V. notamment La Vraie République, n° du 23 juin
On prit aussi la disposition suivante pour réduire le personnel des ateliers. Toutes les fois qu’un chantier privé manquerait de main-d'œuvre on offrirait ces places aux ouvriers des ateliers nationaux el s'ils ne les acceptaient pas, ils devaient être rayés des listes de contrôle. Les ouvriers se trouvaient donc obligés d'accepter les conditions imposées par les patrons quelles qu’elles fussent.
Les manifestations se multiplièrent. Le 22 juin eut lieu au Luxembourg une entrevue entre les délégués des manifestants et M. Marie, membre de la commission exécutive. Les pourparlers n’ayant pu aboutir, rendez-vous ful pris pour le lendemain 23 juin place du Panthéon, et les journées sanglantes commencèrent ({).
L'Assemblée nationale protégée par la troupe se réunit quand même, et devant la gravité des circonstances elle adopta le projet de décret que lui soumettait de Falloux (2). Il était concu en ces termes :
Art. 1%. — Les ateliers nationaux seront dissous trois jours après la promulgation du présent décret.
Art. 2. — Ne sont pas compris dans cette mesure
Ce
les ateliers de femmes.
1. Les plus intéressés au maintien des ateliers étaient assurément ceux qui y travaillaient, et, de l’aveu unanime, ils ne coopérèrent que dans une très faible mesure à l'insurrection. Ce furent surtout les habitués des clubs qui organisèrent les barricades et les combats, quoique pourtant il y eutencoreparmi eux bon nombre de véritables ouvriers sans travail. (Voir le Rapport Bauchart déposition Lalanne, Marie, etc.). C'était également l'opinion de Louis Blanc et de Thomas.