‹ L'Assistance par le travail en FranceChapitre 74 sur 144 · Thomas, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Thomas, loc. cit., p

provinciaux obtenaient pourtant leur inscription, grâce à la complicité des logeurs qui leur donnaient des certificats de résidence (1). Aussi le chiffre des ouvriers logés en garni, qui élait ordinairement de : 10.000, s’éleva rapidement à 30.000 (2).

Le chiffre des embrigadements continua à progresser d’une façon effrayante : il était de 21.350 au 31 mars, de 64.870 au 15 avril, de 99.400 au 30 avril. Malheureusement la quantité de travail était loin de correspondre à l’augmentation de l'effectif des travailleurs. On ne savait comment .employer tout ce monde ; et le prétendu travail qu’on accordait était plus anémiant et plus révoltant cent fois que la complète oisiveté.

Aussi les vrais et honnêtes travailleurs se détournèrent-ils de plus en plus des ateliers.

Nous avons vu comment on expédiait par troupes les ouvriers inscrits, à la recherche d'ateliers où on

Page 1