‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 3)Chapitre 25 sur 206 · L'HOSPICE DE L'UNITÉ · texte numérisé non relu

L'HOSPICE DE L'UNITÉ

11 floréal an m.

Paris, ce 1 1 floréal an 3" de la République française, une et indivisible.

Citoyen, l'hospice de l'Unité a fait faire, le 9 courant, le transfèrement du citoyen La Fontan, ex-prétre, dudit hospice en celui que vous m'avez confié. Je dois vous rendre compte que le citoyen La Fontan ne peut rester à l'hospice des Vieillards valides ; il est fort infirme et deux hommes seuls ne peuvent à peine pas le retourner dans son lit. Vous savez qu'il n'y a point de garçon de service dans l'hospice que je dirige, mais seulement h citoyennes et 2 filles de service pour faire le nécessaire auprès de plus de cent vieillards des deux sexes.

Je vous demande pour le citoyen La Fontan son transfèrement à

l'hospice des Incurables, seule maison à Paris (où) il peut être admis.

J'attendrai vos ordres.

Le proviseur de l'hospice des Vieillards,

(Signé) : Dadvin.

Original signé, Archives nationales, F'* 957.

LETTRE DU COMITE DE RIENFAISANCE DE LA SECTION DE LA REUNION À M. DERNIEAU, LUI RECOMMANDANT UN INDIGENT QUI POSTULE SON AD- MISSION DANS L'HOSPICE DES VIEILLARDS.

16 llorcal an 111.

Le comité de bienfaisance de la section de la Réuiunn au citoyen Dernieau, maison de Monaco.

Plusieurs citoyens et citoyennes malheureux nous |)arlcnt depuis

longtemps d'un établissement de chanté, faubourg et barrière Laurent, dont vous êtes administrateur.

Le comité a invité son trésorier à s'y transporter pour y prendre les renseignements relatifs à cet hospice; il nous rapporte qu'il est très bien régi par vous et que les places sont à votre nomination.

Connaissant votre humanité et votre justice, nous en avons été réjouis.

Nous vous présentons Claude Anceau, âgé de soixante-dix-neuf ans; il n'a aucunes infirmités d'exclusion; il a, par la bienfaisance d'àmes charitables, les choses nécessaires pour son entrée; il suffira aussi, au moyen des mêmes secours, à son entretien annuel.

Le comité espère que vous accueillerez favorablement sa demande, qu'il ne renouvellera qu'autant que vous le trouverez bon.

Salut et fraternité.

(Signé) : Avger , président .

C'est le réclamant qui vous remettra la présente.

Original signé, Archives nationales, F'^ 957.

LETTRE DU SIEUR DAUVIN, PROVISEUR DE L'HOSPICE DES VIEILLARDS, À LA COMMISSION DES SECOURS PURLICS, PROTESTANT CONTRE LA VENTE ILLÉGALE D'UNE MAISON FAISANT PARTIE INTEGRANTE DE CET HOSPICE.

38 vendémiaire an iv. Aux citoyens commissaires des secours.

Paris, ce 28 vendémiaire an h° de la République française.

Citoyens ,

La loi du 18 juin 1790, qui a assigné le couvent des ci-devant Récollets, faubourg et section du Nord, à recevoir les pauvres, n'ayant point été rapportée, a rangé celte maison dans la classe des biens des hôpitaux, hospices et établissements de secours et de bienfaisance.

Un autre loi, de fructidor an 3 , suspend la vente des biens des hôpitaux et hospices.

7/i L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

Au mépris de ces deux lois, les citoyens Ghartier frères, épiciers, faubourg du Nord, ont soumissionné , le i 9 fructidor dernier, es mains du citoyen La Cardonnière, receveur du droit de l'Enregistrement, faubourg Denis, n° 89, une petite maison faisant partie du bâtiment des Récoilets, aujourd'hui l'hospice des Vieillards, laquelle maison n'a d'autre entrée ni sortie que par l'intérieur de l'hospice; elle a été originairement louée parles ci-devant Récollets à un ecclésiastique octogénaire qui la tient à vie (l'abbé Grosbois). Cette maison est partie intégrante de l'hospice, et destinée, après le décès du locataire, à loger la pharmacie et les officiers de santé nécessaires au service dudit hospice, qui contiendra au complet six cents lits. Les soumissionnaires, le 26 fructidor dernier et le 2* jour complémentaire de l'an 3, ont payé, es mains du même receveur La Cardonnière, 1/^12,50 0 livres, prix de leur soumission, lequel receveur a versé ladite somme à la Trésorerie nationale, le 7 vendémiaire présent mois.

Je vous prie, citoyens, de vouloir bien réclamer auprès delà Commission des revenus nationaux contre cette vente, qui est nulle de droit, puisque les biens des établissements publics de bienfaisance sont réservés par une loi des [)remiers jours de fructidor dernier, et que celui dont est question est de cette nature , d'après le décret du 18 juin 1790, décret qui n'a point été rapporté.

Salut. \

(Signé) : Dauvin, >

Proviseur de t'hospice des Vieillards, ancioiinomonl Récollels.

En télé de la lettre se trouve le cachet de l'hospice des Vieillards, portant au

contre celle inscriplion : rr Respect à la vieillesse. n ^

Original signé, Arrliives nationales, F'^ 957. f

LETTRES DU DIRECTOIRE DU DEPARTEMENT DE PARIS AU MINISTRE DE L'IN- TERIEUR CONCERNANT LE PAYEMENT DU TRAITEMENT ARRIERE DU CHAPE- LAIN DE L'HOSPICE DES ECOLES DE CHIRURGIE, QUI DOIT INCOMBER \

Page 1