HOSPICE SAINT-ANTOINE
Clfirrircau, architecte (Jes Jioapices civils, à In Commission (Jes secours publics.
[a] Je niels sous les yeux de In Couiuiission le rapport des cxpei'ls uomniés tant par la Commission que parles locataires des marais l'orniaul le terrain destind à servir de promenade aux malades des deux sexes de riiospice Antoine.
J'observe à la Commission qu'au premier article, de Lépine père, à l'accolade marquée en rouge, le service de l'hospice permet que les /joo rosiers en pot ne soient transportés que dans le courant d'octobre; en conséquence, il doit lui être déduit la somme de 820 livres sur les h 00 qui sont portées sur le rapport des experts, ce qui réduit le montant de Tostimalion de Lépine père, à la somme de.. 7,o38<^
Quant à Rimblot qui forme la seconde estimation , il est porté dans le rapport une somme de 5,ii4 livres pour arbres en pépinière, qui effectivement seraient perdus si on les déplantait en ce moment, mais, comme le service de l'hospice peut permettre qu'on ne les déplante que dans un temps utile, le locataire consent à les reprendre à cette époque au prix de l'estimation portée dans le présent rapport, ou que, s'il ne trouve pas de terre pour les planter, on les mettra h l'encan; en conséquence, cette somme restera à la Commission, c'est pourquoi le citoyen Rimblot recevi'a toute la somme portée au rapport, montant à 7,988^13'
Le citoyen Deslroucelle 5,336*^ 10'
Le citoyen Mabille 2,779^
et le citoyen Sauberl , locataire principal des maisons de la ci-devant
abbaye, pour l'objet porté dans ledit rapport, celle de boh^
Ce qui fait en tout la somme de 22,989^ 3'
que je prie la Commission de faire payer aux nommés Lépine, Rimblot, Detroucelle, Mabille et Saubert, pour les indemnités qui leur sont dues pour les objets énoncés dans le rapport ci-joint, ainsi que celle de 5oo livres pour l'expert. A Paris, ce 28 thermidor an 3° de la République française, une et indivisible.
(Signé) : Clavareau.
Le 6 fructidor do l'an trois de la République, une et indivisible.
[3] La Commission des secours publics, à la disposition de laquelle les bâtiments de la ci-devant abbaye Saint-Antoine ont été mis, par décret de la Convention nationale du 28 nivôse an 2% pour y établitun hospice de malades, a reconnu la nécessité d'attacher à ce nouvel hospice un jardin propre à servir de promenoir pour les malades dos deux sexes, et pour l'exécution de cette mesure, de prendre en avant du bâtiment du côté des marais un espace de 27 toises, au moyen de
/j^i [/ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.
(|Uoi un niiir do clùtiiro serait dressé et se prolongerait le long d'une petite allée d'arbres indiquée sur le plan en retour, suivant la longueur et la largeur désignée sur ledit plan; mais elle a reconnu, d'un autre côté, qu'avant de rien entreprendre il convenait d'acheter les légumes, fumiers et denrées appartenant aux locataires des portions de terrain destinées aux promenoirs dont il s'agit. Pour connaître le prix de ces objets, la Commission a autorisé le citoyen Dieu, jardinier, à se rendre sur les lieux, pour, conjointement avec les propriétaires, en faire l'évaluation.
Il résulte de son rapport que les semences, légumes, fumiers et autres denrées de cette nature existant sur les portions de terrain qui doivent se trouver enclavées dans le mur qui sera construit, font un objet de 17,821 livres 3 sous à payer, savoir :
Au citoyen Delépine 7.088^
Au citoyen Rimblot 9,17/1^ 1 3'
Au citoyen Destroucelle o,33G^ 10'
Au citoyen Mabile 2,7 7 2^
Au citoyen Desaubert boh^
Le citoyen Clavareau, architecte, chargé des travaux de l'hospice Antoine , ayant pris connaissance de cette évaluation et en ayant reconnu la justice, les surveillants des hospices de Paris proposent à la Commission d'autoriser les économes des hospices de l'Unité, des Incurables, des Petites-Maisons et de l'Hôtel-Dieu d'acheter des citoyens ci-dessus dénommés les légumes, herbes et denrées qui se trouvent sur le terrain qui doit servir de promenoir aux malades de l'hospice, et de leur en payer le prix suivant l'évaluation qui en a été faite par l'operl nommé j)ar la (Commission.
Fait et proposé le six fructidor de l'an trois de la République.
(Signé :) Thouret, Levasseur.
Approuvé : Dernieau.
Originaux signés (.3 p.), Arcliivcs nationales, F" a^)-].
sure
llUSPIGE SAl.NT-ANTOINE. 45
AHRÊTÉ DE lA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS, De'cIDWT L'ÉTABLISSK- MENÏ DE FROMENOinS POLU LES MVL.VDES DE L'HOSPICE S VINT-AMOINK SLR LES MARAIS DE'PENDAiNT DE L'ANCIENNE ABBAYE, ET LE REGLEMENT DES INDEMNITe's AUX LOCATAIRES.
Friiclidor an m.
La Commission des secours publics, considérant qu'il importe d'as- 'er à riîospicc Antoine l'air et la salubrité nécessaires; considérant pareillement qu'il est indispensable de procurer aux malades des lieux où ils puissent librement se promener; considérant enfin que des promenoirs bien disposés et bien aérés ne peuvent que contribuer au rétablissement de leur santé, a arrêté ce qui suit :
Art. 1''. Il sera, sans délai, disposé pour les malades des deux sexes de l'hospice Saint-Antoine des lieux propres à leur servir de promenoirs.
Art. 2. Il sera pris à cet efï'et et réuni aux bâtiments de l'hospice un espace de 2 7 toises de terrain sur les marais dépendants de la cidevant abbaye Saint-Antoine, sur lequel espace .sera construit un mur de clôture qui se prolongera le long d'une allée d'arbres et en retour, suivant la longueur et la largeur désignées sur le plan accepté par la Convention.
Art. 3. Les locataires des marais dont est question enlèveront, sans délai, les légumes et autres denrées parvenus à leur degré de maturité et qui se trouveront sur les portions de terrains destinées aux promenoirs. A l'égard des autres légumes et denrées qui ne peuvent être en ce moment récoltés, ils seront acquis au profit du Grand Hospice et remboursés sur les fonds mis à la disposition de la Commission. La valeur en demeure déterminée à la somme de 17,820 livres, qui leur sera payée, savoir :
Au citoyen Delépine 7.o38"
/i6 L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.
Au citoyen Rimbiot 2,1 7/1^ i 3'
Au citoyen Delrouccllo 5,330^ 1 0'
Au citoyen ALibile 3, ■722^^
Au citoyen Desaubert 5 0/1^
Art. /j. Ne sont pas compris dans cette vente environ /loo rosiers en pot appartenant au citoyen Delépine, l'un d'eux, en ce que le service de l'hospice n'en exige le déplacement (jue dans le courant de vendémiaire prochain. Le citoyen Delépine pourra sans inconvénient, à cette époque, les transporter 011 bon lui semblera.
Art. 5. Ne sont pas également compris dans la vente les arbres en pépinière appartenant au citoyen Rimbiot, la déplantation n'en étant point, quant à présent, nécessaire; le citoyen Rimbiot en restera propriétaire et sera libre de ne les enlever que dans un temps utile.
Art. 6. Ces dispositions seront soumises à l'acceptation de chacun des locataires, et, au moyen de leur exécution complète, ils ne pourront à l'avenir exercer aucunes répétitions, ni réclamations cjuelconques.
Fait et arrêté par la Commission des secours publics, le fructidor an trois de la République.
Minule, Arcliivos nationales, F'^ ^57.
KEQlJ^rrE DU CITOYEN LI\Rt), BLANCHISSEUR DE L'HOSPICE DL ROI LE, À L'1;FKET D'OBTëNUI L'E.MREI'RISE DL BLANCHISSAGE DES DEUX NOUVEAUX HOSPICES DES FAUBOURGS SAINT-JACQUES ET SAINT-ANTOINE.
'S fructidor an m.
A In Commission des secours j)iil)lics.
A l'aris, le 3 frticlidor, Tan .T ilc la Répnhiiqno françaisfi, une et imlivisihli?.
Le citoyen Liard, blanchisseur de l'hospice du Roule, instruit (pi'il s'établit deux nouveaux hospices, l'un au faubourg Saint-Jac(|nes et l'autre au fauljourg Saint-Antoine, vous prie de lui accorder l'enlre-
HOSPICE SAINT-ANTOINE. kl
prise (lu l)lancliissage de ces deux liosj)ices. Il peut vous assurer (lu'll en fera le service avec le même zèle et la morne exactitude qu'il aj)porl(3 à celui cpii lui est déjà confié.
En tète de la requête : rr A représenter lors de l'organisation de l'hospice Antoine. h friictiilor an 3.i
OriginnI, Archives nilioinlcs, F'-" aôy.
LKTTIŒ DE L.\ COMMISSION DES SECOURS PUBLICS AU CITOYEN GENTIL, LE PRIANT DE SE CONCERTER AVEC LE CITOYEN CLAVAREAU, ARCHITECTE, AU SUJET DE L'EXTENSION DE L'HOSPICE SAINT-ANTOINE.
i" complémentaire an ni.
La Commission des secours publics au citoyen Gentil, aux Domaines nationaux.
Paris, i" complémentaire an 3".
La Convention, citoyen, ayant, par un décret, affecté la ci-devant abbaye Antoine pour former un bospice de malades destiné au quartier et pour diminuer d'autant le nombre de ceux de l'Hôtel-Dieu, où ils sont en trop grand nombre, nous venons d'adopter les moyens proposés par l'architecte de cet hospice et concertés avec la Commission des travaux publics pour donner plus d'air et des issues plus directes et moins obstruées à cet hospice, et qui procureront également l'extension nécessaire pour porter le nombre des malades à 3oo, au lieu de 180. Ces moyens consistent à démolir : 1° l'église qui est sur le terrain propre à faire une rue en face ; 2° deux petites maisons sur la rue Antoine, et enfin plusieurs petits corps de logis qui deviennent inutiles et qui sont sur le terrain dont on doit faire une cour plus vaste à cet hôpital.
En conséquence de toutes ces dispositions dont le travail est entre vos mains, nous vous invitons, au nom de l'humanité souffrante, à mettre à la délibération qui doit se faire sur cette opération toute la célérité qui dépendra de vous, et à vous concerter à cet effet avec le
liS L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.
citoyen Clavarcuu pour les mesures et arrêtés ù prendre par le Comité des finances, section des Domaines nationaux. Salut et fraternité.
Minute, Archives nalionales, F'^ 257.
LETTRE DE LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS AU CITOYEN ANTOINE DAVIN, LUI ANNONÇANT SA NOMINATION EN QUALITE D'ELEVE EN Cfll- RURGIE À L'HOSPICE DE L'EST.
G vendémiaire an iv.
La Commission des secours publics au cUoijen Dann.
Les témoignages avantageux qui m'ont été rendus à votre égard m'ont déterminé, citoyen, à vous nommer à l'une des places d'élèves en chirurgie à l'hospice de lEst, faubourg Antoine; vous pouvez en conséquence vous présenter à l'économe de cet hosj)ice pour qu'il ait à vous enregistrer au nombre des employés qui y seront attachés. Vous n'entrerez en activité que lorsqu'il sera possible d'y recevoir les malades. Vos appointements ne commenceront à courir que de cette époque.
Minute, Arcliivcs nationales, F'^ 3.07.
LETTRE DE LA C031M1SSI0N DES REVENUS NATIONAUX À CELLE DES SECOURS PUBLICS, AU SUJET DE LA DEMOLITION DE L'EGLISE DE L'ANCIENNE AB- BAYE SMNT-ANTOINE ET DES BATIMENTS ADJACENTS, QUI NE PEUT ETRE AJOURNÉE SANS DE GRAVES INCONVENIENTS ET QUI EST NECESSAIRE POUR L'OUVERTURE DES RUES PROJETe'eS PAR L'ARCHITECTE CLAVAREAU.
9 brumaire nii iv.
L(i Commission des lerenus nationaux à la Commission des secours jiuhlics. l'atis, le 9 briiiiiairc an h' de ia Hépiibli(|iie Iranyaise, une el indivisible.
ViXV la réponse que vous nous avez adressée, citoyens, le 2 y ven-