‹ L'Assistance par le travail en FranceChapitre 119 sur 144 · Rapport de M. Cheysson, Loc. cit. p · texte numérisé non relu

Rapport de M. Cheysson, Loc. cit. p

n’est pas suffisamment organisé el surveillé : que l’ouvrier travaille ou ne travaille pas, qu'il travaille bien ou mal, pourvu qu'il s'arrange de façon à ne pas être pris, ce qui semble assez facile, ce sera tout un ; les hospitalisés s’encouragent même parfois à ne rien faire ; il en résulte un mauvais état d'esprit qui est loin d’être propre à fortifier les énergies et à rendre le courage (1).

Le plus grand mérite de l'Union du VI arrondissement est que, la première, elle comprit l'intérêt et la nécessité du placement et du rapatriement (2). Non seulement elle fut la première à le comprendre, mais c’est elle encore aujourd'hui qui met ce principe en application de la façon la plus active, et la plus efficace, Voici, par exemple les résultats obtenus en 1897. Sur 3.250 indigents assistés par l’œuvre :

4060 ont été placés par l’Union.

1144 ont été rapatriés en province.

74 hospitalisés.

100 secourus par leur famille. | 422 se sont placés eux-mêmes pendant leur séjour à l’Union.

79 ontété renvoyés pour des causes diverses.

346 sont partis sans laisser d'indications (3).

1. Nous tenons ces renseignementsd'anciens hospitalisés de l’œuvre, et les résultats financiers sont là pour corroborer leurs dires.

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