CHAPITRE Vit
Asile-prison de Perth
: Gomme en Angleterre (Broadmoor) i
(Dendrum), nous trouvons à Perth un pour les aliénés criminels.
La législation écossaise relative aux a néls se rapproche beaucoup de celle de mais, en raison de Tépoque plus tardive s a été édictée, on a pu y introduire certaii lions dictées par Texpérience, en sorte qi fois plus complète et plus simple.
. Ce sont les articles 87 , 88 et 89 de la loi di qui règlent ce qui concerne cette catégorie Lorsque, dans un procès criminel, il ré moignages que l'accusé pouvait être attei «lômént où l'acte criminel a été accompli prononce l'acquittement, doit faire savoir, claration spéciale, que l'acquittement es l'état d'aliénation mentale de l'accusé.
La Cour ordonne alors que le malade so gardé jusqu'à ce que le bon plaisir de Si connu, et la Reine peut donner l'ordre de der et soigner dans tel: endroit qu'il lui désigner à cet éfiFet. On procède de la mêi l'égard des accusés qui sont reconnus ali^ de l'instruction, et qui, par suite du tr( raison, ne peuvent passer en jugement.
Quant aux condamnés qui, pendant qi leur peine, sont reconnus aliénés, le Sec:
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Bt le droit, sur le vu de deux certiBcats itant la folie, d'ordonner leur transfèreisile. Celte clause est applicable, à la ts (condamnés à de longues peines) et prisons ordinaires qui n'ont à subir que
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pas fait construire d'asiles proprement t consacrés aux ^énés criminels ; mais leur usage, un bâtiment à part, faisant on générale de Perth.
ondamnés devenus aliénés arrivent au )eine sans être guéris, ils sont le plus lits dans l'asile ordinaire de leur cirime en Angleterre ; mais, contrairement dans ce dernier pays, la loi écossaise de 1862 a admis que, dans certains cas, re maintenus dans le quartier général r après V expiration de leur sentence.
que les autorités de la prison en fassent ►uyée de deux certificats médicaux al- Individus qu'ils concernent continuent manifestations de folie telles qu'il imtérêt de leur propre sécurité et de celle ontinuer à les garder enfermés pendant ) la Reine. Au vu de ces pièces, le Seeut prononcer le maintien dans le quar- ^erth.
nent peut donc recevoir les catégories lés criminels :
ont été mis à la disposition de la Reine it été reconnus aliénés au cours de des débats;
)nt été mis à la disposition de la Reine été acquittés pour cause de folie ; nmés à de fortes peines qui deviennent
aliénés pendant qu'ils sont e sentence ;
' 4' Les condamnés à de faible viennent aliénés, et lorsque les locale certiBent qu'ils ne pou vénient, être conduits dans les ;
b** Ceux qui sont arrivés a^ mais qui sont encore dans une qu'ils ne pourraient pas, sans % conduits dans un asile ordinair
Nous enipruntons au rapport des aliénés criminels les docum(
Il faut distinguer entre lés C( de longues peines, devenus alié la disposition de Sa Majesté, aliénés peuvent rester dans la ne ^présente paâ d'inconvénien pour Tordre général de Télablis que des inconvénients se manif ordinaire, ils sont placés dans prison générale de Perth et, s'i y restent jusqu'à T expiration d
Ce moment arrivé, il est pc dans ce quartier spécial ; mais o n'a lieu que rarement. La pral à les réconduire dans la prisoi avant leur condamnation. Là et l'inspecteur des pauvres de 1 la prison, et les autorités lo l'égard des prisonniers sortan pour les aliénés par la loi de de Tentretien est à la charge de l'expiration de la peine; àps tombe à la charge de la pai «émhle pas que cçs mesures aie
3a ne peut pas leur appliquer^ ordinaires, le bénéfice de la loi des celte circonstance que la mise en ) ne peut être accordée qu'aux de la Reine qui ont, soit par eux- 8 amis, des ressources suffisantes etien. Aussi reste-t-il encore, dans Perth, certains de ces individus très satisfaisant, et que Ton pourconditionnelle, mais que Ton est parce qu'ils ne possèdent rien et sposé à subvenir à leurs besoins.
ib\e que TAdministration pénitenutorisée, dans ces circonstances louer pour l'enlrelien de ces indi* icier, ou gardien, une indemnité *ait jamais dépasser le prix de leur rtier de Perth.
ces indications générales sur le îondilionnelles accordées au bon . le docteur Sibbald est entré, sur mission, dans des explications plus certains cas spéciaux :
de supposer que le délire dont lé au moment où il a commis l'acte Itat de l'iulempérance, on exige^ ortie conditionnelle, qu'il renonce \ spiritueuses, et la personne chez en garde est tenue de certifier, isuel, que la condition est strictele cas que j'ai déjà signalé, où un t obtenu une seconde libération, eu lieu parce que l'individu avait il n'en était résulté aucun préjumais l'engagement pris par lui
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n'avait pas été tenu ; lé gardien responsable donné aussitôt connaissance, et cela avait s faire réintégrer le prisonnier ; ce qui n empêcl faire plus tard un second essai. >
En6n Fauteur, M. le docteur Sibhald, con renseignements en disant que le nombre des î bon plaisir de Sa Majesté, jouissant ainsi d' en liberté conditionnelle en Ecosse, est sinon rable, du moins appréciable ; que le systèm donne dans son ensemble de bons résultats gardiens ou nourriciers s'acquittent conscienci de la surveillance dont ils ont pris la respoi qu'aucun accident grave n'a été constaté, ( seule amélioration lui paraît actuellement < celle qui permettrait de fournir dans certains aliénés ainsi libérés et indigents, les moyens ( ter hors de prison.
Appréciation. — Il résulte de ce qui précî ce qui concerne les aliénés criminels, comt lieu du reste pour les aliénés ordinaires, les dij statutaires applicables en Ecosse, plus réc< celles de l'Angleterre, paraissent en progrès à la fois sous le rapport de la simplicité et s de rharmônie ; elles se prêtent surtout mieux sures diverses qu'il peut y avoir lieu de prendr les indications propres à chaque cas particulie
Le système des sorties conditionnelles, j aux personnes qui ont commis un crime dans de délire et qui paraissent revenues à la ri tout particulièrement intéressant à étudier mécanisme et dans ses résultats pratiques. Il la fois de remettre ces personnes en liberté et nuer à veiller sur elles, puisque, au lieu de donner à elles-mêmes, on les confie à la g£ dépositaire responsable, qu'on exige de ce de
renseignements fréquents , qu'on fait pr( visites médicales périodiques et qu'au m suspect on est libre de provoquer la réint le quartier pénitentiaire, spécialement aliénés criminels.
Eii France, quelques essais analogues o tentés par l'initiative de certaines autc mais sans aucune sanction légale. Gela pi mesures de ce genre répondent à un b< qu'il y aurait avantage à pouvoir les ap manière régulière, en les entourant de gai gués à celles qui sont en vigueur en Écos à coup sûr, un grand progrès à apporter da pratique du plus embarrassant des problê lève la folie dans ses rapports avec le cr
Le quartier de la prison générale de P< ment réservé aux aliénés dits criminel agrandissemejits successifs. Dans le prin»
pait un bâtiment qui avait fait partie < prison militaire, transformée en prison ci quartier était trop petit et trop confondu proprement dite. On résolut d'en constr pour l'usage spécial auquel il était des terrain immédiatement limitrophe à la cependant assez isolé pour qu'il ne pr< inconvénient de yoisinagei
Ce nouveau quartier contenant 58 pL les hommes et 18 pour les femmes, a é 1865, et, dans le rapport sur le servie d'Ecosse, il est l'objet des remarques sui
« On remarquera que le département p( criminels est un bâtiment complètement s les autres et qu'il n'a pas été nécessaire le caractère compulsif d'une construction ce qui, a-t-on supposé, aurait été nuisible
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dés aliénés. Mais' en même temps il mur de la prison, à Tintériéur duque est assez près du centré de la priso en cas de besoin, des secours rapides
« En avant du quartier des aliéné rain, convenablement protégé, qu rivière. Une partie de ce terrain est tations ornementales ; l'air y est sain Pendant une partie du jour, ce terrî silion des aliénés; on y conduit 2 hommes et' les femmes. Pendant qu par les aliénés, il sert de lieu d'exe tion aux condamnés approchant du t tion et dont là bonne conduite jùsti (Loc. cit., p. 4.)
Cependant, avec le temps, ce noi •même était devenu insujfïisant et, ( années, les rapports. des commission sont chargés par la loi d'inspecter d locaux où sont traités les aliénés c quaîént jamais d'énumérer les nnients qu'ils avaient à lui reprochi étaient l'encombrement des habitat des préaux, l'absence de terrains de d'occupation pour les malades et, ce générale, l'exagération dans l'empl contrainte mécanique.
L'Administration pénitentiaire a nécessaires pour faire disparaître nuer considérablement ces inconvéc
Elle a pu acheter, à côté même étendue de 4 acres de terrain, qui truire, en prolongation du bâtimer là, un second bâtiment ; spécialei femmes, et de donner aux hommes
ste, leur permettant de se livrer à des Iture et de terrassement. Le bâtiment eu d'être occupé par les deux sexes, se vement consacré aux hommes, i bâtiment des femmes, qui contient lié occupé en 1881, et les autres modifit été la conséquence de son inauguration ié progressivement. Les hommes dis- Dant de 5S plaœa^ éL la population peut m total de 88 aliénés des deux mses^ ce voir suffire longtemps aux besoins du
amélioration, non moins importante, a ner la haute main sur toutes les branches )us le contrôle supérieur, du gouverneur au médecin qui, depuis 1882, a pris le Qtendent médical dû quartier des aliénés, ssioners in Lunacy, en donnant leur Dmplèle à ces diverses améliorations, ont eur résultat immédiat avait été de faire ls une proportion considérable, l'usage e contrainte mécanique. Là où ils trouellement de 6 à 8 malades soumis à is n'en ont plus trouvé, dans leurs der- , que 2, et un rapport postérieur des 5 des prisons annonce qu'on est arrivé à d'une manière presque complète. La pluaides précédemment inoccupés peuvent livrer à un travail en rapport avec leurs ur état mental.
nt général, approuvé par le Ministre de )rte d'ailleurs qu'aucun moyen de conit être appliqué sans un ordre écrit du élivré sur la demande du médecin, ordre n'est valable que pour vingt -quatre
heures et doit être reïiou terme.
Le même règlement conti « Les habitants du quartier dant de la prison générale, i à la discipline pénitentiaii les prescriptions des méd( soumis à un traitement curs
Le dernier rapport des indique, dans le tableau catégories des 63 aliénés c tier spécial de Perth, à la d
1» Reconnus aliénés au cou tenus pendant le bon plaisir d
2® Reconnus comme ayant i Tac te criminel a été accompli, plaisir de la Reine
3® Condamnés à mort, mais d'aliénation mentale
4<> Condamnés à de fortes p( expirée
5** Condamnes à de faibles p( -expirée
6® Condamnés à de fortes pei pas expirée. ..........
7® Condamnés à de faibles n'est pas expirée. ......
Cette classification est si pas tout à fait conforme précédemment et qui était
On peut ajouter à ce lah du bon plaisir de la Reine ^ux termes de la loi de réintégrés dans le quartier dérés comme faisant virtu< lation.
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DEUX.IÊME P^