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SOIGNÉS X BICÊTRE

a 8 nivôse an m.

La Commission des secours publics aux citoyens composant la Commission des travaux publics.

Paris, le 98 nivôse, i'an 3' de la République française , ime et indivisiliio.

La Commission des secours publics, citoyens, vous fait passer les copies des deux mémoires qui lui ont été présentés par le citoyen Viel, architecte de l'Hôpital Général, concernant les moyens de procurer la salubrité locale et un meilleur traitement aux infortunés dont la raison est altérée et qui sont soignés à l'hospice national de Bicêtre.

Vous jugerez, par les détails contenus dans ces mémoires, de l'importance de leur objet; nous sommes certains que votre humanité envers nos frères souffrants n'en laissera pas languir l'exécution.

Salut et fraternité.

(Signé) : Dernieau.

Original signé, Archives nationales, F'^ 1170.

LETTRE DE LA COMMISSION DES ADMINISTRATIONS CIVILES ET TRIBUNAUX À CELLE DES TRAVAUX PUBLICS, ACCOMPAGNANT L'ENVOI D'UNE LETTRE DE L'ÉCONOME DE BICETRE RELATIVE À DIVERSES MODIFICATIONS DANS LA MAISON DE FORCE.

3 pluviôse an m.

La Commission des administrations civiles, police et tribunaux à la Commission des travaux publics.

Paris, le 3 pluviôse, l'an 3"^ de la République française, une et indivisible.

Citoyens, nous vous adressons copie d'une lettre de l'économe de

liQO L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

Bicêtre, dans laquelle ce citoyen nous soumet ses observations sur des changements à faire à la maison confiée à ses soins.

Comme cet objet concerne la direction des travaux publics, dont vous êtes spécialement chargés, nous vous invitons à peser les avantages qui pourraient résulter de l'exécution du projet présenté par l'économe de Bicetre. Salut et fraternité.

Le Charge provisoire, (Signé) : Aumont.

L'économe de la Détention aux citoyens de la Commission des administrations civiles, police et tribunaux.

Bicêtre, ce 98 nivôse, l'an 3" de la République française, une et indivisible. Citoyens ,

La connaissance que j'ai de la bâtisse, tant par la pratique que par la the'orie, me met à même de vous faire part d'un projet, aussi utile qu'économique sous beaucoup de rapports.

La Détention de Bicêtre est séparée en deux par une cour libre , à la distance de plus d'une portée de fusil : la première partie renferme les hommes , la seconde les enfants de la Correction, ordinairement au nombre de 60, 70 à 80; cette distance et séparation occasionnent beaucoup d'inconvénients : 1° de n'être point renfermés sous la même clef; 2° d'être très éloignés des factionnaires; 3° d'occasionner le double de dépense par les employés (très rares ici); h" le danger et le désagrément de transporter les vivres à travers trois grandes cours libres avant d'arriver à la Détention; y étant arrivés quelquefois par la pluie, la neige et le chemin couvert de verglas , les ahments sont froids. Il est très facile de remédier à ces inconvénients, en s'emparant d'un bâtiment contigu, qui ne fait absolument qu'un avec la grande Détention , et en déplaçant ceux qui y demeurent pour les mettre à la place des enfants (local infiniment plus grand), si mieux on aime y faire la caserne de la nouvelle gendarmerie, comme cela a déjà été agité; il faut s'attendre que cela déplaira à plusieurs personnes qui ont, très mal à propos, leurs boutiques adossées contre la prison, ce qui obstrue les alentours et le service; mais il ne manque pas de lieux où les placer; alors la prison serait une et d'aulaut plus sûre que tout serait sous la même clef, à portée d'être servi ensemble. Si vous daignez , citoyens , prendre mes observations en considération , je suis certain d'avance qu'elles ne peuvent être improuvées par aucune personne qui se connaisse en bâtisse et en économie. Salut et fraternité.

Pour copie conforme :

(Signé) : Julien Leroy.

Orijjinai et copie conl'oraie (2 p.), Arcliives nalionales, F'-' 1170, F'" 101'.

LETTRE DE L'ECONOME DE LA MAISON DE FORCE A LA COMMISSION DES ADMINISTRATIONS CIVILES ET TRIDUNAUX AU SUJET DE L'ACHEVEMENT DES COURS DEVANT SERVIR DE PROMENOIR AUX DETENUS.

7 pluviôse an m.

L'économe de la Détention aux citoyens de la Commission des administrations civiles, police et tribunaux.

Bicêtre, ce 7 pluviôse, l'an 3' de la République française, une et indivisible.

Citoyens,

Vous me dites, par votre lettre du 3 du présent mois, que vous avez fait passer mes observations sur les changements à faire en cette maison à la Commission des travaux publics, et vous ajoutez, que si les détenus n'ont pas encore eu les cours, qu'il fallait les leur donner; sans doute, citoyens, que vous ignorez qu'elles ne sont pas encore finies, malgré que, depuis un an, j'aie réclamé inutilement qu'on terminât ce travail. Depuis que Bicetre existe, je suis le premier à qui il soit venu dans l'esprit de faire faire des cours pour une fin si louable et si utile; j'ai obtenu du Département d'en faire faire cinq, séparées par des grilles, pour rompre la force de plus de 700 hommes; il ne reste que peu d'ouvrage à faire pour pouvoir jouir de ces cours; deux sont déjà prêtes et j'y fais promener les détenus qui travaillent au poli des glaces, mais la rigueur de la saison ne leur permet pas d'en jouir. J'accorde provisoirement aux cabanistes de se promener dans de longs et larges corridors, pour qu'ils puissent s'échauffer à force de marcher; je vous prierai, citoyens, d'ordonner cpi'on vitrât deux grandes croisées, qui sont au bout du corridor à chaque étage, il y en a cinq; il y a encore d'autres petites croisées à vilrcr, qui occasionnent beaucoup de froid aux malheureux détenus.

Le parloir que vous m'avez accordé avance; la démolition du mur et de la masure que vous m'avez encore accordée va commencer, cela

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liO'l L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

servira à finir les cours en question; je vous prie, citoyens, de ne pas oublier la demande que je vous fais des vitrages. Salut et fraternité.

Julien Leroy.

Oiipinal, Archives nationales, F'" ioi\

LETTRE DE L'ECONOME DE LA MAISON DE FORCE À LA COMMISSION DES ADMINISTRATIONS CIVILES ET TRIBUNAUX, DEMANDANT DES VETEMENTS POUR LES CONDAMNÉS AUX FERS QUI VONT PARTIR, DENUES DE TOUT.

1 () pluviôse an m.

Ij'économe de la Détention aux citoyens de la Commission des administrations civiles, police et tribunaux.

Bicétre, ce 16 pluviôse, l'an 3° de la République française, une et indivisible. Citoyens,

Je vous préviens qu'il est de toute impossibilité de fournir aucune chemise et habillement aux détenus qui vont partir le 20 du présent mois, attendu que nous sommes dépourvus de toutes ces choses, malgré que j'aie sollicité vingt fois, inutilement, tous ces différents objets.

Je viens de prévenir le citoyen Vie, capitaine de la chaîne, que je ne pourrai lui laisser rien emporter des effets de cette maison ; il y a deux ans cpie l'Administration de police m'ordonna de donner 2/17 chemises et autres effets au départ d'une chaîne : rien de tout cela ne m'a été rendu.

J'invite la Commission d'aviser, dans sa sagesse, aux moyens qu'il y a à prendre pour les hommes qui vont partir et pour ceux qui restent; c'est, en vérité, une pitié de voir le dénûment où sont tous les détenus, il en est qui ne peuvent se lever, faute de pouvoir se couvrir, et d'autres faute de sabots. Quand il vient des commissaires de la Convention na-

tionale ou des juges des tribunaux, ils peuvent s'imaginer que c'est de ma faute , mais Dieu et vous savez le contraire. Salut et fraternité.

Julien Leroy.

Original, Archives nationales, F"^ lor''.

LETTRE DE L'ECONOME DE LA MAISON DE FORCE À L\ COMMISSION DES ADMI- NISTRATIONS CIVILES ET TRIBUNAUX, L'INFORMANT DU De'pART DE LA CHAÎNE EFFECTUÉ EN BON ORDRE ET D'UNE NOUVELLE TENTATIVE D'É- VASION.

21 pluviôse an m.

L'économe de la Détention aux citoyens de la Commission des administrations civiles , police et tribunaux.

Bicétre, ce 21 pluviôse, l'an 3° de la République française, une el indivisible.

Citoyens ,

Le départ de la chaîne composée de 1 j'y hommes se fit hier matin, ainsi que vous l'aviez ordonné, dans le meilleur ordre possible, ainsi que vous le verrez par le procès-verbal du citoyen commissaire de la section du Finistère, qui s'est rendu ici , le 19 dans l'après-midi, et s'en est retourné, le 20, vers midi. Je vous parlai avant-hier, dans la lettre que j'eus l'honneur de vous adresser, d'un barreau de fer que l'embarras où j'étais me fit oublier. Je vous l'envoyé aujourd'hui, il vous servira de preuve de conviction et vous parlera plus éloquemment que tout ce que je pourrais vous en dire par écrit; ce barreau a été coupé à trente pieds de profondeur et a fait un passage qui a donné aux détenus la facilité de se promener dans les aqueducs; mais, au moyen de quelques portes épaisses, couvertes de tôle, et autres moyens que je proposerai à l'architecte, je garantis que tous les détenus seraient dans ces aqueducs, il ne s'en évaderait pas un seul; j'attends ledit architecte de votre part le plutôt possible.

Salut et fraternité.

Julien Leroy.

Original, Archives nationales, V^^ loi^

àOfi L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

LETTRES DE LA COMMISSION DES ADMINISTRATIONS CIVILES ET TRIBUNAUX À CELLE DES TRAVAUX PURLICS , TRANSMETTANT UN MEMOIRE DE L'ECO- NOME DE RICÉTRE RELATIF À LA REUNION DE LA MAISON DE CORRECTION POUR LES ENFANTS AU PRINCIPAL CORPS DE RATIMENT, ET SIGNALANT LES Re'pARATIONS NÉCESSAIRES AUX AQUEDUCS.

2 1 pluviôse an m.

La Commission des adwAnistrations civiles, police et tribunaux à la Commission des travaux publics.

Paris, le 2 1 pluviôse an 3° de la République française, une et indivisible.

[i] Citoyens collègues, la Commission a reçu et s'empresse de vous transmettre un mémoire à elle adressé le 1 6 de ce mois par l'économe de Bicêtre, dans lequel il indique le moyen de réunir au principal corps de bâtiment de Bicélre la maison de correction établie pour les enfants. Comme l'adoption de ce projet fait partie de vos attributions, nous le mettons sous vos yeux afin d'y avoir tel égard que vous jugerez convenable.

Le Chargé provisoire ,

(Signé) : Aumont.

Aux citoyens de la Commission des administrations civiles, police et tribunaux.

Citoyens, quinze années de the'orie et de pratique dans la bâtisse me mettent à même de vous offrir un objet d'utilité, de sûreté, de salubrité et d'économie.

1° Je vous observe, citoyens, que la maison de correction, composée ordinairement de 6o, 70 , 80 enfants, est éloignée de la prison d'une grande portée de fusil et s('parée par une cour libre absolument éloignée des huit factionnaires préposés à la garde des détenus.

2° La cuisine étant au fond de la prison des hommes, on est obligé d'en faire le tour et de passer trois grandes cours libres, à travers la pluie, la neige et sur le verglas qui occasionne des chutes meurtrières et même mortelles aux garçons servants. Les aliments sont froids avant d'arriver aux jeunes détenus.

HOSPICE ET MAISON DE FORCE DE BICÉTRE. /t05

Pour remédier à tous ces inconvénients et économiser la peine des garçons de service, si rares ici, il ne s'agirait que de s'emparer d'un bâtiment contigii, qiu' ne fait absolument qu'un avec celui de la prison ; il est propre à contenir lesdils enfants détenus, au moyen d'un mur de clôture. Ces enfants, sans être avec les hommes, seraient enfermés sous la même clef, surveillés par les mêmes gardiens et factionnaires, et seraient tout à fait à portée de la cuisine et de tout le service en commun. Les personnes qu'on déplacerait de là iraient à la Correction (local plus grand que celui qu'ils quitteraient).

Dans le bâtiment que je propose, il se trouve des ateliers tout faits pour faire travailler les enfants, ainsi qu'il est d'usage, et des magasins dont nous avons un extrême besoin, si, comme on nous l'a promis, on nous donne les provisions de toute natm-e, qui nous manquent absolument et que nous ne pouvons obtenir de l'autre maison dite des Bons Pauvres (que je nomme infortunés). Il n'est pas moins utile et indispens^able de détruire quelques baraques ou échoppes, vraies masures adossées contre les murs de la prison, ce qui pourrit les bâtiments, donne de l'humidité, obstrue l'air et le service des sentinelles.

Obligez-moi, citoyens, défaire passer mes observations à la Commission des travaux publics, et si elle ne les trouve pas aussi justes qu'économiques, je passe condamnation , et, j'ajoute qu'il est impossible de trouver une maison de détention mieux aérée, plus solide et plus sûre que celle-ci, en y faisant le peu de réparations que je propose.

Julien Leroy, Économe de la détention.

La Commission des administrations civiles, police et tribunaux, à la Commission des travaux publics.

[9] Citoyens collègues, l'économe de Bicêtre se plaint de ce que les aqueducs de cette maison peuvent faciliter l'évasion des prisonniers, il observe qu'au moyen de quelques réparations, il serait facile de remédier à cet inconvénient. Vous voudrez bien, citoyens collègues, donner des ordres à l'arcbitecte pour qu'il vérifie l'exposé de l'économe et prenne les mesures les plus propres à assurer la détention d'une foule d'individus qui n'ont d'autre intérêt que celui de s'échapper et qui le tentent chaque jour par tous les moyens.

Salut et fraternité.

Le Chargé provisoire,

(Signé) : Aumont.

Minutes (3 p.), Archives nationales, F^iiyo.

/i06 L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

LETTRE DE L'ECONOME DE LA MAISON DE FORCE DE BICETRE À LA COMMIS- SION DES ADMINISTRATIONS CIVILES ET TRIBUNAUX, DEMANDANT LA REPA- RATION IMMEDIATE DE LA SALLE SAINT-LEGER RESERVEE AUX FORÇATS, AVEC LETTRE À LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS À CE SUJET.

9 4, 29 pluviôse an m.

L'économe de la Détention aux citoyens de la Commission des administrations civiles, police et tribunaux.

Ijicêlre, ce 2 4 pluviôse, i'an 3° de la République française, une et indivisible.

[1] Citoyens, j'ai l'honneur de vous prévenir que la salle Léger (autrefois Saint) où avant le départ de la chaîne il y avait 68 hommes, est vide et le sera jusqu'à ce que les réparations soient faites par les maçons, les serruriers et menuisiers. Vous vous souvenez, citoyens, que je vous ai marqué que ces hommes avaient scié des barreaux de fer au siège des latrines et au fond à Sa pieds de profondeur, ce qui leur facilitait le moyen de parcourir les aqueducs par où ils voulaient s'évader. Je vous le répète, si l'on veut faire les réparations nécessaires, je réponds qu'il n'arrivera aucun événement fâcheux. Comme ii nous vient tous les jours des hommes pour les fers, je vous prie, citoyens, toutes affaires cessantes, d'ordonner qu'on répare cette salle sur-le-champ, parce qu'elle est la plus sûre et destinée aux forçats; d'ailleurs, c'est qu'avant les réparations finies, nos autres chambres ne pourront suffire. J'attends vos ordres.

Salut et fraternité.

Julien Leroy.

La Commission des administrations civiles, police et tribunaux à la Commission des travaux publics.

Paris, le 29 pluviôse, an 3° de la République française, une et indivisible.

[2] Citoyens, nous vous avons invités, le 21 du courant, à envoyer un architecte à la maison de force de Bicêtre pour qu'il y exa-

minât les aqueducs et prît toutes les mesures propres à assurer la détention des forçats.

L'économe de cette maison sollicite la prompte réparation d'une salle qui se trouve vide par le départ de la chaîne. Nous vous invitons fi charger le même architecte de vérifier la demande de l'économe et d'accélérer, s'il y a lieu, les réparations de la salle dont il s'agit.

De nouvelles dégradations viennent d'être faites à la maison de Bicètre. Nous vous engageons à donner les ordres les plus prompts pour que les réparations qu'exige la sûreté de cette maison se fassent surle-champ.

Le (Àar^fé provisoire ,

(Signé) : Aumont.

Originaux (a p.), Archives nationales, F"' ioi\ F" 1170.

LETTRE DE L'ECONOME DE LA MAISON DE FORCE À LA COMMISSION DES ADMINISTRATIONS CIVILES ET TRIBUNAUX AU SUJET DES REPARATIONS NÉCESSAIRES POUR EMPECHER LE RENOUVELLEMENT DES DERNIERES TEN- TATIVES D'ÉVASION.

29 pluviôse an m.

L'économe de la Détention aux citoyens de la Commission des administrations civiles, police et tribunaux.

Bicêlre, le ag pluviôse, l'an 3' de la République française, une et indivisible.

Citoyens,

Le parloir que vous m'avez accordé est enfin fini d'aujourd'hui; autorisez-moi, je vous prie, à faire mettre dessus les barreaux ou treillages de fil de fer pour empêcher qu'on ne puisse passer à travers des limes et autres oulils.

Cette opération empêchera que les trous ou houzards ne se renouvellent si souvent, cor depuis deux mois le troisième a eu lieu, avanthier dans la nuit, hi hommes condamnés aux fers ont fait un trou sous terre où un homme entrait à mi-corps, mais il aurait encore fallu i5 jours de travail pour qu'il y eût eu du danger, mais il n'en est pas

/i08 L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

moins vrai que ces hommes font souvent beaucoup de dégradations, parce qu'ils sont persuadés qu'il ne peut leur rien arriver de pis que le sort qu'ils éprouvent, cependant la salle des 68 qui ont fait les tentatives inutiles de s'évader, la veille de leur départ, ont tiré chacun la chemise de dessus leur corps pour faire des cordes de plus de 3o pieds de long pour descendre dans les aqueducs; ils ont assemblé plusieurs barres de lit pour faire des leviers. Je vous ai déjà prié, citoyens, de donner vos ordres le plutôt qu'il vous sera possible pour que les réparations de ces deux salles soient faites, attendu qu'elles sont absolument vides et que j'en ai un extrême besoin pour y mettre les hommes destinés aux fers. Je vous prie, citoyens, au nom de la sûreté publique et de mon accablante responsabilité, de donner vos ordres. Salut et fraternité ,

Julien Leroy

Original, Archives nalionalea, F"" loi^.

ARRÊTÉ DU COMITÉ DE SECOURS PURLICS SUR LA PETITION DES INDIGENTS DE BICÉTRE QUI SE PLAIGNENT DE L'INSUFFISANCE DE LEUR RATION DE

PAIN

a 9 pluviôse an lu.

Pétition des citoyens indigents de la maison nationale de Bicêtre, qui exposent que le pain qui leur est distribué est insuIFisant et qui demandent une augmentation :

Le Comité a arrêté que la Commission des secours ferait pour duodi un rapport sur le moyen de venir le plus promptement possible au secours de ces malheureux.

Le 29 pluviôse an 3.

Signé : Saint-Martin.

Extrait flu registre des arr Hés duiComilé des secours publics, Archives nationales, F'^-* 3, fol. 65 v".

HOSPICE ET MAISON DE FORGE DE BIGETRE. Zi09

RAPPORT DE L'ARCHITECTE DE L'HOPITAL GENERAL SUR LES REPARATIONS NÉCESSAIRES AUX AQUEDUCS POUR EMPECHER L'EVASION DES PRISONNIERS, AVEC RAPPORT À LA COMMISSION DES TRAVAUX PURLICS.

2 venlôse-17 yeriiiinal an m.

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