TABLEAU DES ETABLISSEMENTS QUE LES SOEURS DE LA CHARITE
OCCUPEÎST À PARIS.
Mai 1791.
L'infirmerie de l'Hôtel royal des Invalides.
L'hôpital des Incurables.
L'hôpital des Petites-Maisons.
L'hôpital des Enfans-Trouvés Notre-Dame.
L'hôpital des Enfans-Trouvés, faubourg S'-Antoine.
L'hôpital de S'-Nom de Jésus.
L'hospice de S -Jacques du Haut-Pas.
L'hospice du Roule.
Paroisses S-Benoist, S -Etienne du Mont, S'-Eustache, S'-Gerniain l'Auxerrois, S'-Jacqucs la Boucherie, S -Hippoly te, supprimée, S'-Leu, S'-Louis en l'Isle, S'-Martin, S'-Merry, S^-Médard, S'-Jean en Grève, S-Gervais, S'-Paul, S'-Nicolas des Champs, S-Boch, S'MMargucrite, S -Nicolas du (^hardonnet, S'-Sauveur, Notre-Dame Bonne-Nouvelle, S -Sulpice, S -André des Arts , la Madeleine l'Évéfpie, du Gros-Caillou, l'hospice de Liesse, paroisses S-Jacques du Haut-Pas, S-Cosme, supprimée.
Les sœurs des paroisses de S -Germain l'Auxerrois, S -Etienne du Mont, S-Leu, le Gros-Caillou et S -Nicolas du Chardonnet ont été obligées de se retirer pour éviter les mauvais traitements et les insulles qu'elles avoient déjà éprouvées.
AOTTE DES MAISONS OÎl LES SOEURS ONT ETE LE PLUS MALTRAITEES.
S'*-Marguerite a été une des premières paroisses où les sœurs ont été assaillies à répétition d'une foule de brigands. La supérieure, âgée de H6 ans, a été foulée aux pieds, frappée, blessée à l'œil, on l'a rapportée à la principale maison où elle a reçue l'extréme-onction, plusieurs sœurs de la même maison ont essuyé les plus humiliantes insultes.
La Madeleine a été également maltraitée par plus de 9,000 brigands qui se sont jettes sur les sœurs, dont une des plus jeunes témoigne qu'elle préféroit qu'on la fît mourir plutôt que d'être en proie aux traitements dont elle étoit menacée.
S'-NicoLAS des Champs n'a pas été épargné, on a voulu forcer les portes, les sœurs y ont été molestées vivement, poursuivies avec insultes dans les visites de leurs malades.
S-RocH. Les sœurs y ont éprouvé des traitements inouis, ayant formé leurs portes, on a cherché à passer par les fenêtres pour exé-
cuter les traitements qu'on leur réscrvoit et pour lequels les brigands avoient déjà été bien payés. La persécution a duré plusieurs jours.
S-Germain l'Acxerrois. Cette paroisse s'est distinguée par la persécution la plus vive, par les huées, les insultes, les menaces envers les sœurs qui ont été forcées de se retirer de cette maison, et pour comble d'injustice on s'est refusé à leur rendre ce qui leur appartcnoit, comme linge, habits, enfin ce qui étoit à elles et acquis à leurs frais.
S'-Étienne du Mont. Les sœurs ont été également obligées de se retirer, toujours pour les mêmes causes, et toutes les maisons de Paris sont dans les plus vives alarmes.
Minute, Archives nationales, F" /171.