LES TZNTATITES DR RESTAURATION
rantes, et la République, qu'ils ont foodée, eu a fait des parias et des suspects. Ils ont redouté le drapeau blanc et, de leurs mains gantées, ils ont tissé le drapeau rou5e. Ils se crurent très politiques et ils entassèrent fautes sur fautes, erreurs sur erreurs.
I Ils se trompèrent sur Thiers, dont ils avaient cra faire leur instrument, et qui les joua. Ils se trompèrent sur le comte de Cbambord, qu'ils voulaient pousser non pas seulement jusqu'aux concessions qu'il acceptait, mais jusqu'à la soumission qu'ils exigeaient, et qui leur opposa un refus péremptoire. Ils se trompèrent sur Mac-Mahon, qui devait, selon leurs vues, garder son poste, envers et contre tous, et qui l'abandonna.
« Ils ont essayé, par des combinaisons parlementaires, d'arrêter le courant radical, et il a tout emporlé, sans être même ralenti.
a Ils ont cru au succès de la tentative du 16 mai, et elle s'est terminée dans un \amenla,bïe fiasco.
n Us aimaient à se dire les habiles, et les événements montrent qu'il y eut chez eux inintelligence absolue des nécessités politiques et du sentiment public et complète imprévoyance du plus prochain avenir. ■
Le comte de Cbambord eut sans doute des hésitations entre les sollicitations pressantes de ses partisans les plus âdèles, ses propres aspirations bien léf[itimes, ses devoirs de Roi et de Français; maïs ce fut sa conscience seule qui lui dicta ses résolutions dernières, lesquelles étaient après tout conformes aux vraies raisons politiques qui ont dicté sa conduite. Et d'ailleurs, même apr^ sa lettre du
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27 octobre, il n'arait pas perdu toute espérance. Ou le verra bientôt.
Si l'on veut avoir une opinion définitive sur cette afeire de Restauration, il n'est pas inutile de rechercher ce qu'aurait fait l'Assemblée nationale, dans le cas où la question aurait été posée, de savoir si on rappellerait le roi de France pour le rétablir sur le trône. Il y a toujours quelque chose d'étrange, pour les hommes même de notre temps, mais nourris dans la tradition, dans cette mise aux voix, comme auz enchères, du relèvement d'un trône. Ce n'est pas plus étrange pourtant que la réponse de ce noble, à qui Philippe-Auguste demandait : qui t'a fait comte? et qui lui répondait : qui l'a fait Roi?
Il est difficile de se rendre compte de ce qu'eût fait l'Assemblée (1).
Il y a toujours une part d'imprévu dans ces sortes de choses : el on eut bien garde de rappeler que, parmi les moyens dont usa Henri IV, pour se rendre maître de Paris, il en avait employé de sonnants et trébuchants qui lui assurèrent les bonnes volontés
(1) Le» divert groupea de la Gauchi: avaieat éiuU à ce lujet dei déclarationa publiques : et voici celle du Centre Gauche.
■ Le Cenlre Gauche reile udî daoa la coDriclion que la République comervatrice en la plus *ûre garantie de l'ordre coume de la liberté, et que la BetlauratioD monarchique dont il eit queilion ne lerait pour la France qu'une cauie de nouvelle* révolulioni. > Mail ce* (ortet de déclaration! ginéralea et anon^rmei laiHent loujourt ila doute lur Ici réiolationi particulièr«i det Diembre* iioli* du groupe.