‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inédits (volume 3)Chapitre 97 sur 206 · I.NSTITLT DKS \\ KIJ(;LKS Ti; A \ \ I I.I.Kl US. liGl · texte numérisé non relu

I.NSTITLT DKS \\ KIJ(;LKS Ti; A \ \ I I.I.Kl US. liGl

nous nous soinincs vus lort"(''S do pn-senlcr une pi'hlion (rur^joncc au\ (ioiiiih'S dos liiiiuicos cl des socouis n'-iiuis ■,\ VvWri d'ohlciiir le nionic secours (juils vicmicnt d'accorder ;uiv Sourds-Miirls, c'csi-à-dire un supplément aux pensions des élèves cl les indemnités et sur-indemnités aux fondionnaires. Cette pétition doit leur élre remise ce soir sous les \eux, mais on m'a unité (V\ aj(»uler iiroinplrninit un nrùfiml dv votre Coinimssion (jm (ittcstr que noire l'idlilissi'iiiml n'/i reçu, par votre entremise, aucun des secours que nous soliicilons , que même û n'est pas encore sons votre surveiîlanee , ([uoirpie nous le (b'sirioiis et (|ue nous attendions impatiemment cet avantage anufuicé [)ar l'article ô de notre [)rojet de décret. Nous espérons de votre justice et de votre humanité, citoyens Commissaires, que vous vouliez bien remettre au porteur une douhle expédition dudit certificat. Vous assureriez en outre le succès de notre demande, si vous l'appuyiez d'un mot de recommandation.

Les- instituteurs nationaux des Aveugles travaillpum , (Signé) : Gersin, Robin, H\lv.

l'aris, ce !i thermidor an :?.

Nous. Commissaires aux secours publics, sur la demande du citoyen Haiiy, instituteur des Aveugles travailleurs, attestons qu'ils n'ont rien obtenu sur les fonds mis à la disposition de la Commission, cet établissement n'étant pas encore sous sa surveillance, et faisant jusqu'à ce Dioment partie des attributions de l'instruction publique.

Signé : Dernieal.

Originui signé et minute (-3 p.). Arcliivcs nalionales, F''' âôOg.

DKCRKT DE LA CONYEMION XATIOWLE RELATIF V I/OR(iAMS VTION DE L'ETABLISSEMENT DESTINE ALX AVELGLES TRWAILLELRS.

10 thermidor an ni. .

La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de ses Co-

30^ L'ASSISTANCH 1»UBL10UE A PAKIS.

initi's (1 inslrudion |)iil)li(|iio. des (innncos ft Hos secours piiblirs, drcrèti' :

Art. 1". Il y ;inia dans l'Institut national des Aveufjlos travailleurs, rréé par d(;crct du o.i juillet 1791 (v. st.), 86 places gratuites (une |)()ur un élève par chaque département) pour autant d'élèves aveugles; elles seront accordées à ceux qui, ayant plus de 7 ans et moins de iG, pourront prouver dans les formes légales leur indigence et l'impossibilité de payer leur pension.

Art. 2. Les plus âgés, depuis l'Age de 7 ans accomplis jus([u'à celui de 16, seront préférés.

Art. 3. La durée de leur instruction sera de 5 ans, pendant bvpjcl temps chaque élève apprendra un genre de travail qu'il pourra aller exercer dans la société; et, dans le cas où il préférera l'exercer à l'Institut, il n'aura ])lns de pension, et l'Institut s'engagera à lui en paver le prix.

Art. /l. Pendant le temps de leur séjour dans l'établissement, les élèves seront nourris et entretenus aux frais de la République; il sera payé |)ar an, pour chacun d'eux, la somme de 5oo livres pendant les 3 premières années, celle de 260 livres pendant la quatrième, et rien pour la cinquième.

Art. ;j. La Commission des secours publics, sous l'autorisation du Comité des secours publics, fournira à l'Institut des Aveugles travailleurs les meubles, linges, qui peuvent lui manquer pour son usage, ainsi (jue les ustensiles relatifs aux dilïérents métiers dont les élèves seront susceptibles.

Art. <). Le traileuient du chef de cette institution sera de 5, 000 livres, celui du second instituteur de 3, 000 livres et celui de chacun des deux adjoints de f^,ôoo livres.

Art. 7. Le Jionibrc des répétiteurs, porté' à S par le décret de fondation, l'sl r(''duit à cidui de /i . cl Inir Iraiit'uicnt annuel csl lixé" poiu' cliacuii d'eux à 1 .000 livres.

A[n. «S. Imi conrniuaiil l'arlicje T) du di'crel de fondation . i|iii dit (|iie

INSTIT[IT l)i:s WKUCLKS Tl! W \ILLKIîi;S. 'M\:\

Ips aveugles seront .kImiis de pn'IV-i-cncc ;in\ places ([uc leurs lalciils cl leur inlirniilé leur |)erm<'tleul de rciii|iliV, les (|uiilr(^ places di; maîtres de niusiiiuc vocale et de divers instruuiiMils, ([iii. jus(|irà prc-sent, oui été occupées par des voyants, le seront dorénavant ])ar l(!s répétiteurs supprimés: on préférera ceux (pu au talent de la uiusi(pie joindroiil l'avantage de pouvoir exercer et transniettiM? à leurs frères (rmlortuue un travail manuel; ils recevront clia([ue aimée un traitement de 1,000 livres.

Art. 9. Attendu l'augmenlfUion du nombre d'i'lèves, (pii nécessite celle de la quantité et la masse des travaux maimels, le nondjre des chefs d'ateliers sera porté de -î à 3; ils surveilleront les garçons aveugles, comme les maîtresses de travaux surveilleront les lilles; ciiaciin de ces chefs d'ateliers et maîtresses de travaux aura [)ar an la somme de ()00 livres.

Art. 10. La (Convention nationale, pour récompenser les élèves des deux sexes qui se seront distingués pendant les cinq années de leur instruction, décrète qu'il sera donné à chacun d'eux, en sortant de l'Institut, une somme de 3 oc livres pour faciUter leur établissement.

Art. 11. Nul ne sera nourri dans l'établissement, à l'exception des surveillants et des surveillantes, qui ne pourront se dispenser de manger avec les élèves et seront nourris de la même manière.

Art. \'2. Un des adjoints remplira la place d'économe, sans prétendre un traitement au-dessus de celui que lui donne sa place d'adjoint.

Art. 13. Tous citoyens aveugles et non indigents seront admis à l'Institut en payant une pension proportionnée à leurs facultés, et réglée de gré à gré avec les régisseurs de l'Institut.

Art. 1/i. Le local occupé par les ci-devant (îatlierinettes, section des Lombards, où se trouvent actuellement les Aveueles travailleurs, est définitivement affecté à cet Institut.- à la n'-serve des grands corps

Wi l/ASSISTANCK PUBLIQUE A PARIS.

(le lojjis (|ui irfjiK'iil If l()ii|f (les l'uos Loiiihards et Donis. ot do ce f|iii, dans l'intérieur, serait inutile à leurs logeinenls et ateliers.

llopie collalionnéo, sif;iiik' du présidenl La Rcvellière-Lepeaux el di' dmix sorn;-

laires, Arcliives n;ilionalos, A 172, 11" 19"} (10,092). Kd. Collection ffénérale des décrets rendus par la Convention nationale, lliiTiiiidor

an III, p. 55.

I.KTTIiK DE M. IIVI^V, PREMIER l\STITl TEl h DES AVEUGLES TRWAILLEIKS, \ L\ COMMISSION DES SECOURS l'LHLICS, \CCOMPAG^A^T L'ENVOI DE DIVERS DOCUMEMS E\ VUE DE LA REOlUiWISATlOX DE CET ETARLIS-

SEMEM.

■j() tliermidor an m.

A l/i Commission des secours ptMics.

96 thermidor, l'an 3' de la République française, une el indivisible.

Citoyens Commissaires, je vous remercie de votre empressement à m'envoyer la loi du 1 0 de ce mois, tendante à organiser notre établissement, et du désir que vous montrez aussi de venir prompteraenl à son secours.

Je vous adresse : i°une notice de cet établissement: 9° un é'tat de son mobilier; 3° la présentation des nouveaux fonctionnaires.

Les circonstances ayant dérangé l'harmonie entre les élèves, enire les instituteurs, et d'une classe à l'autre, j'invoque aussi dans le plus bref délai votre sollicitude dans cette conjoncture. Je ne vous porterai aucune ])lainle; si l'on en avait à vous adresser contre moi, j'attendrai que vous me les communi(juiez pour y répondre.

(Signé) : Haïv,

premier insliluleur national des Aveufjles. Orifpnal si|fni', Arcliives nalionales, F'-' aSfig.

INSTITUT DES WKLiiMlS Tli.W A ILLEURS. 3G:

ViiS

nVIM'OItT \ I.\ COMMISSION DES SECOl HS PUBLICS. mOl'OSWT DK TMUE l'VMlIt V\\\ \.\ THKSORKHIK WTIONM.K \ W. SOMME DE 'iO:{ I.IVUES 15 SOLS l'Ol U SU'I'LÉMENT DE PENSION DES DIVNELE ELEVES DE LMNSTITIT DES VVEl CLES TU \VAILLEU\S,

() Iriiclidor an m.

La (ionvenlion nationale ayant, par son décret du dix iheiniidoc dernier, eliargt; la Coniinission des secours de poui'voir aux besoins de l'établissement des Aveii}»'les travailleurs, il est convenable qu'elle s'occupe proniptement de le tirer de l'étal de détresse dans laquelle il se trouve.

Le décret de fondation lixait h trente le nombre des places gratuites, pour chacune desquelles il était payé [)ar le Gouvernement 35o** de pension. La cliorlé actuelle des denrées et marchandises rendant insullisant le montant de ces pensions, la Convention nationale, par son décret du lo thermidor, a cru devoir les porter à 5oo*^. Eu exécution d'un décret du 3o prairial de lan deux, ces pensions doivent être payées par quartier et d'avance. Dix-neuf élèves existent actuellement dans l'élablissement ; ces 19 élèves ayant louché davance, conforméniont au décret du 3o prairial, le quartier de messidor à raison de 35o^, il est convenable de leur payer l'excédent qui peut leur revenir depuis le 10 thermidor, jonc du décret qui li\e la pension à 5oo^, jusqu'au 1" vendémiaire; cette opération produit poiH' un mois 2 1 jours lui objet de 1 ,345*^ 1 G' B**

Sur cette somme, le quartier de messidor ayant été payé à raison de 3f)o*', il faut déduire un mois 91 jours à raison de SSo**; cette déduction fait un objet de ' (|/j-i" r <S'

En sorte (piil ne reste à payer pour le complément du <[uartier de messidoi", à raison de 5oo**, qu'une somme de 4o3** 1 .V

Les surveillants des hospices de Paris, vu la loi du to thermidor dernier, proposent h la Commission de faire payer cette somme par la Trésorerie nationale au citoyen Haiiy, instituteur en chef de l'établissement des Aveugles travailleuis, [xmr être par lui remise à l'économe et par ce dernier employée à la nourriture ft entretien des ly élèves, ainsi que des personnes qui, aux ternies de la loi, doivent èti'e nomries avec eux.

Fait et proposé le six fructidor de l'an S*" de la République.

(Signé) : Levasseur, Thouret.

Approuvé : Dermeau.

Original signé et minute (2 p.), Archives nationales, F'' 3369.

),i;th!i; I)i:s i;M';vi:s dk l'institut natioival des aveugles tiivvmllkius

\ M. l)i;iiMi:\L , LK J'HIWT I)K convoquer à LEUn ASSEMBLÉ!-: LE SK- CO.M) l.NSTITLTKll'. DL LA MAISO.N.

9 fructidor au m.

Au ciloyen Dcrntol, membre de la Commission des secours publics à Pans.

De Paris, le 9 fructidor, 3° année rûpubliquaine.

Citoyen ,

Nous, élèves de rinstitiit national, vous prions de vouloir bien inviter le citoyen Jersin, second instituteur, de se trouver à l'assendjlée qui aura lieu le jour auquel vous devez venir, comme pouvant donner des éclaircissements extrêmement utiles à la (jonmiission et démontrer des vices qui régnent dans cet établissement.

Vous oblijjerez les élèves de l'inslilut national des Aveugles, ([ni sont avec la plus parfaite considération

Vos concitoyens :

(Signé) : Desnost, Garrin, Glot, Gadais, Henneville,

1ÎERI5ERAT, LeBLANC, HuCHARD.

Uri[;in;d sijfnc, Arciiives niilioiiales, F'^ 95(î().

lettre du SIEUR AVISSE, REPETITEUR DE GRAMMAIRE À L'INSTITUT DES AVEKiLKS TR \V AILLEURS , CRITIQUANT CKT KTVHLISSEMENT.

1 1 (Vucliilor an m.

De Paris, le 1 1 fructidor, X annc'o n'pnliliquaine.

Citoyen, convaincn par plusieurs aimées d'un examen réflécbi (pn' l'Institut (les Avcnjjlcs travailleurs ne peut, tel (|u'il est, présenter à I (l'd t'ciairi'- (1(; l'obst'ivateur attentif cjne les preuves palp,d)lt's du cliarlalanisine scdnisant de son auteur, convaincu ipic les mojens d'instruction, ollW'ts jns(|u'à ce moment sans succès aux élèves des (l('u\

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