en 1893 173.705 en
ces deux pourcentages nous conduit à conclure que, non seulement à l'atelier du pasteur Robin on a plus travaillé, mais surtout on a mieux travaillé, et c'est là l'essentiel. Aussi le produit brut du travail individuel, en suivant une progression analogue, est-il très satisfaisant. De 1893 à 1896 la moyenne a été de 0 fr. 69 par homme et par jour (1). C’est une très grande avance sur les 0 fr. 45 centimes produits en 6 heures au X VI{° arrondissement sur les 41 centimes en 10 heures au VIe. Cet exemple suffit à prouver à quels résultats les œuvres pourraient arriver en prenant les moyens nécessaires ; il montre aussi le chemin considérable que beaucoup d’entre elles, même parmi les bonnes, ont à parcourir pour arriver au but. Elles doivent tendre à introduire chez elles ce qui se pratique avec tant de succès chez le pasteur Robin et qui peut se résumer dans ces deux principes : salaire à la tâche, fermeté dans la discipline. L’asile de la rue Fessart n’encourage pas l’oisiveté ; les paresseux n’y ont que faire et la réputation de la maison suffit à les en éloigner, car ils savent que si les hospitalisés sont bien traités, ils sont obligés de donner un effort régulier et soutenu. Le nombre de ceux qui refusent de travailler élait de 362 en 1893 ; il est tombé à 68 en 1896 après avoir été de 43 et 42 dans les deux années intermédiaires. On pourrait dire des œuvres d’assistance par le travail qu'elles ont la clientèle qu’elles méritent, chacune a sa réputation propre, sa clientèle particulière.
1. Il était de O fr. 56 en 1893, de Ofr. 63 en 1894, de O0 fr.86 en 1895, de O fr. 71 en 1896.
. Le coût de l’hospitalisation de chaque assisté a élé en progressant : grâce à Pactivité des travailleurs on a pu notablement améliorer leur sort. Il a été en effet dépensé pour chaque assisté 0 fr. 742 en 1894, O fr. 859 en 1895 et 0 fr. 887 en 1896, en mettant de côté les frais généraux. Une grosse partie de cette augmentation est due à l'accroissement des dépenses de vêtements et de chaussures, achetés par les hospitalisés avec leur pécule. C'est une nouvelle preuve de l’activité du personnel et du relèvement sensible de son niveau moral.
De 1881 à 1896 la Maison hospitalière a eu un budget qui se chiffre par