Gaufrès, loc. cit., p
2. Regnard, De la suppression des délits de vagabondage et de mendicilé, Paris, Larose, 1898, p. 11.
3. Moniteur, Histoire de l'assistance publique dans les temps anciens el modernes, Paris, 1866, p: 350.
principales villes de France (déclaration du 16 juin 1662). Malgré les mesures qui furent prises, malgré les édits constamment renouvelés, aucun secours ne semblait efficace, en face de l’augmentation incessante du nombre de pauvres.
Le roi fut obligé de reconnaître lui-même en 1712 que ce qu'il avait fait était complètement insuffisant sinon inutile : « On voit, disaitil, des pauvres mendier dans les rues, les églises et les places publiques presque en aussi grand nombre qu'avant l'établissement de l'hôpital ».
La décadence ne fit que s’accentuer pendant toute la durée de ce siècle si mouvementé. On travaillait peu à l'hôpital général et surtout on y travaillait mal. La Rochefoucauld-Liancourt pouvait déclarer sans crainte d’exagérer que c'était « un
véritable système de paresse » (1). Aussi la Révolution arrivant, l'institution était tout naturellement indiquée pour être une des premières à disparaitre.
4, 11 constatait ailleurs : « La promenade dans les cours, voilà donc le seul passe-temps de plus de deux mille cinq cents hommes dont on pourrait rendre le travail entièrement utile ».