Rapport Bauchart, p
2. Rapport de la commission des trois membres de la Cour des comptes, MM. Latena, Grand et Petitjean, délégués pour l'examen de la comptabilité des ateliers nationaux par la com-
mission d'enquête sur l'insurrection du 23 juin. V. ce rapport, +. I, p. 143 et suiv.
Marcel Lecoq 14
beaucoup plus clairement établie, ce qui ne devait pas empêcher d’ailleurs les fraudes de subsister dans le paiement des salaires, On créa pour y remédier de nouveaux fonctionnaires, spécialement chargés de surveiller la paye qui devait être faite en leur présence ; cel essai ne donna pas encore le résultat qu’on en attendait. Ou bien, remplissant leur devoir, les inspecteurs voulaient vérifier l’exactilude du nombre des présences et du paiement individuel, et ils se voyaient alors en face d’une telle hostilité qu’ils étaient obligés de se retirer ; ou bien, pour qu’on supportât leur présence, ils fermaient les veux sur les abus : leur fonction devenait désormais inutile.
Ces graves désordres, contre lesquels E. Thomas n'avait pu remédier,n’entachent en rien son honneur, car pas un témoignage, si hostile qu’il soit à l'égard du directeur, ne laisse paraître un doute sur l’intégrité-de tout le haut personnel des ateliers, malgré le désordre des finances. Même au moment où le service de la comptabilité n'existait pas encore (avant l’arrivée de l’inspecteur des finances M. Roy, le 25 mars), la vérification, qui fut faite par la suite, n'amena la découverte que d’un déficit d'environ 600 fr. sur les sommes considérables qui avaient été mises en circulation. La commission des membres de la Cour des comptes reconnut qu’elle n’avait trouvé {race d’aucun détournement, en suivant la transmission régulière des fonds depuis le Trésor national jusqu’au chef de service inclusivément (1).