Tbid., p
produire tous les résultats qu’on en aurait pu espérer en d’autres circonstances. L'assistance soulage plus ou moins efficacement quelques misères, elle ne peut remédier à un mal économique et social. Mais si on étudie de près les résultats des ateliers de charité de Turgot, on est facilement convaincu de leur excellence relative : ils furent un moyen d’assistance des plus efficaces, en même temps que des plus économiques.
On peut s’en rendre compte par l'examen du «compte rendu des opérations relatives à la disette » (71)
Recettes Achatside graines Wen. hPa 200.000 livres
A LCIES à VAR An PS M icon à ANT CRE ne 20.000 » Travaux publics, 1710 Re 80.000 »
NES » AE PERS ER hr rt PONT 80.000 »
Don du prince de Soubise 2. 152% 6.000 »
EMSEMOIE EEE ER 386,000 »
Dépenses
Pertes sur les grains, sommes non ren-
A PP RE Re HA de AS PA 90 .1501. 1495.54.
Travaux publics, chemins, Limoges (for-
tifications), filatures, 1770, . . . . .. 85.019 3 7 Lravaux publics; 47710 Ami 218.404 3 7 AUMONGS, 12,16 VeB MN ESP RES 47:200 2536 Transport de graines, ventes, manu-
eDLON 120. SES REA 15.471. 4 4 Commissions aux intermédiaires . . . . 11.000 Intérêts des sommes avancées . . . . .. 8.307 15 10
Totale free “475.553 40 3.
D'où un excédent de dépenses de . . . . 89.553 10 3
- Grâce à cette somme relativement minime, Turgot
était parvenu à fournir aux travailleurs de ces ateliers pour 220.000 livres de grains et de riz, que ceux-ci n'auraient sans doute pas pu obtenir autrement. L'administration avait été en effet obligée, pour se procurer ces denrées, de les faire venir de Dantzig par l'intermédiaire des négociants de Bordeaux. En dehors de cette quantité qui avait été vendue, on avait distribué gratuitement des vivres pour une somme de 137.000 livres, soit à titre d’aumône pure et simple, soit en fixant le prix de vente au-dessous du prix de revient.
La population indigente avait donc reçu pour 397.000 livres de denrées alimentaires de première nécessité, en dehors de ce qu'elle avait acheté au commerce privé avec les salaires délivrés en numéraire.
On avait distribué dans les ateliers pour 463.000 livres de salaire. De si heureux résultats permettent donc d'approuver hautement des ateliers de charité tels qu'ils étaient conçus et dirigés par Turgot (1). Il ne faisait que se rendre une stricte justice, en des lermes bien modestes, quand il écrivait dans son rapport à l’abbé Terray : « Jose « me flatter qu'un déficit de moins de 90.000 « livres sur des opérations de plus de 1.240.000
4. V. la note de l'Office du travail sur les sociétés d’assistance par le travail, elle contient l'appréciation suivante relative à l'instruction envoyée par Turgot aux intendants, le 2 mai 1775, au sujet des ateliers de charité : « celle-ci peut être considérée comme une réglementation « modèle des ateliers publics de charité ».
« livres vous étonnera moins et que vous jugerez « moins défavorablement de mon économie. Peut- « être même vous paraîtrai-je mériter quelque « approbation. C’est la principale récompense que « Je désire de mon travail ».