La charité avant et depuis 1789, Hubert Valleroux, p
3. V. Manuel des Prisons et des Dépôts de mendicité, Péchart, Paris 1822, p. 30 et Hubert-Valleroux, Loc. cit.
ayant pris part, s'élève à 18.000 fr., soit 62 fr. 25 par tête, ou 0 fr. 20 par jour (1). « En réalité, comme le dit très bien M. Ch. Dupuy, on a donc affaire, non pas à des maisons de travail, mais à des maisons de repos ; près de la moitié y consomme sans rien produire ; et ceux qui travaillent produisent moins du tiers de leur consommation » (2). Le nombre des infirmes égale souvent, notamment à Nanterre, le nombre des valides. « L’asile départemental devient « ainsi le refuge de toutes les misères et de toutes « les infirmités ; des infirmités repoussantes, hideu- « ses, devant lesquelles se referment nécessaire- « ment les portes des autres établissements chari- « tables, dont la plupart ne sont pas organisés en « prévision d’affections de cette nature, ou ne peu- « vent les conserver en raison de leur durée. Les « épileptiques, les idiots, les ivrognes, les malheu- « reux atteints de carie des os vivent des années « sans espoir de guérison et on n’en veut nulle « part. Il ya aussi de pauvres vieux aveugles n’ayant « plus personne au monde et qu’on ramasse sur les « chemins » (3).
Ces reproches qu’on formulait dès 1815 (circulaire du 6 mai), comme en 1822, M. de Gerando s’y associa en 1839 ; il indiquait avec une grande clairvoyance, le grave défaut de ces sortes d'institutions : « les dépôts de mendicité, disait-il, S'éloigneront d’au-
4. V. Vaulaer : Le chômage de l’ouvrier, Correspondant 10 sept. 10 oct. 25 mars 1892, 10 janv. 1893.