Elle peut secourir environ 800 personnes par an
laquelle nous aurons à revenir longuement. Le salaire y est d'environ 1 fr. 40 pour un travail de 7 ou 8 heures. On a assisté de la sorte 533 mères de famille en 1893, 527 en 1894, et 747 en 1895.
Enfin plusieurs centaines de personnes sont secourues tous les ans de la même facon à la Société d'assistance par le travail des VIl*et XVII* arrondissements.
A l’ouvroir qui existe à l’œuvre d’Assistance par le travail du XV{° arrondissement, on donne aussi du travail à faire à domicile, et le tarif en est orga- . nisé de telle sorte qu’une femme gagne de 1fr. 50 à 2 fr. par Jour (1). En 1898 il avait été payé 7.956 fr. de salaires à 375 personnes. L'excédent des dépenses {y compris les frais généraux) ‘sur les recelles, n’était, en 1897, que de 3.244 fr. sur un budget se chiffrant par 36.498 fr. de dépenses (2).
1. Bien que cette œuvre ait une vente de charité annuelle où elle peut écouler une partie de travaux exécutés, il ne lui en restait pas moins en magasin pour 13.000 fr. de linge confectionné au 28 février 1899.
2. Voici quelle était la situation financière pour cet exercice. Rapport de l’Assemblée générale du 24 avril 4898 :
Dépenses.
ACHAEROE. l IDE er ARE EE NES ES RE 20.895 40 Achat de fournitures et dépenses diverses. . 5.843 40 DATES Re Rs rer RE UNE SENTE 5.680 65 FTAIS SÉMÉPAURE. LA EE Pt En 4.078 75 36.498 20
Receltes.
Vente dé nes Re Re A 32.254 30
Remboursement de salaires par les bons de ÉTA VA RAR NS A ERA 1.003
Non seulement l'achat des matières et des fourniltures est largement couvert, mais encore l’intégralité du salaire et même un quart des frais généraux. C’est une situation qu’envieraient bien des œuvres du même genre et qui prouve à quels résultats on peut arriver grâce à une bonne gestion. |
Plusieurs villes de province ont organisé des travaux analogues. Le salaire est, à Poitiers, extrémement bas. Il varie entre 0 fr. 60 et 1 fr. 10, par Jour, pour les bonnes ouvrières. C’est le prix du gain matériel de l’ouvrière elle-même ; l’œuvre ne garde à sa charge que les frais généraux. Avec des salaires de cette nature il ne faut pas s’élonner que l’œuvre se fasse gloire de recevoir des comman-des des magasins du Louvre de Paris. Si des rémunérations de ce genre tendaient à se généraliser dans les œuvres, les critiques et les reproches, généralement mal fondés qu'on leur a adressés, en déclarant qu’elles contribuaient à avilir les salaires et faisaient une concurrence désastreuse au travail libre, seraient pleinement Justifiés.
A Marseille, nous retrouvons encore l’organisation du travail à domicile. Les salaires y sont aussi extrèmement bas ; les sommes versées aux femmes assistées varient de 0 fr. 50 à 12 fr. par semaine avec une moyenne de 1 fr. 87 par présence. Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir l’œuvre réaliser des bénéfices (251 fr. 80 en 1895). Nous ne doutons pas qu'ils ne soient destinés à étendre la sphère d’action de l’œuvre ; mais il faut pourtant ne pas oublier qu'avec des salaires aussi avilis, une œuvre
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d'assistance ne devrait pas se permettre de faire des bénéfices. L'œuvre se plaint aussi de manquer de débouchés pour ses produits et fait appel à ses collaborateurs pour lui en procurer (1).
Ce danger de l’avilissement des salaires n'est heureusement pas un concomitant nécessaire de ce genre d'œuvres d'assistance et il serait facile d’y remédier dans une certaine mesure. L'exemple est d’ailleurs donné par des institutions des plus importantes, comme celle de M. Mamoz et l'Hospitalité du Travail de la sœur St-Antoine.
La valeur du principe essentiel reste donc intacte et on peut proclamer hautement l'utilité matérielle et morale de l’assistance par le travail à domicile.