‹ L'Assistance par le travail en FranceChapitre 63 sur 144 · N° de novembre · texte numérisé non relu

N° de novembre

des ateliers nationaux. Voilà quel était le fond de la pensée des membres modérés du gouvernement provisoire et cette pensée ils la firent clairement connaître quelques semaines plus tard, quand ils purent s'appuyer sur une assemblée qui partageait leurs vues. Au début, loin de manifester leurs véritables intentions, ils ne les laissèrent pas deviner et parurent en avoir de lout différentes. Marie et Lamartine, aussi bien que Garnier Pagès et Ledru- Rollin, indiquèrent par la suite leurs vues, et elles étaient concordantes. Lamartine nous montre «les ateliers nationaux qu'on a présentés comme un système et qui n'étaient qu’un expédient passager, terrible, mais nécessaire ». EL il ‘ajoute : « les hommes prévoyants du gouvernement ne cessaient d'envisager avec crainte le moment où la sédition s’introduirait dans ce noyau de misère et d’oisiveté et où il faudrait la dissoudre par la prudence ou par la force » (1).

Garnier-Pagès défend les ateliers d’avoir été « le produit d’une pensée machiavélque » ; ils ont été seulement un expédient loyal pour procurer à la population ouvrière un salaire et du pain (2).

Ledru-Rollin les appelle des « ateliers de charité » et il en recommande la création aux préfets dans une cireulaire qu’il leur adresse. Il dit de ne pas perdre de vue que le meilleur moyen de soulager les pauvres du bureau de bienfaisance est de « fournir de l'ouvrage à la classe nécessiteuse. C’est enno-

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