‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inéditsChapitre 119 sur 241 · ART. XVIII · texte numérisé non relu

ART. XVIII

La moitié des places de maréchaux des logis et brigadiers sera prise parmi les citoyens composant la force armée près les maisons de Bicetre et de la Salpétrière.

Miniile, Archives nationales, C 33o, n° iliH'i.

Ed. Procès-verbal de la Convention nationale, t. LUI, p. 18, 91, 9 3.

LETTRE DE LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS AU CITOYEN VIEL, ARCHI- TECTE, AU SUJET DE L'OPPOSITION FAITE PAR LÇ CITOYEN LÉTOURNEAU , ÉCONOME DE LA MAISON DES PAUVRES DE BICETRE , À LA DEMOLITION D'UN DORTOIR ET À DAUTRES AMENAGEMENTS RECLAMES PAR JULIEN LEROY, ÉCONOME DE LA MAISON DE FORCE.

37 nivôse au m.

La Commission des travaux publics au citoyen Viel, airhitecle.

Paris, ie 27 nivôse an y de la République, une et indivisible.

D'après les vives instances du citoyen Julien Leroi, économe de la Détention de Bicêtre , citoyen , nous t'avions invité par nos lettres des (j et '2 1 du présent mois à te concerter avec cet économe sur les démolitions et dispositions qu'exigeraient et la sécurité publique et sa responsabilité personnelle, en t'invitant également à nous faire siu* ces objets le plus prompt rapport.

Maintenant, nous venons de recevoir une lettre par laquelle le citoyen Létourneau, économe de la maison des pauvres de Bicêtre, réclame vivement au sujet de prétendues dispositions, dont tu lui as donné connaissance, et dont l'exécution exigerait la démolition d'un dortoir et amènerait ia nécessité d'entasser plusieurs pauvres par lits , et d'autres inconvénients détaillés dans la lettre du citoyen Létourneau, dont, cijoint, nous te transmettons copie certifiée.

La Commission, en te réitérant avec instance la demande du rapport qu'elle t'a demandé par ses lettres des 9 et 2 1 de ce mois, t'invite à y joindre des observations sur les inconvénients relatés dans la lettre dont elle te donne communication; elle t'invite aussi à concilier les opérations à faire avec la conservation des objets qui intéressent la salubrité de la maison et le bien-être des pauvres, et à mettre dans la marche que tu dois tenir à cet égard toute la célérité que la circonstance exige et tout le zèle dont tu es capable.

Bicêtre, le 28 nivôse, l'an 3' de la République française, une et indivisible.

Le citoyen Viel, architecte de notre hospice, m'a communiqué un ordre ou arrêté (le la Commission des travaux publics par lequel il est chargé, tant pour l'agrandissement des cours des prisons que pour d'autant mieux les aérer, de faire un changement qui porte préjudice aux pauvres, en nécessitant la démolition d'une bâtisse qui leur est propre.

Il s'agit tout bonnement de jeter bas un dortoir qui contient actuellement trente pauvres au moins, ainsi qu'un autre dortoir de même grandeur étant au-dessus du premier, lequel sert actuellement d'atelier pour la fabrication des sangles , plus de prendre le hangar servant de magasin aux menuisiers, pour exécuter le projet dont il s'agit.

Or, je ne saurais trop témoigner à l'Administration ma surprise d'un pareil arrangement.

D'abord on veut coucher, autant qu'il sera possible , les pauvres dans des hts à seul. Est-ce là, je le demande, le moyen qu'il fuit prendre pour arriver à ce but? Non, sans doute, car, en ce cas, il ftiudra les doubler d'autant.

D'un autre côté, on a donc abandonné le superbe pi'ojet d'ôter de la maison les prisonniers? L'a-t-on abandonné, oui ou non? Si on ne l'a pas abandonné, l'opération projetée est clairement inutile.

Si, au contraire, on n'y tient plus, cette opération est nuisible aux pauvres, en ce qu'elle va leur prendre un local considérable, et dans quel temps? Dans un moment où beaucoup d'entre eux couchent encore à deux et dans un moment où l'Administration elle-même projette de prendre une partie du bâtiment neuf pour faire un établissement pour le traitement provisoire des fous, opération qui fera encore refluer sur le reste de la maison beaucoup de pauvres. Ainsi , en souffrant pareille chose, bien loin de vouloh- alléger les pauvres, ce serait vouloir les entasser. Je dois cette vérité à l'Administration, et je la prie de vouloir bien prendre dans la plus grande considération mes observations, auxquelles, j'ose le dire, on ne peut attacher trop d'importance.

L'économe de la maison nationale des pauvres à Bicêtre,

L]ÉTODRNEAU.

Minutes (3 p.). Archives nationales, F'^ 1 170.

LETTRE DE LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS À CELLE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSMETTANT LES PROJETS DE M. VIEL , ARCHITECTE DE L'HÔPITAL GENERAL, POUR AMELIORER LE TRAITEMENT DES ALIENES

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