OPÉRATION PRÉLIMINAIRE
Après qu'il aura été dressé procès-verbal de tous les titres, contrats et baux de toute espèce, appartenants audit Hôtel-Dieu, et que la vérification sera faite, ils seront transportés aux archives de la nouvelle Administration, pour y être déposés et enregistrés.
Gomme les fonds seront uniquement employés a la dépense et entretien des hospices, il y aura une caisse particuhère, qui ne sera ouverte que pour eux.
120 L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARLS.
Eile sera fermée avec les mêmes précautions que celles que l'on a désignées pour mettre en sûreté le trésor des pauvres.
Au premier compte-rendu, on acquerrera la preuve que ces revenus sont considérables, et qu'ils auroient dû ne plus rien recevoir des bienfaiteurs, mais les engager à porter leurs regards sur les bôpitaux nombreux et mal dotés.
D'un autre côté, le chapitre des économies surprendra d'autant plus que l'on aura dépensé davantage fructueusement et pour le bien de l'humanité, mais qu'ayant écarté tous ceux qu'il falloit payer trop cher, il restera encore une somme très forte, qui sera balancée avec celle que l'on prétendoit effectuer réellement.
Minute, Archives nationales, DIVA9, n° iSgg.
RECEPTION AU COMITE DE MENDICITE DE DIVERS MEMOIRES, REGLEMENTS ET ÉTATS TRANSMIS PAR LES ADMINISTRATEURS DE L'HOTEL-DIEU.
19 mai 1790.
Du mercredy 19 may 1790.
Il a été reçu de Messieurs les administrateurs de l'Hôtel-Dieu les pièces cy après, savoir:
1° Un mémoire sur l'Hôtel-Dieu de Paris ^^>;
2° Règlement pour le service des nouvelles salies dudit Hôtel, et instructions pour les chirurgiens de départements;
3° Réflexions sur la plurahté des malades dans un même lit;
^'' Le Bureau de l'Hôtel-Dieu, dans sa séance du 28 avril, prit connaissance d'une lettre du Comité de mendicité , en date du 27 avril, qui annonçait sa prochaine visite à l'Hôtel-Dieu et demandait aux administrateurs l'envoi <t des règlemens , tant de police que d'économie r>, de cet hôpital; pour donner satisfaction à celte requête, le
Bureau chargea MM. Bouiienois, Martin et Silvestre de Sacy de rédiger «im mémoire instructif sur la fondation et l'objet de l'Hôtel-Dieu , sur son administration et sur la manière dont les pauvres malades y sont reçus et traités». (Cf. L. Brièle, Délibérations de l'ancien Bureau de l'Hôtel-Dieu , t. II, p. -371.)
/i° Quatre étals, dont le premier contient les personnes employées et nourries à l'Hôtel-Dieu ainsi qu'à l'hôpital St-Louis.
Le deuxième est le résumé du nombre des malades et des personnes de communauté nourries tant à l'Hôtel-Dicu qu'à l'hôpital St-Louis pendant 8 années.
Le troisième contient les lits de différentes espèces étant étal)lis auxdits Hôtel et hôpital, et le quatrième est le revenu de l'Hôtel- Dieu de Paris au i" janvier 1789.
Il a été écrit à M. de La Michodière pour en obtenir tous les renseignemens qu'il peut avoir en sa possession.
Extrait, Archives nationales, AF*i i5, fol. i3 r°.
Du mercredy 3 juin 1790.
M. l'évêque de Rhodèz a fait un rapport sur l'Hôtel-Dieu, d'après la visite qui a eu lieu dans cet hôpital le 2 1 mai au matin.
Extrait, Archives nationales, AF*i i5, fol. 16 r".
PROJET ÉCONOMIQUE DE REFORME ET D'ARRANGEMENT POUR L'HOTEL-DIEU, PRÉSENTÉ À L'ASSEMBLÉE NATIONALE PAR LE SIEUR YVON, MÉDECIN À SAINT-GERMAIN-EN-LAYE .
12 juin 1790.
A nos seigneurs du Comité des pauvres , députés à l'Assemblée Nationale.
Le 12 juin 1790.
Depuis bien des années tous les citoyens honnêtes gémissent sur les inconvéniens nombreux qui existent dans l'organisation de l'Hôtel- Dieu de Paris, principalement sur ceux qui résultent de la surcharge des individus entassés dans cette maison, dont l'air continuellement empreint de vapeurs méphitiques est plus capable de prolonger les maladies, même de les empirer, même de donner la mort, que de procurer la guérison.
Pour obvier à ce désordre, on a proposé de multiplier les hôpitaux et d'en construire d'une forme plus salubre; le dérangement des finances n'a point permis d'adopter, encore moins d'exécuter aucun de ces projets, tous fort dispendieux.
Dans la position actuelle, où l'on suprime beaucoup de maisons religieuses très inutiles et dont la vente seroit vraisemblablement peu avantageuse, ne pourroit-on pas en faire servir quelques-unes à la décharge de l'Hôtel-Dieu? à y placer plusieurs classes d'infortunés qui y sont reçus et qui naturellement ne devroient pas s'y trouver?