‹ L'Assistance Aux Vieillards, Infirmes & IncurablesChapitre 5 sur 47 · PILE · texte numérisé non relu

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que la production humaine ne soit pas assez développée pour assurer à chacun une vie normale, à l'abri des infortunes trop grandes, et des souffrances, trop cruelles.

Mais l'assistance sera toujours insuffisante, si elle se contente d'essayer de réparer le mal une fois produit, elle ne pourrait que l’entretenir, et elle mériterait les reproches des socialistes, qui déclarent ne voir en elle qu'une mesure anodine, prise par les philanthropes bourgeois pour leur permettre, moyennant un léger sacrifice, de conserver leur conscience en repos.

Si elle veut arriver à un résultat, elle doit s’efforcer aussi d'être préventive et éducative, qu'il s'agisse de combattre les causes sociales, comme le chômage, la maladie, la mort du chef de famille, ou les causes individuelles de l’homme.

Les problèmes de la régiementation du travail et de l’industrie, du développement de l'hygiène, sont intimement liés à la question de l'assistance.

Il en est de même el principalement, peut-on dire, de l’éducation morale populaire, car on peut être assuré que l’assistance sera toujours insuffisante, si chacun ne se pénètre de l’idée qu’il est de son devoir d'éviter, par son initiative et son effort personnel, d’être dans la nécessité d'y avoir recours et que personne ne doit la considérer comme un refuge toujours ouvert. Une autre conséquence du caractère d'obligation donnée à l'assistance, c'est la nécessité de prendre des dispositions pénales pour éviter les abus et les simulations. L'Angleterre a depuis très longtemps appliqué ce principe dans ses « workhouse », maison où sont internés et soumis au travail pénible les professionnels de l'assistance. De même dans les cantons (Suisses, soumis à l'obligation, en tAllemagne, des mesures sévères el définies sont prises,

La prévoyance sera toujours supérieure à l'assistance ; elle est aussi plus efficace, ses ressources étant moins limitées et mesurées aux besoins. Cette supériorité a été reconnue dès la Révolution, où le droit d'assistance a eu pour corrollaire le droit d'exiger le travail de l’assisté. « Il ne faut pas oublier, écrit

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