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donnée suivant toutes les formes de la misère le caractère préventif, éducatif et lucratif. On peut également citer la Hollande qui a organisé dans chaque commune un conseil des institutions charitables, dans lequel est représenté l'Assistance publique et les œuvres privées, et en outre, un conseil général d'assistance. En France les diverses tentatives d'accord faites en tout temps n'ont pu aboutir. Un office central a bien été créé. Le congrès de 1900 s’est bien occupé d’une facon effective de la question, mais on r'a pu aboutir à aucune solution, à aucune formule pouvant garantir à la fois le contrôle de l'Etat et la liberté de la bienfaisance privée. La question reste entière.
Fondement de l’Assistance. -— La Solidarité
Si aujourd'hui il est hors de discussion que l'assistance est nécessaire, et qu’à côté de la bienfaisance privée il doit exister une assistance publique, au contraire, les divergences les plus absolues se font jour, lorsqu'il s’agit de définir l’idée qui doit servir de fondement à l'obligation de la société, et par suite un tracer les limites.
Pour les esprits qui cherchent à réduire cette obligation au strict minimum, et qui basent uniquement en toute matière l'organisation sociale et la limitent sur l'utilité qu'on en retire, la misère doit être secourue simplement parce que l'intérêt de tous l'exige. Nous avons vu que c'est à cette conclusion, contraire à celle des évolutionnistes que nous aboutissons
Mais on ne manque pas de faire remarquer l'insuffisance de cette thécrie. Elle se comprend pour l'enfant dont la faiblesse doit être protégée pour quil devienne fort, pour le malade, l’aliéné, qui doivent être soignés pour qu'ils guérissent : l'intérêt de la société se voit très bien, mais pour le vieillard qui a donné tout son effort, pour l'incurable qui ne sera jamais qu’un poids mort, peut-on baser sur l'utilité sociale, l'assistance qui lui sera donnée ? D'autre part, ne nous répugne-t-il pas de ne