HOSPICE DE L'EST 011 SAINT-ANTOINE
RAPPORT DE CLAVAREAU. ARCHITECTE DES HOSPICES CIVILS, À LA COM- MISSION DES SECOURS PURLICS SLR LES MOYENS DE DONNER DE L'EX- TENSION À L'HOSPICE SAINT-ANTOINE, AVEC LETTRE D'ENVOI.
8, i4 messidor an m.
Paris, 8 messidor an 3° de la République française.
Pour remplir les vues de la Convention nationale qui, par un décret, a ordonne cpi'il serait formé de la ci-devant abbaye Antoine un hospice capable de recevoir deux cents malades de ce quartier, et pour mettre la Commission des secours en état d'exécuter ce projet, conformément au désir qu'elle a témoigné de donner à cet établissement intéressant sous tous les ra2)ports, non seulement toute l'extension dont il est susceptible par sa localité et par les accessoires dont il est entouré, dont la capacité permet d'y établir au moins trois cents lits de malades, et de profiter des moyens faciles que la Nation a entre les mains d'y joindre les promenades et l'air qui est toujours si nécessaire dans un hospice,
Je propose à la Commission de former sur la rue Antoine une rue qui arrivera directement en face l'hospice.
Pour faire cette opération, il sullit : i" de démolir deux petites maisons nationales, A, qui ne sont pas vendues, ensuite de démolir l'église, B, qui servait au couvent, laquelle pourrait être démolie d'après le mode de l'église des Cordehers, et dont le produit de la vente tournerait au profit de l'hospice.
La Commission des travaux publics serait chargée de cette vente et les sommes en provenant seraient employées à compléter toutes les
améliorations do ce bâtiment. Cette démolition procurerait un triple avantage au Gouvernement :
1° Elle donnerait à cet hôpital la direction et l'extension qui lui est nécessaire pour l'air, la salubrité et sa sûreté.
q" Lui donnerait par la vente des matériaux de l'église les moyens de construire les accessoires indispensables de cet hospice sans puiser de nouveaux fonds au Trésor public, car, suivant le détail que j'en ai fait, elle doit être vendue très cher, vu la cherté de tous les matériaux (jui en sortiront.
3° Cette démolition procurerait la ressource de la vente de plus de y 0 0 toises de terrains vagues, marqués G, que laisserait aux Domaines nationaux la suppression de cette église, ([ui seraient vendus plus de i,5oo.ooo livres, sans compter la plus-valeur qu'acquérerait le terrain d'une petite chapelle, marqué D, qui se trouverait avoir face sur deux rues, et les terrains sur la longueur et au-devant du bâtiment de rhoSj)ice, qui auraient également vue sur une nouvelle rue qui longerait l'hospice, tel que je l'ai indiqué sur le plan.
Il reste maintenant à répondre à la Commission sur les moyens de donner à cet hospice un jardin propre à faire un promenoir pour chaque sexe.
Il ne faut pour cela que prendre en avant du bâtiment, côté des marais, un espace de 27 toises, ce qui fera que le mur de clôture se prolongera le long d'une petite allée d'arbres, indiquée sur le plan, et, en retour, suivant la longueur et la largeur désignées sur le plan accepté par la Convention.
Par cette disposition, ces jardins auront chacun environ i arpent et procureront à l'hospice une promenade, pour les malades, agréable, bien aérée et nécessaire au rétablissement de leur santé; elle empêchera aussi l'inconvénient que les constructions élevées que pourraient laiic les acquéreurs des terrains voisins, qui sont également natioiiauv. ne musent à la rirculalion de l'air, si utile à un hôpital.
Il est aussi très instant <jue la Conmiission prenne les précautions d'usage, afin qu'elle jouisse dans peu des corps de bâtiments qui ouf <'l(' recoruius par cllr indispensables pour les <'nq)l()yés qui doivent être logés à l'hospice lors de riusiallatiou. (îes petits hàliuicnts son! aussi