‹ L'Assemblée nationale de 1871Chapitre 45 sur 53 · II · texte numérisé non relu

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séance du 13 septembre, sur le rapport du F.'. Desmons, fut votée la suppression de la formule : A .'. La .', Gloire .-. Du ■. Grand .■- Archi- .■.

tecte .-. De .-. L'Univers .-.

Bullelindu fr.-. O.-. 1877, p. 237 suivants (1).

Ces réceptions de Littré et de J. Ferry, ces cérémonies, ces comptes rendus passèrent alors inaperçus. Toutefois, j'avais été frappé de l'importance tapageuse qui leur fut donnée dans un certain milieu. Mais l'esprit public était ailleurs. Nous étions tous hypnotisés par la nécessité urgente d'aboutir à une Constitution politique. Nous étions loin de soupçonner les réalités pratiques que cacbaient ces cérémonies de surface, qui avaient un caractère plutôt ridicule : nous ne pressentions même pas les desseins qui devaient un peu plus tard s'affirmer et se poursuivre sous le vocable : République. Les événements qui ont suivi, et qui s'achèvent en ce moment même, révèlent l'importance de ce qui fut considéré à peine comme un incident insignifiant. Cet incident n'était rien moins que le point de départ d'une politique sournoisement et sourdement suivie par ceux des membres du parti républicain qui réussirent à s'emparer du pouvoir, à l'beure où les conservateurs, monarcbistes, libéraux, ceux qu'on appelait les modérés, se dérobèrent eux-mémesàleur vraie mission,

(1) Ces documenU m'onl ëlé communiquéi par le lecrétaire général de l'asaociatlon an li-m abonni que de U rue de Grenelle, M. Tounnenlin.

tandis que des défectionnaires, qu!, jusqu'alors, avaient sou teau nos efforts, passèrent à l'enaeini. Ce fut révolution qui se produisit, surtout après l'ëlévatïon de Jules Grévy à la Présidence de la République. Les hommes qui, à partir de cette date, devinrent les maîtres de la France, avaient, pendant longtemps, dissimulé leurs desseins. Ils ont menti à la France en la conduisant, sans qu'elle l'ait voulu, vers une fin marquée par la Franc-Maçonnerie. Ils ont garde leur masque de républicains libéraux et de patriotes, jusqu'au jour où ils se sont crus les maîtres. Ils ont montré qu'il y a, à leurs yeux, un intérêt supérieur à celui de la France même ; l'intérêt d'une secte vouée à l'extermination de l'Eglise catholique; et ils ont tout sacrifié à cet intérêt, dût la France en périr. Si j'ai donné un si long développement à cet événement de 1875 qui avait passé, pour ainsi dire, inaperçu, c'est que cette circonstance est l'explication, en quelque sorte anticipée, de toute l'histoire de la troisième République^

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