‹ L'Assemblée nationale de 1871Chapitre 25 sur 53 · LES TENTATIVES DE RBSTADRATION S · texte numérisé non relu

LES TENTATIVES DE RBSTADRATION S

la douleur des royalistes leur n dévoila ses impuissauts et secrets efforts pour faire revenir son mattre sur te parti où doms l'accusious (lui, M. de la Farté) de l'avoir poussé, ses instances pour nous obtenir audience, pour préparer bon accueil aux princes d'Orléans, enfin pour écarter le fatal manifeste (1). 11 en attribuait l'inspiration à une sorte de mysticisme, derrière lequel se cachait l'effroi de la tâche. Il contait que durant les jours qui avaient précédé cet éclat, lu lettre de 1S7I, le comte de Ghambord passait de longues heures à l'église et en méditations solitaires. . . Le marquis de la Ferté, après lui avoir donné sa vie, n'en attendait plus rien pour la France. L'honneur lui défendait de s'engager ailleurs; mais il ne semblait pas loin de penser qu'à notre place, responsables comme nous l'étions du sort de la patrie, il aurait considéré le comte de Ghambord comme ayant abdiqué, et chercherait une autre tête pour porter la couronne » .

Ce coin du voile levé découvre bien des mystères de conscience. Il devrait incliner certaines gens à une appréciation plus juste qu'on ne l'a eue dans le camp royaliste, de la conduite tenue par beaucoup d'hommes qui, se sentant, eux aussi, responsables du sort de la patrie, ont pensé que dans le désarroi de 1871, le devoirde tous lesFrançaisétaitde fonder ua régime politique pouvant, sans abdication pour personne, être adopté et servi par tout le monde.

Le mystère planant sur la pensée du comte de Ghambord m'a rappelé ce que me dit un jour M. le

(1) 11 a'agit ici du manifetU d« 1871.

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