CHAPITRE PREMIER
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La chute de M. Thiers était apparue aux yeux des témoins du temps comme un cataclysme. Il semblait que tout allait élre changé ou, pour mieux exprimer l'état de l'esprit public, bouleversé, tant on était conTaîncu que l'acte accompli par la majo' rite de l'Assemblée nationale n'était que le prélude de grands événements préparés par cette majorité, II. 1
s L'ASSEHBLÉB NATIONALE
et notamment du rétablÎBaemeat de la Monarchie. On s'aperçut, au contraire, dès le lendemain, que les conjurés n'avaient rien préparé, ou qu'ils étaient impuissants à réaliser leurs espérances. Il en résultait un état constitutionnel bizarre. L'Assemblée nationale restait souveraine, et elle continuait d'appliquer une semi-constitution créée en septembre 1871 pour M. Thiers, et en vue de sa personnalité. Sans le dire, on installa le Marécbal de Afac-Mabon dans cette même Constitution; et, dès le lendemain du 24 mai, la proclamation suivante fut afficbée sur les murs de Paris.