‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 3)Chapitre 195 sur 206 · RÉSDMÉ DES RÉCLAMATIONS DES CITOYENNES · texte numérisé non relu

RÉSDMÉ DES RÉCLAMATIONS DES CITOYENNES

1° Le rétablissement des deux livres de pain supprimées depuis en\iron doux ans.

Cette suppression a sans doute porlé un grand pi'éjudicc aux ou\rièros, car le pain est l'ahmenl j)rincipal des indigents.

('' Les Commissaires réunis des Sociétés au Départeinont «les Etablissements publics populaires de l'A»n du peuple el de <-ba- la réinlé(jralion de ces deux femmes. (Arch.

lier, par lettre du ao floréal, demandèrent nat., F" 358 1.)

9° Unf ;iii{;iii('iil;ilion dans le j»i'ix dos ouvrages.

Nota. On nous a dit à l'Adininislraiion que le pi'ix des cotons a été augnienld, les citoyennes ouvrières prétendent que cette augmentation est nulle i)our elles, parce qu'on exige que le coton soit plus fin.

3° Une réclamation sur les abus qu'elles j)rdtendent avoir été commis sur les sols et les billels de secoui's.

A cet égard, nous observons qu'elles auraient dû faij'e cette réclamation dans le temps, et qu'il ne nous est guères possible de vous indiquer des moyens pour prendre un parti sur cette réclamation.

4° Le rétablissement des veillées dans les ateliers. Les citoyennes nous ont assuré que plus des trois quarts des ouvrières restaient dans les ateliers, lors de la suppression des veillées.

5" La suppression des sous-cbefs, connue inutiles

G° Rédamalion contre la distribution des emplois donnés à des citoyennes de i4 et i8 ans au préjudice des mères de famille.

7° Le rétablissement de l'entretien des rouets à la cbarge de l'Administration; celte dépense qu'elle supporte forme un objet de i o à i-i sols par mois

8" Une augmentation de bois pour le poêle, surtout dans deux vastes salles de l'atelier des citoyennes Métayer et Verdure, oii les citoyennes ont assuré n'avoir eu pour chaque poêle que deux bûches sciées en trois. Toutes les ouviières de cet airhi'i' redemandent ces deux citoyennes déplacées de cet atelier, (]ui ont été employées à celui des Récollets.

9° Les cardeuses ont observé que le coton mal épluché brisait leurs cardes, et qu'autrefois l'Administration leur faisait l'avance des cardes, ce que, sans le secours des chefs qui leur faisaient souvent cette avance, leur indigence les mellrait dans riiiqiossibilité de s'en ])rocui'er.

Quant aux dénonciations faites contre les citoyens Esnaux etDoucet, et quebjues autres dénonciations dont nous avons rendu compte, nous pensons que la Société ne peut prendre aucun parti à cet égard, sinon d'en instruire le Département, eu lui con)muni((uant le présent rapport.

Nous terminons ce rapport en vous instruisant, citoyens, que le citoyen Concedieu nous a dit qu'il reviendrait dans l'atelier avec le citoyen maire et les adminislialeurs du parvis de la Raison, el tpi'il nous inviterait à nous y trouver. Si cette iiuilalioM a lieu, nous vous demindons, citoyens, si nous devons nous y n'udre, oii si notre mission doit s<> borner au présent rapport.

(Signé) : Guakfin, (Îoukïikh, Doisv, Commissaires.

En niai'ge : Vu et lu à la Sociéh; po|tnlaire.

(Sij|né) : Doisy, pïrsidcnt; 1)i:i,ainav, ricr srriTliiirc.

Oiijjlii.il ^ij;in'', Arcliives iiiilioiialcs, F'^ 3570.

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