillé heureusement pendant quatre mois à faire la fusion, qui est notre rêve depuis vingt ans, que ce soit par vous, qui l'avez toujours désirée, qu'elle vienne à manquer !
Monseigneur. — a J'ai beaucoup réfléchi ; j'y ai beaucoup pensé. C'est une question d'honneur et de conscience politique pour moi. Je ne puis rien dire déplus. Séparons-nous; nous serons toujours amis. »
M. de Maillé ajoute : «A peine rentrés à Versailles, le manifeste paraissait dans le journal H Univers. A sa lecture... la douleur parmi nous fut immense... »
Le comte de Chambord écrivait c « Je suis le passé, je suis le droit monarchique sans transaction. Je ne dois subir aucune transaction ni pour mon drapeau, ni pour mon principe. Mon drapeau, c'est le drapeau blanc; je l'ai reçu, comme un dépôt sacré, du vieux roi mon aïeul, mort en exil. Il a flotté sur mon berceau, je veux qu'il ombrage ma tombe...»
Cette manifestation formelle du prince coupa court, pour le moment du moins, aux projets de fusion ; et les questions engagées reprirent leur place dans les préoccupations de l'Assemblée.
C'est à cette occasion que M. Thiers dit devant moi : « Ce fait peut fonder définitivement la République. Une partie des légitimistes y viendront, si l'on s'y prend bien. » Les orléanistes purs, au contraire, crurent que la restauration de Louis-Philippe II était faite, et que le comte de Chambord était... perdu... J'entendis un autre mot sortir de la bouche de l'un d'entre eux.