SALLES DE FEMMES
Sainte-Martine et Sainte-Geneviève
Saint-Landry (femmes grosses)
Sainte-Thérèse (la Crèche)
Sainte-Marthe ^
Saint- Jean, Sainte-Elisabeth et les Saints-Anges.
Notre-Dame
Sainte-Madeleine et Sainte-Agathe
Sainte-Anne
Saint-Lazare
Sainte-Claire
Sainte-Agnès
Sainle-Clolilde
Totaux
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RECAPITULATION.
Les grands lits des salles d'hommes et de femmes pour les malades
et les domestiques montent à 67/1
Les lits à cloison des salles d'hommes et de femmes pour
les malades et les domestiques montent à 176
Les petits lits des salles d'hommes et de femmes pour les
malades et les domestiques montent à Sjà
Les berceaux d'enfants montent à -77
Total général des lits de différentes espèces garnissant
les salles de l'Hôtel-Dieu 1,701
OBSERVATIOX.
Dans un bâtiment au-dessus du Pont-au-Double, ci-devant connu SOUS le nom de Maison des Convalescentes, 58 domestiques mâles occupent ào lits à cloison et 18 petits.
Les filles de la chambre d'en haut couchent aussi dans un bâtiment particulier.
Minute, Archives nationales, F'^ 1861.
LETTRE DE M. DE LA MILLIERE, INTENDANT DES FINANCES, AUX ADMINIS- TRATEURS DE L'HÔTEL-DIEU, DECLARANT QUE M. NECKER RECONNAIT L'ORDRE ET LE ZELE APPORTES PAR EUX DANS LA GESTION DU BIEN DES PAUVRES.
a8 avril 1790.
Le premier ministre des finances a reçu, Messieurs, la lettre et les états que vous lui avés adressés et dont vous avés bien voulu m'envoyer des copies. Sur le compte que je lui ai rendu des détails contenus dans les pièces, ainsy que des résultats, le ministre a reconnu avec satisfaction l'ordre et le zèle que vous avés toujours aportés dans-
la gestion du bien des pauvres, et c'est une justice qu'il n'a jamais cessé de rendre à votre administration. Il auroit bien désiré être à même de faire ce que vous lui demandés, mais vous aurez sûrement prévu que l'état des affaires y mettoit obstacle pour le moment; il y a lieu néantmoins d'espérer que les circonstances deviendront moins difficiles, et vous devés être persuadés, Messieurs, qu'alors le ministre sera disposé à venir, s'il est nécessaire, au secours d'un établissement qui intéresse aussi essentiellement l'humanité.
J'ai l'honneur d'être avec un sincère attachement, etc.
Minute, Archives nationales, F'* 9 33.
r 1 ] LETTRE DES ADMIMSTRATEURvS DE L'HÔTEL-DIEU À M. DE LA MILLIERE , EXPOSANT LA SITUATION CRITIQUE DANS LAQUELLE ILS SE TROUVERAIENT, ATTENDU L'ÉTAT DE DETRESSE DE CET HOPITAL, PAR L'ACQUIT DES VINGTIÈMES DE SES MAISONS, QUI ENLEVERAIT UNE SOMME DE PLUS DE 30,000 LIVRES SUR SES REVENUS.
12 mai 1790.
Paris, ce 12 may 1790.
Monsieur,
Nous venons de recevoir plusieurs avertissemens pour le payement des vingtièmes de quelques-unes des maisons appartenant à l'Hôtel- Dieu, ils vont sans doute être suivis de pareils avertissemens pour toutes les autres.
Vous savez. Monsieur, que l'Hôtel-Dieu jouissoit de l'exemption de cet impôt bien moins à titre de privilège qu'à titre d'aumône, de dotation et de la portion contributive de l'Etat à une des dépenses les plus sacrées qui soit à sa charge.
Vous n'ignorez pas non plus. Monsieur, l'état de détresse où se trouve actuellement cet hôpital, nous avons eu l'honneur de vous le remettre sous les yeux dans les observations qui étoient jointes aux états de recette et de dépense que nous avons eu récemment l'honneur de vous adresser. Seroit-ce dans l'instant où le gouvernement gémit d'être dans l'impossibilité de donner à cet établissement de
nouveaux secours, qu'on lui enlèveroit une somme de plus de 3 0,000 livres sur ses revenus, indépendamment de ce qu'il va être obligé de payer sur les biens de campagne.
Vous prévoyez. Monsieur, quelles en seroient les suites funestes, nous vous supplions donc par l'intérêt que vous avez toujours pris à cet hôpital, de l'amélioration duquel il ne s'agit plus, mais de son existence même, de prendre les mesures que votre sagesse vous inspirera pour lui éviter une perte qui accéléreroit sa ruine.
Nous sommes avec respect. Monsieur, vos très humbles et très obéissans serviteurs.
Les adminislraleurs de l'Hôiel-Dieu,
(Signé): Le Couteulx de Vertron, Dupont, de Tilière, Bodllenois, Martin, Robineau d'Ennemont, Silvestre de Sacy.
P.-S. Nous venons d'apprendre c|ue les mêmes avertissemens ont été donnés à l'hôpital des Incurables.
En tête de la lettre se trouve la note suivante, de la main de M. de la Millière : ffLes administrateurs de i'Hôtel-Dieu, que j'ai vn hier, exposent qu'il leur est dû environ 600,000 livres d'arre'rages de rentes sur la Ville et demandent à payer en quittances. L'objet des vingtièmes pour leurs maisons de Paris semble être de 3o,ooo livres à peu près. Ce hù may 1790.75
Original signé, Archives nationales, F'^ 233.
[îi] RÉPONSE DE M. DE LA MILLIERE AUX ADMINISTRATEURS DE L'HOTEL- DIEU, MONTRANT L'IMPOSSIBILITE DE SOLDER LES VINGTIEMES DE LEURS MAISONS AVEC DES QUITTANCES DES ARRERAGES DES RENTES SUR LA VILLE DUES À L'HÔTEL-DIEU.
h juin 1 790.
Le h juin 1 790.
Le nouvel ordre établi. Messieurs, pour la répartition des impositions et la suppression de tous les privilèges et exemptions ne permettent aucune exception , et les biens des hôpitaux doivent être conséqueniment assujettis à la loi générale. Cette nouvelle charge pourra
être fort onéreuse à une grande partie des élablissomens de charité, dont les revenus suffisent à peine à leurs dépenses, mais ils auront la ressource de s'adresser aux assemblées de leur département pour obtenir des indemnités, et il y a lieu de croire qu'elles leur seront accordées toutes les fois que les besoins des pauvres rendront ce secours absolument nécessaire. Telle est la marche que vous avés 5 suivre, Messieurs, si vous vous croyés fondés à former à cet égard des réclamations. Vous m'avés instruit de la masse considérable d'arrérages qui vous sont dûs de vos rentes sur la Ville et vous m'avés fait part du désir que vous auriés d'être admis à payer les vingtièmes de vos maisons de Paris avec des quittances de ces mêmes arrérages. J'aurai l'honneur de vous observer, Messieurs, que cette espèce de compensation a bien été autorisée pour le payement de la contribution patriotique, qui par sa nature et son sujet étoit susceptible de cette facilité en faveur des contribuables, mais que cela est impratiquable pour l'acquit des impositions ordinaires, qui à raison de leur destination exigent indispensablement que le payement en soit effectif, il convient donc que vous renonciés à ce projet, qui est absolument inadmissible. Je crois devoir vous faire repasser des avertissemens de vingtièmes que le receveur de l'hôpital des Incurables m'avoit adressés de votre part et dont je n'ai aucun usage à faire. J'ai l'honneur d'être, etc.
PLAN POUR LA SUPPRESSION DE L'HOTEL-DIEU ET L'ETABLISSEMENT DE NEUF HOSPICES, PRESENTE PAR LE SIEUR MCOLSON, AVOCAT.
17 mai 1790.