‹ L'Assemblée nationale de 1871Chapitre 38 sur 53 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

ON MINISTÈBE d'ATTENTE

Lorsqu'à distance, on remue ces souvenirs, comme on ferait un voyage de retour dans un pays que les ouragans ont bouleversé et semé de feuilles mortes, on s'étonne de la vivacité et de la sincérité des passions, au moins à fleur de peau, qui agitaient tout ce monde de Versailles, Gauche et Droite, salons, cercles et Assemblée. Les passions étaient sincères et pourtant sans causes. Elles étaient le produit de désaccorde sans fin et universels, nés de nos révolutions antérieures, de sentiments provoqués par des raisons de vanité, bien plus que par des opinions divergentes sur les affaires publiques.

A la suite des terribles secousses de la guerre étrangère et de la guerre civile, la très grande généralité de la nation s'était éprise de l'idée offerte par M. Thiers, d'un régime politique qui n'eût exclu personne. De là une propension assez générale vers la République, qui a l'avantage de satisfaire la passion égalitaire, seule passion vraiment politique, lemblet-il, de notre pays. Et cette opinion se fortifiait du fait même de la résistance qu'elle rencontrait chez les représentants des Régimes déchus. On soupçonnait.

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chez eux, Varrière-pensée de vouloir ramener la nalion à je ne sais quel Ancien Régime, qui ne pouvait exister que dans les imaginations des Joseph Prudhomme de ce temps-là; et ce soupçon ridicule, en divisant et en ruinant l'une par l'autre les vraies Ibrces sociales du pays, l'ont livré à son ennemi véritable, la démagogie maçonnique, qui, d'ailleurs, a déployé, dans son œuvre politique, une merveilleuse el machiavélique habileté.

Lorsque les partis de Droite opposaient à la République conservatrice une autre conception politique, sans figure, sous le vocable Septennat, ils n'offraient au pays, qui a besoin de sécurité, aucune solution qui pût te satisfaire. En vain s'élaient-ils intitulés l'Ordre moral. Ce litre, qui rappelait vaguement l'ancien mode de vivre sous les Régimes politiques antérieurs, ne pouvait suppléer aux réformes qu'il eût été nécessaire d'opérer dans la nation, soit au point de vue social, soit au point de vue politique.

Sous ce rapport, d'ailleurs, la République dite conservatrice n'était pas en meilleure posture. La querelle instituée sur l'étiquette gouvernementale disait perdre de vue à tout le monde le Fond des choses. Et le fond des choses, c'était un état social malade, très entamé, presque gangrené, et dont le mal datait de loin.

La société française était minée depuis un siècle par des doctrines philosophiques que des esprits éminents de l'Université et de l'Institut avaient fait prévaloir, avec le succès qu'obtiennent toujours chez nous l'engouement de la mode et cette suffisance du mattre qui parle de haut, avec la conscience de sa

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supériorité. Elle était ravagée en dessous par des moeurs nourelles, créées à lafaveurd'un développemeDtinouîd'ÎDTentions et de richesses qui mettaient en honneur un goût effréné de luxe et de plaisirs exotiques. Et surtout, tandis qu'elle était atteinte dans sa constitution native, elle était travaillée souterrainement par la Franc-Maçonnerie, qui s'attachait à détruire jusqu'à sa nationalité.

Mais, eu 1874, à l'heure où nous sommes, personne, dans l'Assemblée nationale, ne connaissait ce mal secret, qui déjà rongeait ta société française.

C'est à peine si quelques disciples de Donald, de Joseph de Maistre, ou de Le Play, sans autorité dans l'Assemblée nationale, soupçonnaient que les doctrines de l'ordre moral seraient insufBsantes à guérir des maux d'ailleurs ignorés, et qu'il y fallait d'autres remèdes que le rétablissement d'un trône, sur des bases qui semblaient peu solides.

Le Gouvernement voulut, à toute force, sortir de l'imbroglio créé par ces interprétations diverses données au Septennat par tous les partis. On résolut de hftter le travail de la Commission des Trente, chargée de préparer les lois constitutionnelles. M, de Broglie se rendit auprès de cette commission; il lui fît connaître ses idées sur la composition et sur les pouvoirs d'une seconde Chambre. On aperçoit déjà, par la priorité que le duc donnait à l'étude de cette question, la tactique à l'aide de laquelle ses amis et

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lui-même, ud peu plus tard, tentèrent d'éoarter le calice de la constitution républicaine. Par là aussi se trahissait une des parties faibles du caractère du ducde Broglie. Sa droiture naturelle était un tant soit peu faussée par le roacbiavélisme parlemenlaire qu'il ne répudiait pas assez. II semble aussi, à le juger par set actes, qu'il y avait en lui une indécision, qui a mauvais air aux yeux des gens malveillants.

Dans le moment présent, il avait eu la préoccupation dominante de feire prévaloir sa théorie constitutionnelle du Septennat, et d'écarler les interprétations que lui donnaient les diverses fractions du parti monarcbîste. 11 fut alors aussi afBrmetif et aussi résolu qu'eût pu l'être le républicain le plus ferme. Il perdait, par là même, l'appui qu'il avait trouvé jusqu'alors dans la Droite de l'Assemblée. On ne tarda pas à s'en apercevoir.

L'Assemblée nationale, après une vacance assez longue, s'était réunie de nouveau à Versailles le IS mai. Elle ouvrait une nouvelle période d'activité qu'elle ne devait remplir que par une agitation vaine, attestant à la fols l'impuissance des partis, et l'impossibilité de piétiner indéfiniment sur place.

Dès le premier jour, la bataille fut engagée; et il semblait que tout le monde avait hôte d'en venir aux mains. En réalité, tous redoutaient une solution, en songeant que celle qui serait adoptée pourrait ne pas leur convenir. Ge Eut sur la question de priorité déjà

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posée par le duc de Broglie que s'engagea le débat. On verra plus tard que cette question de priorité tenait au coeur des monarchistes libéraux : ils pensaient que, s'ils devaient subir la République, il leur fallait du moins être assurés que le régime constitutionnel ne fonctionnerait qu'avec deux Chambres; et ils entendaient, en votant d'abord qu'il y aurait un Sénat, obtenir au préalable cette garantie. Le Président du Conseil demanda donc que le débat sur les lois constitutionnelles commençât par la loi électorale. La majorité de l'Assemblée trouva là un prétexte pour échapper à la nécessité de voter une Constitution. On ne saurait en effet imaginer une autre raison, pour justifier le refus opposé à la demande de M. le duc de Broglie.

Le ministère fut mis en minorité; et il donna sa démission suivant le rite parlementaire, qui semble avoir été inventé pour la ruine du Régime lui-même, en démontrant son impuissance gouvernementale. C'était, au bout d'un an, la cassure entre les coahsés du 24 mai. Le Journal de Paris, organe du Centre Droit et de la Droite modérée, dans son numéro du 18 mai, disait : ■ La majorité du 24 mai est morlc. Elle a été tuée par les Bonapartistes et les Chevaulégers. Nous sommes libres, complètement libres, a 11 aurait pu dire qu'elle était morte par l'impossibilité de vivre ; et c'était cela qu'il aurait fallu prévoir avant de la former.

Au fond, la ligue constituée par le Centre droit avec les royalistes purs avait été une alliance d'occasion, dont chacune des deux fractions espérait tirer parti pour ses vues particulières. Les membres du Centre

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droit, dont le* coavictïons royalistes n'allaient guère au delà des formes extérieures, avenantes, avantageuses aussi, pour les personnes, d'un Régime monarchiste, crurent trouver une bonne occasion de se dégager d'une alliance avec ta Droite royaliste, qui leur paraissait comprometlanle, et qui, en réalité, ne leur convenait guère. Ils songèrent à un rapprochement avec le Centre gauche, pour lequel ils ïc sentaient certaines affinités, soit d'opinions, soit méroe de relations personnelles.

M. le duc d'Audiffret-Pasquier, dont les tendances allaient précisément de ce côté, s'y employa ainsi que M. de Goulard, qui avait été ministre de M. Thiers. H. Dufaure s'y prétait également. On avait ainsi, à grand'peine, imaginé une combinaison ministérielle dans laquelle seraient entrés des membres du Centre Gauche, tels que MM. Waddington et Cézanne, côte à côte avec des membres de la Droite modérée, tels que MM. de Cumont et Tailhaud. Mais au dernier moment, ces derniers se retirèrent.

Les efforts tentés pour créer des rapprochements, sans grande sincérité d'ailleurs, furentdonc vains : et de guerre lasse, M. le Maréchal constitua un cabinet d'affaires ainsi composé :

MM. de Cissey, ministre de la guerre et président du conseil.

De Fourtou, ministre de l'intérieur;

Magne, ministre des finances;

Tailhaud, ministre de la justice et cultes;

Duc Decazes, ministre des affaires étrangères;

Amiral de Montaîgnac, ministre de la marine;

De Cumont, ministre de l'instruction publique;

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Grivart, ministre d'agriculture et commerce ;

Gatllaux, ministre des travaux publics;

Cette composition du ministère n'avait d'autre signification que celle de l'impatience bien concevable du Maréchal, à la suite de ces négociations vaincs, qui semblent faire le fond de la politique parlementaire. Il avait pris un soldat comme chef de gouvernement, ainsi qu'on donne une consigne à un peloton de garde. Mais, de fait, les interminables parlottes continuaient dans les réunions de groupes, on s'ingéniait à trouver des formules, telles que celles-ci du Centre gauche : » Le Maréchal de Mac-Mahon sera, non pas le président d'une République de sept ans, mais pour sept ans le Président de la République ! ■ Les membres du Centre droit avaient rompu en visière avec le parli légitimiste de l'Assemblée; et dans ce désarroi des coalisés du 24 mai, la politique constante du Centre Gauche demeurant la même, au milieu des fluctuations des partis, ressortait de plus en plus marquée au coin de la raison et des réalités pratiques. Tellement que l'aveu en échappait à l'organe attitré du parti orléaniste, le Journal de Paris, qui, le 6 juin 1874, écrivait : « SI l'on mettait aux voix dans l'Assemblée la République et la Monarchie, nous sommes persuadés que la première l'emporterait. * Et le journal ajoutait que ■ une République qui aurait duré sept ans sans troubles, sans agitations, sans revendications bruyantes contre la propriété et le capital, aurait bien des chances de durer éternellement, quoique n'ayant été instituée tout d'abord que pour sept ans. »

Toute cette période fut remplie par les proposi-

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tioas et contre -propositions des partis, et surtout du Centre Droit et du Centre Gauche qui menaient la politique de l'Assemblée. Le Maréchal, comme une sentinelle fidèle, affirmait son pouvoir, à terme il est vrai, mais défini; et il s'appuyait sur son épée. C'est ainsi qu'à la suite d'une revue de la garnison de Paris, il crut nécessaire de faire une proclamation d'un caractère essentiellement politique. u Soldats, disait-il, l'Assemblée nationale, en me confiant pour sept ans le Pouvoir exécutif, a placé entre mes mains, pour cette période, le dépôt de l'ordre et de la paix publique. Cette partie de la mission qui m'a été imposée vous appartient également. Nous la remplirons ensemble jusqu'au bout, en maintenant partout l'autorité de la loi et le respect qui lui est dû B .

Ces manifestations officielles et des partis et du gouvernement lui-même, étaient comme un aveu arraché par la nécessité et par la force des choses. Une lettre publiée dans le Journal des Débats, par M. le comte de Montalivet (27 juin), vînt donner à cette opinion un appoint considérable. M. de Montalivet était un des hommes qui avaient été le plus attaches et de plus près à la dynastie de Juillet. 11 disait : « Douloureusement désillusionné par les manifestes royaux de 1871 si contraires à l'établissement d'une monarchie véritablement constitutionnelle et iiu droit de la France de disposer d'ellemême, j'ai pensé comme vous — c'était à M. Casimir- Perier qu'il écrivait — dès ce jour, que le salut de la France exigeait impérieusement l'acceptation loyale de la République, devenue le seul gouverne-

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meot libéral possible. Il dépen<jdu groupe libéral et conservateur qui siège au Centre Droit de faire cette République sage et conservatrice, à la condition qu'il ail lui-même assez de sagesse pour y concourir sans arrière-pensée. Dieu veuille lui inspirer cette salutaire résolution, après le vote de la proposition à laquelle vous avez eu l'honneur d'attacber votre nom... <i II s'agissait de la proposition de loi tendant à la constitution du gouveraement du Septennat, et qui était ainsi formulée :

c La commission des lois constitutionnelles prendra pour base de ses travaux sur l'organisation et la transmission des pouvoirs publics : 1" l'article 1" du projet de loi déposé le 19 juin 1873 ainsi conçu : « Le Gouvernement de la République française se compose de deux Chambres et d'un Président, chef du Pouvoir exécutif... B

Cette proposition fut repoussée par la Commission des Trente. Rien, d'ailleurs, ne peut donner l'idée de la confusion qui régnait parmi les groupes de l'Assemblée et dans les milieux politiques tout agités, à cette époque, de la Ëèvre générale. M. le comte de Chambord, soUicité sans doute par ses 6dèles les plus proches, crut devoir adresser à la nation un manifeste destiné à entraver l'établissement du Septennal.

■ Français, disait-il, vous avez demandé le salut de notre patrie à des solutions temporaires; et vous semblez à la veille de vous jeter dans de nouveaux hasards. ■ Puis il faisait connaître de nouveau son programme des pouvoirs réparateurs et forts. Et il terminait par cette adjuration :

■ Fhançais,

uJesuisprëtaujourd'hui^jerétaishier. LaMaisoa de France est sincèrement, loyalement réconciliée. Ralliez-vous, confiants, derrière elle.

■ Trêve à dos divisions, pour ne songer qu'aux maus de la Patrie. N'a-t-elle pas assez souEFerl? N'est-il pas temps de lui rendre, avec sa royauté séculaire, la prospérité, la sécurité, la dignité, la grandeur, et tout le cortège des libertés fécondes que vous n'obtiendrez jamais sans elle?

u L'œuvre est laborieuse, mais Dieu nous aidant, nous pourrons l'accomplir. Que chacun, dans sa conscience, pèse les responsabilités du présent, et songe aux sévérités de l'histoire.

a Henri, n «2 juillet 1874. .

Cet appel touchant du Roi ne Fut point entendu de ceux-là mêmes au nom de qui M. de Castellane avait dit : « Nous sommes convaincus que le maréchal de Mac-Mahon ne laissera jamais attendre le Roi de France à la porte du Septennat. » Non seulement les ministres du Maréi:hal qui, pourtant, appartenaient tous aux partis monarchistes, le laissèrent attendre; mais ils le repoussèrent d'un geste violent, en suspendant pour quinze jours le journal l'Union qui avait pubHé la lettre. Cet acte ministériel donna lieu à une interpellation, à laquelle prirent part' toutes les fractions de l'Assemblée, animées par les

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paESÏons qui l'agitaient dans des sens divers. Le miDistère fut même un instant démissionnaire. Mais tout se termina par un message du Maréchal, qui réclamait l'organisation des Pouvoirs publics. C'était le Quos ego de ce temps-là.

Toutes les parties de l'opposition s'étaient donné carrière, et on n'avait pas manqué de reproduire la proposition d'une dissolution qui apparaissait comme le terme le plus logique d'une situation devenue inextricable. L'imbroglio prit Rn par Tannoncc qui fut faite du dépôt prochain d'un rapport, qui serait présenté par M. de Ventuvon, sur les lois constitutionnelles.

Au fond, une force des choses aveugle et toutepuissante acheminait l'Assemblée à une solution hybride; et, au fait, cette solution hybride correspondait à l'étal réel des esprits. Les partisans d'une monarchie ne s'entendaient pas entre eux sur les conditions de la monarchie : le plus grand nombre, parmi eux, était pénétré de l'esprit semi-libéral, «emirévolulionnaire qui devait rendre pour longtemps encore impossible la restauration d'un état social replacé sur ses vraies bases. D'un autre côlé, le parti républicain n'acceptait l'idée d'une République Centre Gauche, que comme un procédé d'attente, destiné à familiariser le pays avec l'idée d'une République, et à préparer l'étublissement de ce qui devait être la vraie République, jacobine et sectaire, unique et véritable objet de ses vœux. Les Bonapartistes altendaientdu temps l'oubli des désastres, et un retour vers l'EmpIrequI avait eu tantde séductions de bien-être et de prospérité matérielle, manifestées par un état

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social à la fois grossier et brillant. Les Centre-Gauchers se méprenaient sur l'étalde la moralité publique générale, et sur l'avancement et la solidité des opinions et des vertus civiques correspondantes, qui auraient pu servir de points d'appui solides à une République libérale et, comme ils le disaient, Atbénienne.

C'est que la France n'était pas encore arrivée au bout des expériences que la Révolution l'avait condamnée à foire, ni des épreuves par lesquelles elle devait passer. Il lui faudrait toucher le fond avant qu'elle prenne son parti des réparations nécessaires dans l'ordre moral et dans son état social. C'est A ce prix seulement qu'elle pourra fonder sur des bases solides un régime politique conforme à la fois à ses traditions, et ft l'état social nouveau créé par la Révolution. Tout le monde se plaignait du provisoire. Et le provisoire seul était possible, parce que personne n'était prêt à en sortir, pour entrer dans l'ordre de choses nouveau qui sera celui d'une France Iraditionnelle à la fois et renouvelée.

Les délibérations passionnées alors, et qui aujourd'hui paraissent sans objet, les changements de ministres tels que le remplacement de MM. de Fourtou et Magne par M. le général de Chabaud-Latour et Mathieu Bodet ; les irrésolutions de l'Assemblée au sujet des lois constitutionnelles ; tout cela parait à distance comme les remous d'une mer agitée dont, après un long temps, les flots viennent expirer sur le sable. La proposition de M. Casimir-Perier, la motion de M. Léon de Malteviile en faveur de la dissolution, rejetée par 374 suffrages contre 333 ; les motions du

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GouTeraement ou de la Droite qui demandait que toute discussion d'ordre constitutionnel fiit reportée à une autre session... Toute cette vaine agitation aboutit à un ajournement, sous la forme de vacances, que l'Assemblée s'attribua à partir du 31 juillet jusqu'au 30 novembre.

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