HOSPICE SAINT-A^TOINE
nécessaires pour la cuisine, la pliarniacic, magasins, bûchers, etc. Quelques-uns de ces corps de bâtiment doivent être di'molis et distribués, soit en passage pour l'arrivée des malades à couvert, soit en communication de la cuisine et de la pharmacie. C'est pourquoi il est très nécessaire que la Commission donne dans ce moment les ordres au principal locataire, afin qu'il en avertisse les différents locataires qui occupent ces petils logements, qui devront être libres au i'"'" vendémiaire prochain, époque de la fin de leurs baux. Il résulte de tout ce qui est dit ci-dessus qu'il faut demander :
i" La démolition des deux petites maisons qui doivent servir à faire la rue de l'hospice, et qui est indispensable;
2° Celle de l'église, suivant le mode de celle des Cordeliers;
3" La superficie du jardin également indiqué dans ce rapport; et enfin le congé à donner très promptement aux locataires qui occupent les petits logements destinés aux employés de l'hospice , à la cuisine, etc.
Tel est le rapport que la Commission m'a demandé sur les moyens de donner à l'hospice Antoine toute l'extension dont il est susceptible par sa position. L'ait à Paris, ce 8 messidor an 3* de la République française.
(Signé) : Clavareau.
Les surveillants ont reconnu la nécesité des extensions proposées au projet d'établissement de l'hospice Antoine; ils estiment qu'il est indispensable et très urgent d'en concerter l'exécution avec les Commissions des domaines et des travaux publics.
ik messidor an 3\
(Signé) : Levasseur, Thouret.
Au citoyen Rondelet.
th messidor.
Je vous adresse, citoyen collègue, le plan de la ci-devant abbaye Antoine et les observations du citoyen Clavareau sur les extensions à donner à l'hospice qui doit y être établi. Je vous invite à me commu-
niquer votre avis sur le tout et à m'instruirc si les plans du citoyen Clavareau rentrent dans les extensions projetées lors de la dernière visite que nous avons faite des l)âtiments; alors jo donnerai l'auloris;!tion nécessaire pour les mettre à exécution. Salut et fraternité.
Original signe et niinnle (3 p.), Archives iialionales, F'^ 207.
LETTRE DE LA COMMISSION' DES TRAVAUX PUBLICS À CELLE DES SECOURS PUBLICS, DÉCLARANT APPROUVER LES DISPOSITIONS PROJETEES PAR L'AR- ClilTECTE CLAVAREAU, TOUT EN SE BORNANT À L'EXECUTION DES TRA- VAUX LES PLUS URGENTS, AVEC REPONSE, INSISTANT POUR PROCEDER DE SUITE À LA DÉMOLITION DE L'ÉCLISE ET AUTRES RATIMENTS.
96 incîsitloi-, 1" tlieraiiJoi' an m.
La Commission des travaux publics à la Commission des secours publics,
Paris, le 26 messidor, l'an S" de la République française, une el indivisible.
[1] Nous avons examiné, citoyens collègues, le plan et les observations du citoyen Clavareau, que vous nous avez envoyés sur les extensions à donner à l'hospice qui doit être établi dans la ci-devant abbaye Saint-Antoine, en vertu d'un décret de la Convention nationale.
Les dispositions proposées par le citoyen Clavareau sont ciïeclivement conformes au résultat des observations que nous avons faites sur les lieux conjointement avec vous , et nous ne pouvons que les approuver ; mais nous pensons qu'il faut, en altendanl un instant plus favorable, se borner seulement dans ce moment à l'exécution des travaux les plus urgents.
(Signé) : Rondelet.
HOSPICE SAfNT-ANTOTNE. 41
A la Commission des travaux publics.
t" iberniidor.
[9] Par votre lettre du 26 messidor, vous nous marquez, citoyens collègues, que les dispositions proposées par le citoyen Clavareau pour les extensions à donner à l'hospice Antoine sont conformes au résultat des observations que vous avez faites, conjointement avec nous, sur les lieux, et que vous ne pouvez que les approuver, mais que vous pensez qu'il faut, en attendant un instant plus favorable, se borner seulement dans ce moment à l'exécution des travaux les plus urgents. Nous vous observons, à l'égard de cette dernière observation, que les extensions à donner à l'hospice sont indispensables; les dispositions à faire en conséquence réunissant votre approbation, rien ne doit plus en arrêter l'exécution; elles doivent être considérées comme travaux des plus urgents, attendu qu'en en différant l'exécution , ce serait manquer entièrement le but du nouvel établissement. Au surplus, ces dispositions ne sont en partie que relatives à des démolitions, il ne s'agit point de constructions nouvelles et dont la dépense pourrait être un motif de suspension. La République, au contraire, ne peut que tiror un grand avantage de leur prompte exécution. Nous vous invitons en conséquence à vous réunir à nous pour la démolition de l'église et autres locaux dont est question, et en obtenir la vente dans le plus court délai par la Commission des revenus nationaux, avec laquelle nous allons nous concerter en conséquence.
Vous avez omis de nous renvoyer les observalions et plan y relatif du citoyen Clavareau; nous vous invitons à nous les transmettre avec votre réponse, attendu qu'ils nous sont nécessaires poursuivre l'exécution des dispositions y énoncées.
Salut et fraternité.
Originnl signé ot miniit!^ (9 p.), Archives nationales, F'^ 257.
/i2 L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.
MÉMOIRE DES JARDINIERS MARAICHERS, EXPROPRIÉS DE PARTIE DE LEURS TERRAINS DANS L'ENCLOS DE L'ANCIENNE ABRAYE DE SAINT-ANTOINE- DES-CHAMPS, À LA COMMISSION DES SECOURS PURLICS , ET RAPPORTS DE L'ARCHITECTE CLAVAREAU AINSI QUE DES COMMISSAIRES DES HOPITAUX À L'EFFET DE FIXER LE CHIFFRE DES INDEMNITES.
a-î incsidor-G friuliilor nn m.
A la Commifisio)) des secours.
^1 messidor (an 3).
Citoyens,
[i] Les citoyens Lépine père, Détrouxelle et Mabille, tous jardiniers maraîchers, exposent que tenant différents arpents de terre en marais, situés dans l'enclos do la ci-devant abbaye Sainl-Antoine-des- Champs, grande rue du Faubourg-Antoine, par baux des biens nationaux, lesdils terrains en pleine culture et engrais, tant par eux que par leurs locataires, les bâtisses de murs de clôture, que l'on fait et va faire dans lesdils terrains pour enclore le nouvel hospice qui y est décrété, leur ôtant au total la quantité d'environ 1,000 toises superficielles de terrain tout couvert de légumes, arbres à fruits et autres, ils réclament et il est juste qu'ils obtiennent :
1" Le remplacement du terrain qu'on leur ôte par autant dans un autre endroit dudit enclos;
9° Indemnité de non-jouissance et nouvelle culture et engrais;
3° Le [)ay('incnt, à dire d'expert, et avant (|u'il soit touché ;'» leur terrain, de tout ce qui ost dessus ledit terrain en plantation, suivant la prisée qu'ils vous prient d'en faire faire incessamment, déclarant qu'ils ne laisseront pas toucher h loin- terrain et propriété que cela ne soit fait.
( Signé j : Di-m'imni:, Mabim.k, Detroussel.
En lôlo 50 Ironvp rollf noio : rKiivoyor co mrmoirc l\ la Conuiiissioii dos ro\o~ iiiis nalioiiaiix.n