LES TENTATIVES DE RESTAURATION S
censée présente sous la forme d'une commission permanente. Quoique celte commission tùl, cette aonéelà, composée en majorité de membres dévoués à l'entreprise d'une restauration, on s'y montra fort discret, peut-être ea raison de la présence de quelques membres des partis de Gauche, ou par un motif plus louable. Son mandat était d'ordre constitutionnel. Elle y aurait manqué en se mêlant à des négociations qui avaient pour but le renversement des Institutions. Quoi qu'il en soit, la Commission permanente ne joua aucun rôle, apparent du moins, dans les négociations engagées.
Mais l'attitude du Gouvernement ne fut pas aussi discrète, quoique l'on y gardât encore des formes. Derrière le paravent des convenances se machinait une véritable conspiration monarchique. Au surplus, la situation politique était fausse pour tout le monde.
Parmi les membres du ministère deux seulement conspiraient à visage découvert : c'étaient M. Ernoul et M. de la Bouillerie. Ils ne paraissaient, il est vrai, qu'en leur nom personnel et non comme ministres; mais, en vérité, la fiction était trop forte. Ils n'agissaient même pas à l'insu de leurs collè{>ues.
M, Merveilleux du Vignaux (1), très mêlé à ces négociations, le dit formellement : • M. Ernoul n'entrait en mouvement ni à l'insu du Maréchal ni à celui du duc de Broglie. ■ Et que faisail-il donc? Il allait à Anvers voir M. le comte de Chambord, et il réglait avec lui les conditions d'une restauration.
(1) Merveilleux dc Vioulvs, Un peu rChisi lom .' Ernoul,