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MAISOiN DE SCIPION. 375
QUESTIONS RELATIVES \ LA MAISON DE SCIPION POSEES À L'ECONOME l'VU LE DEPARTEMENT DES HOPITAUX.
Mars 1790.
A. quelle époque remonte la destination actuelle de cette maison, et quel était son usage avant de servir de boucherie et de houlaiigerie à l'Hôpital Général ?
En quoi consiste rétablissement de Scipion, est-d borné au seul objet de la boucherie et de la boulangerie ?
Quelles sont les personnes employées à le régir, leur nombre, leurs traitemens, gages ou salaires ?
V cotte A,
Quels moyens sont employés pour distribuer chaque jour dans les différentes maisons de l'Hôpital Général le commestible préparé à Scipion ?
Cotte B et G , et D.
Quelles sont les règles de cette distribution, et sur quel ordre sont délivrées aux différents hôpitaujc les provisions dont ils ont besoin ?
Se trouvent sous le détail des cottes B , G et D.
Où, comment et par qui sont tenus les registres de cette consommation ?
lileni.
;i76 L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.
Quelles sont chaque jour les quanUtés consommées en pain, viande , etc., et quelle est, journée commune, la fart de chaque hôpital?
Ideui.
D'où et comment sont conduits â Scipion les bestiaux et farines ?
Idem.
Minute, Archives nationales, F'^ 1861.
LETTRE DE M. REGNARD, AINCIEN COMMISSAIRE AU CHATELET, e'cONOME DE SCIPION, À M. DE JLSSIEU, LIEUTENANT DE MAIRE AU DEPARTEMENT DES HÔPITAUX, LUI TRANSMETTANT L'ETAT DES PERSONNES NOURRIES DANS LA MAISON DE SCIPION.
1 y. mars 1790.
Monsieur de Jussieu, académicien, lieutenant de inaire.
Paris, ce 19 mars 1790.
Je m'empresse de vous faire passer l'état des personnes nouries dans la maison de Scipion que vous me demandez.
Je me suis servi pour cela d'un de nos états, tels que nous en dressons par chaque mois de l'année.
Pour plus d'éclaircissement, j'y ay mis les apostilles nécessaires pour désigner l'employ de chaque personne.
Vous y verres non seulement le genre et la quotité des nouritures, mais aussy les gages et apointemcns en marge.
S'il vous manque d'autres éclaircissemens , je me feray un devoir et un plaisir de vous les envoyer, aussitôt que vous me le ferez connoître.
J'ai l'honneur d'être avec respect, iMonsieur, votre très hmnble et très obéissant serviteur.
Regnard.
Minute, Archives nationales, F'^ 18G1.
LETTRE DE M. REGN4RD, ÉCONOME DE SCIPION, À M. DE JUSSIEL , LIEUTE- NANT DE MAIRE AU DEPARTEMENT DES HOPITAUX, LUI FAISANT PASSER LES DIVERSES NOTES QU'IL AVAIT DEMANDEES SUR LA MANUTENTION ET LE RÉGIME DE LA MAISON DE SCIPION.
a3 avril 1790.
M. de Justiicux, de l' Académie des Sciences, lieutenant de maire.
Ce aS avril 1790.
Monsieur,
J'ay l'honneur de vous faire passer les diverses nottes que vous m'avez demandées concernant la manutention de Scipion,son régime, le nombre des employés, leur travail et traitement, la préparation et distribution des vivres aux diverses maisons de l'Hôpital Général.
Chaque article, pour éviter confusion, est traité à part et dans une chemise cottée depuis A jusques à F.
J'ay l'honneur d'être avec respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Regnard.
ancien coniniissairo, oconome de Scipion. Minute, Archives nationales, F"" 1861.
L'Hôpital Général est fondé par édit d'avril iG5G. Page 6/i du volume intitulé Code général de l'Hôpital, est un extrait du procès verbal de deux conseillers au Parlement députés pour reconnoître l'état de l'Hôpital Général, il est en datte du 22 janvier i663, sept ans après l'établissement de l'Hôpital de i656.
H y est dit que dans la maison de Scipion sont 3 â femmes sans en fans et 16 Jilles qui travaillent, 5 0 femmes grosses , lâj nourices, 200 enfans au pain, 1 1 officiers.
Voilà l'ancienne et primilive destination de Scipion.
Mais depuis (juand cette destination a-t-elle changée, depuis quand
cette maison est-elle devenue la maison des commcstibles, c'est ce que j'ignore.
La maison de Scipion est bornée au seul objet de la boucherie, de la boulangerie, de la fabrication et fourniture de chandelle et du vin, non pas (pour le vin) qu'il s'y en tienne le magasin général, au contraire le vin se transporte à l'instant de son arrivée dans chaque maison , mais uniquement parce que c'est dans cette maison qu'il se paye et qu'on y tient l'état général des consommations de chaque maison, d'après les relevés qu'elles y envoyent.
Les cottes A, B, C, D, E, F comprennent les moyens employés pour la distribution des commestibles dans les maisons de l'Hôpital Général, les règles de cette distribution, sur quels ordres elle se fait, où et par qui sont tenus les registres relatifs, les quantités consommées chaque jour.