Moniteur, 25 juillet 1850, p
sous la condition qu’un rapport sur la situation de la colonie lui serait communiqué avant que les fonds accordés fussent employés (1).
Une commission, nommée par le ministre de la guerre, fut chargée de faire une enquête sur place pour renseigner exactement le gouvernement au sujet des griefs qui avaient été apportés à la tribune de la Chambre. La commission devait examiner « d’une part, les dispositions d'esprit des colons, leurs habitudes, leur règle de conduite ; de l’autre, l’état d'avancement de leurs travaux, de leur culture, de leur instailation, étudier leurs besoins, recueillir leurs griefs, s'assurer de ce qui avait été fait et de ce qui restait à faire ; suivre enfin le mouvement, apprécier la marche d’une entreprise pleine à la fois de difficultés et dé’ grandeur, en signaler les points louables et les côtés défectueux (2) ».
La commission, malgré l'étendue de sa tâche, la
délicatesse de sa mission, les difficultés naturelles qu'elle avait à surmonter pour visiter, dans la saison la plus chaude, les quatre-vingts villages organisés pour les colons et disséminés dans toute l’étendue du territoire de notre colonie, parvint à fournir assez rapidement un rapport fort remarquable.
La hauteur des vues qui y sont émises ne nuit pas à la précision, à la minutie des détails ; les