CHAPITRE VJ
De raccroissement du nombi et de révacuation des cl
Au risque de tomber dans des re nous avons, à dessein, à propos de ment décrit, extrait des rapports dei teurs les passages où se reflétait leur cupation. C'est à peu près dans les effet (et cette unanimité à son îr résolvent la question de l'encombre afin de leur conserver leur vrai cara traitement pour les cas aigus. Gett tous les rapports dont nous avons < Elle ressort également des nombre nous aurons à citer encore ultériei des remèdes proposés pour obvier à i implique tout d'abord la recherche de ' l'accroissement du nombre dei Répond-il à une augmentation réell aliénés en liberté?
Les seuls points sur lesquels nous ments certains sont les moyennes des documents officiels français et ( trent que le nombre des aliénés assis
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ulté sur Topportunité qu'il y i les idiots et les imbéciles ngereux, répondait :
ifs que puissent paraître les mstance pour surexciter chez
et les porter aux actes les la sécurité et l'ordre publics.
\ de voir des meurtres com- X incapables de se rendre Gomme la plupart possèdent , quelquefois assez d'intellihoses qu'on leur commande, ntre les mains de gens perents de dommage... Il est un point qu'il importe de ne ju'il a trait à des dispositions non moins fâcheuse que périssions brutales. La lubricité nomène caractéristique. Chair ces infortunés se livrent à
pour satisfaire ce penchant mt quelque femme ou fille à
et les rendent victimes de Les idiotes ne sont pas attire un moindre empire et, il ) l'espèce humaine, il est des r oser abuser de leur igno- . C'est donc avec raison que dans la catégorie de ces alié- )i prescrit à l'Administration î soin. »
a d'ailleurs d'autres faces, et dans un chapitre ultérieur.
;, le sens du mot « aliéné danlus en plus étendu. Il a fallu
encore y joindre tout le contingent des malades réclamés par la médecine légale aux tribunaux, et qui, dans des procès encore récents, étaient jugés et condamnés par les tribunaux anglais, comme en témoignent les remarquables plaidoyers de Maudsley, dans son ouvrage sur le crime et la folie.
Inversement, la notion primitive d'aliéné dangereux s'est étendue à des gens dont le maintien dans l'existence commune était et est encore, à la rigueur, possible. C'est la conséquence directe des phases successives parcourues par la question des aliénés. Tout d'abord soumis à des moyens de répression et de coercition, ils ont fini par être simplement séquestrés ; la séquestration est bientôt devenue assistance, on a assuré un asile à des individus incapables de vivre au dehors sans danger pour eux-mêmes. Enfin vient la période que nous appellerons thérapeutique, où l'aliéné tend à être placé, dès le début de l'aflection, sans plus considérer s'il y a danger ou non pour la société, mais pour éviter un autre péril bien appréciable, celui de rincurabilité du malade, qui n'est pas sans intérêt au point de vue économique. L'asile de l'avenir sera donc un hôpital et la notion primitive d'aliéné dangereux tendra à s'efiacer de plus en plus.
En attendant, à défaut de placement précoce, les entrées tardives ont multiplié le nombre des chroniques incurables. Avant d'avoir atteint son dernier degré de perfectionnement, l'asile resté tel a du moins suivi les progrès de la science hygiénique ; par ce fait, la viabibilité des malades internés a été croissant, les chroniques incurables et déments vont peuplant et encombrant nos asiles, ils ne contribuent pas peu à retarder la dernière phase de l'évolution : l'hospitalisation des aliénés curables, qui sont noyés le plus souvent parmi les précédents.
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semble pas être encore entrée dans la phase critique dont nous souffrons.
En revanche il est des pays, Tltalie entre autres, où la crise paraît encore plus aiguë que chez nous, si Ton en juge par les tendances d'une partie du corps médical (Lombroso et son école) et par celles d'une partie de la magistrature elle-même (1).
La criminalité étant pour eux fonction de dégénérescence implique Teitension du régime des aliénés à un grand nombre des pensionnaires actuels des prisons.
La question de l'accroissement en nombre des aliénés (recensés ou assistés) ainsi esquissée, le meilleur remède à l'état des choses paraît être de se conformer à l'évolution précitée, à savoir : l'hospitalisation des aliénés. Deux moyens se présentaient pour cela :
1° La création de toutes pièces d'hôpitaux nouveaux;
2*^ L'améhoration des institutions existantes : suppression de l'encombrement des asiles proprement dils et augmentation du personnel médical.
C'est à ce second moyen que l'on s'est arrêté en Grande-Bretagne. Son application repose sur :
1^ Les placements précoces des malades à l'hôpitalasile ;
2^ Des médecins traitants, en nombre suffisant, font une sélection rigoureuse des cas aigus curables, qui sont maintenus en traitement jusqu'à la guérison éventuelle, et des cas chroniques ou incurables, qui sont évacués de bonne heure. Mais cette évacuation impli-
(i) En présence de la conversion des magistrats italiens aux théories les plus avancées sur Tirresponsabilité, on se demande si la participation étroite aux placements, qui est sur le point de leur échoir chez nous, n'amènera pas une évolution analogue dans Tesprit des magistrats éclairés par les faits nombreux qu'ils seront à môme d'observer de plus près.
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ce de locaux autres cpie ceux de Tasile ; { par la réorganisation sérieuse des quars d* indigents (Wards of Workhouses,and
s des inspecteurs des aliénés un certain s quartiers ont été érigés en véritables 3 paroissiales à licence large). Qu'il nous )eler le sens du mot WorMouse (maison ur indiquer sur quels principes reposent d'assistance.
t par le travail est appliquée, dans ces indigents et aussi à ceux des sections m sont susceptibles. Gomme aucun inténe se trouve ici en jeu pour pousser à des indigents, aliénés ou autres; que la haute main reste au médecin, on ians la mesure du possible, la formule [•ow : « Tout par les aliénés ; tout pour les
nombre de ces établissements en arrive gré de prospérité qui permet leur exlenmenter les charges de l'assistance. Cette constante de l'organisation du travail aractéristique du régime médical de ces msles asiles royaux et de district réservés des pensionnaires et des cas aigus, c'est principal des chefs de service, qui y voient qu'un moyen curatif des plus efficaces, donner à leurs patients l'exercice phye temps qu'une diversion morale à lenrs iélirantes. Ainsi sont conciliées les néthérapeutique, de l'hygiène et de l'éco-
n comprend qu'à la plupart des asiles district, paroissiaux ou autres, soient
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2* Aux oblîgatîons purement administratives auxquelles il est astreint ;
3** A ce que Ton néglige trop l'enseignement de la thérapeutique morale à appliquer aux aliénés, tandis qu'on s'occupe bien davantage de la thérapeutique médicale, dont les effets sont cependant moins encourageants,
« Gomment un médecin-directeur d'un asile de 500 ou 600 malades, ayant à s'occuper de la gestion intérieure de l'asile, des rapports avec l'Administration, trouverait-il le temps de traiter sérieusement ses malade^ ? Sa visite se borne à une inspection surtout matérielle, au point de vue de l'hygiène, de l'entretien, de la bonne tenue des malades. Le médecin qui n'a qu'un service, sans direction d'asile, a-t-il beaucoup plus ce moyen de s'occuper efficacement du traitement des malades curables, quand il a un service de 400 ou 600 malades, dont le parcours seul lui demande chaque jour plus d'une heure, et lorsque le reste de son temps est pris par la signature de certificats d'entrée, de sortie, de transfert, de quinzaine, etc.; sans compter les rapports qu'on lui demande pour diverses affaires civiles ou judiciaires ? Pour peu que son service soit actif — et ce qui contribue le plus à cette activité, ce sont les entrées et sorties perpétuelles des alcooliques — tout le temps de sa visite passe à parcourir son service pour s'assurer que tout est en ordre, qu'il n'y a pas de réclamations fondées, pas d'exactions envers les malades, à examiner deux ou trois malades atteints d'affections intercurrentes et à signer toutes les pièces administratives.
« Quant au traitement, il faut bien avouer qu'il se trouve singulièrement négligé. On apprend bien de temps à autre que telle ou telle drogue nouvelle réussit merveilleusement dans tel ou tel cas, puis on s'aperçoit
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que les effets en ont été considérablement exagérés, et Ton y renonce peu à peu jusqu'à ce qu'une nouvelle panacée surgisse. Si c'est en cela que coni tement de l'aliénation mentale, il serait p( férable de s'en passer complètement et de seule nature; car jusqu'ici la thérapeutique teuse n'a pas donné de succès bien certj remarquables, quand, même, elle n'a pas empêché quelquefois des guérisons. Le ti plus efficace de l'aliénation, — à côté des 2 raux tels que l'hydrothérapie, l'électrotli employée chez nous malgré les services rendre), l'isolement et quelques hypnotiqi certainement le traitement moral. Mais ce :
nement pas avec les occupations matériell vice de 400 malades qu'on peut demandera d'appliquer le traitement moral à ses mala(
« 11 semble que l'on considère, dans 1' tion, l'asile, non comme un lieu pour guérir des malades, mais pour les reçue ment, et qu'on l'assimile en quelque sorti pice de vieillards. Si les malades qui y e rissent, tant mieux pour eux. Le préju aliénés ne guérissent pas est encore plus réj ne croit, même en haut lieu. Aussi la loi c aliénés est-elle une loi de préservation socia qu'une loi d'assistance.
« Pour obtenir dans le traitement des résultats plus satisfaisants — et l'on est ei exiger d'après ceux qu'on obtient à l'étra première chose à faire serait de subdiviser trop chargés actuellement et de répartir les mt autre façon. Pourquoi ne pas séparer tout curables des incurables et parmi les premie place à part aux alcooliques ? En plaçant ui
de chacune de ces subdivisions, on augmenertainement le budget, mais on augmenterait
nombre des guérisons. Or toute guérison est ïfîce net, non seulement pour le malade, mais
société, qui y est fortement intéressée comme lable. »
5cent Congrès de médecine mentale de Lyon, *ofesseur Pierret appelait l'attention de ses coniiénistes sur la diminution progressive du nombre risons dans nos asiles :
En 1864. . .; 27,57 pour 100.
En 1874 24,08 —
En 1884 22 —
En 1891 20 —
Diminution de 7,57 pour 100.
n'est pas la situation dans les asiles d'Angled'Écosse.
les asiles de comtés, qui reçoivent le plus fort ent d'indigents, la proportion des guérisons entrées est, suivant le rapport du Lord Ghande 40,28 pour 100 en Angleterre, de 41,06 00 en Ecosse, soit une différence de moitié i résultats obtenus en France.
' aurait donc lieu de chercher, dit le professeur quel est le défaut d'assistance qui fait que, chez es centaines d'aliénés restent incurables. Pour lés riches, d'ailleurs, dans les maisons privées, istiques constatent, en France, un chiffre bien ^portant de 'guérisons. De même, en Angleterre, tal de Bedlam, l'éminent docteur Savage a obsqu'à 58 et 65 pour 100 de guérisons.
décroissance dans le nombre absolu des guérisons îs dans les asiles départementaux, sur les aliénés
i de prendre la moyenne générale, au r des asiles dont la population est •iable. Toutefois il est incontestable
unanimement demandée par tous les ts, des aigus curables et des chroni- .oit être le pivot d'une organisation mchereau, Congrès de Lyon, 1891.) 1, c'est à cette sélection que tendent a corps médical écossais. Les asiles
étudiés jusqu'à présent sont orgaqui, en dernière analyse, est de contour le traitement des maladies men- , réclamé par M. l'inspecteur Napias.
I maintenant à étudier les asiles de
ards with unrestricted licence (Pa-
ards with restricted licence.
établissements sont de deux sortes, asiles paroissiaux, sont les sections
aux hospices d'indigents et réorgais du corps des inspecteurs, artiers d'hospices d'indigents, autod, reçoivent des aUénés pauvres de
et même, outre les incurables et
cas aigus curables, quoique en moins
its ainsi réorganisés existent actuel-
Parochial Âsylum.
— (Glascow).
— Woodilee (Lenzîe).