‹ L'Assistance par le travail en FranceChapitre 88 sur 144 · Rapport, t. I, p · texte numérisé non relu

Rapport, t. I, p

Laquelle des deux affirmations de M. Trélat est la bonne ? Assurément la seconde, celle de la commission d'enquête, car si la première se trouve n'être appuyée ni par des faits, ni par l'opinion de personnes compétentes, l’autre, au contraire, reçoit deux importantes confirmations.

Si l’on se reporte au témoignage des personnes du temps, on voit que M. Boulage qui, resté secrétaire général du ministère des travaux publics avec M. Marie comme avec M. Trélat, était par là même très apte à bien juger la situation, déclarer « qu'après le départ d'Emile Thomas l’agitation fut plus grande aux ateliers nationaux ; des émissaires travaillaient les ouvriers » (1). M. de la Gorce dans son Histoire de la seconde République, reconnaît que l'administration de M. Lalanne n’a abouti à aucune amélioration sérieuse et que « malgré les assurances contraires l'esprit des ateliers nationaux se pervertissait de jour en jour davantage » (2).

Les faits ne manquent pas pour corroborer ces opinions. Nous pouvons en trouver, cités par M. Trélat lui-même. On projetait d'envoyer 500 ouvriers en province, et de les expédier en deux fois. Au lieu d’être 250 au départ du train du 23 juin on ne put guère en réunir qu’une cinquantaine(3) : c'était assu-

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