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AUGMENTATION DE LA RATION DE PAIN DES INDIGENTS DE BICETRE

6 ventôse an m.

La Commission des secours prévient le Comité qu'elle a porté la ration de pain pour les indigents de Bicêtre à une livre et demie au lieu de cinq quarts.

Extrait du registre des procès-verbaux des séances du Comité des secours, Archives nationales, AF* 11 l^^, fol. 83 r°.

LETTRE DE L'ECONOME DE LA MAISON DE FORCE À LA COMMISSION DES ADMINISTRATIONS CIVILES ET TRIBUNAUX, INDIQUANT LES TRAVAUX À FAIRE POUR EMPÊCHER TOUTE COMMUNICATION DES DETENUS AVEC LE DEHORS, ET LETTRE APPROBATIVE.

7, i3 ventôse an m.

L'économe de la Détention aux citoyens de la Commission des administrations civiles, police et tribunaux.

Bicêtre, ce 7 ventôse, l'an 3" de la République française, une et indivisible.

[1] Citoyens, la démolition des murs et de la masure que vous avez

autorisée, est totalement finie, mais, pour jouir du grand emplacement que cela procure pour faire une cour à promener les détenus, il faut faire boucher plusieurs croisées aux murs mitoyens, au travers desquels des personnes libres pourraient communiquer librement avec les détenus.

Il faut faire une grille de 4 ou 6 pieds, pour que la sentinelle de l'extérieur de la prison puisse voir celui de l'intérieur; par ce simple moyen, les sentinelles pourront se communiquer de poste en poste, en faisant le tour de la prison depuis le premier jusqu'au dernier, ce sera vraiment un mur de ronde. Il y a une partie du mur de clôture de celte cour qu'il faut indispcnsablement rehausser de quelques pieds pour éviter les évasions de ce côté-là. Il n'est pas moins indispensable de paver le pied des murs pour les conserver.

Le citoyen architecte sent bien la nécessité de mes demandes, mais il ne veut, comme de raison, rien faire ni ordonner que vous n'ayez fait passer ma demande à la Commission des travaux publics, qui donnera l'ordre d'examiner ces demandes aussi utiles que pressantes et indispensables.

Salut et fraternité.

Julien Leroy.

A'^. B. Je vous observe, citoyens, et je m'en rapporte au témoignage des gens de l'art, il n'est aucune prison de Paris où les portes p.oient si mal ferrées et fermées que celles des cabanons de Bicêtre, qui renferment en général tout ce que la société a vomi de plus impur de son sein. Je vous prie, citoyens, d'engager les citoyens de la Commission des travaux publics à remédier à cet inconvénient, qui est on ne peut pas plus dangereux.

La Commission naùonnh des administrations civiles, de police et des tribunaux aux membres composant la Commission nationale des travaux publics.

Paris, ce i3 veiilôse de l'an 3' de la Rcpubliqnc française, une et indivisible.

Citoyens collègues,

[ 9 ] L'économe de la maison de force de Bicetre nous expose que la sûreté du préau desliné à la promenade des détenus exige que plu-

sieurs croisées de murs mitoyens soient bouchées, afin d'empêcher la communication de ces individus avec les personnes du dehors.

Il demande qu'autour de ce local il soit élevé une grille de k ou 6 pieds, pour que la sentinelle de l'extérieur de la prison puisse voir celle de l'intérieur.

Le concierge observe que cette grille servirait de mur de ronde.

Il demande encore que le mur de clôture soit rehaussé de quelques pieds pour éviter les évasions, que le pied des murs soit pavé pour leur conservation et que les portes des cabanons, qui renferment les plus grands scélérats, soient réparées et mieux fermées.

Nous vous invitons à prendre en considération les demandes du concierge de Bicétre et à donner des ordres à l'architecte pour qu'il fasse procéder sur-le-champ aux réparations dont il aura reconnu l'urgence.

Salut et fraternité.

Le (Âargé provisoire,

(Signé) : AdxMOm.

Oiijjiiiaux signés (a p.), Archives nallonales, F'^^Goô, F''^ 1170.

LETTRE DE L'ECONOME DE LA MAISON DE FORCE À LA COMMISSION DES ADMINISTRATIONS CIVILES ET TRIBUNAUX, DEMANDANT L'ETABLISSEMENT DE NOUVELLES GRILLES POUR LES COURS DES DETENUS ET EXPOSANT L'URGENCE DE SEPARER LES MAISONS DES PAUVRES ET DES DETENUS.

to ventôse an m.

L'économe de la Détention aux citoyens de la Commtssion des administrations civiles, police et tribunaux.

Bicétre, ce 10 ventôse, l'an 3' de lu R. F. une et indivisible.

Citoyens, le citoyen Vielle est venu hier, d'après l'ordre qu'il en a reçu de la Commission des travaux publics, à qui vous avez fait passer une demande relativement à l'arrangement de la cour où vous avez ordonné la suppression d'un mur et d'une masure inutiles et mal-

lilU L'ASSISTANCE PUBIJOUE A PARIS.

faisants. Il a trouvé mes observations on ne peut plus justes ; cependant, tout en entrant dans mes vues, il m'a fait apercevoir de l'économie en plaçant une grille à ladite cour; cela économiserait une partie de mur à rehausser. Il faut encore une autre petite grille dans un endroit, ainsi que je l'ai fait voir audit citoyen architecte qui n'a pu disconvenir de la nécessité , mais il ne veut rien prendre sur lui et ne veut rien faire qu'après des ordres émanés de la Commission des travaux publics. Rien n'est plus juste, je vous demande donc, citoyens, cette dernière grille, elle est utile et indispensable, si l'on veut faire promener, comme le désirent depuis si longtemps, les détenus. Avant votre installation, citoyens, le Département en a ordonné trois autres qui sont déjà faites, il ne manque plus que celles que je vous demande, pour que les détenus se puissent promener dans cinq grandes cours séparées par 6 grilles, qui ont coûté d'autant moins, ainsi que celles qui sont à faire , que le fer est sur les lieux et qu'il n'y a que la maind'œuvre. C'est moi qui ai découvert cette source au Département, je vous ai encore offert à vous-mêmes, citoyens, un moyen d'économie, en vous offrant de réunir la Correction à la Grande Prison. L'architecte, qui est bien éloigné de chercher à faire faire des dépenses inutiles à la Nation, n'a pu s'empêcher d'applaudir à mes vues, mais il m'a dit qu'il fallait qu'il y eût une réunion des différentes Commissions qui régissent les deux maisons à Bicêlre, savoir, ceux qui gouvernent la maison des infortunés et vous celle des détenus. En conséquence, ce même mémoire que je vous ai fait passer, je l'ai également fait passer à la Commission des secours, le 22 pluviôse; ils l'ont sous le n° i5/i6, 3'' division, hôpitaux de Paris. Si vous souhaitez vous aboucher avec eux, vous rendrez un grand service à ces deux maisons et vous remplirez le désir qu'on a depuis longtemps de séparer ces deux maisons; cela s'accomplirait parfaitement par cette opération, comme vous le verrez par mon projet mentionné sous le n° i5/i6. Vous aimez le bien, vous voulez le faire, je vous le présente, je ne doute nullement que vous ne le fassiez.

Salut et fraternité.

Julien Leroy.

Je profite, citoyens, de cette occasion pour vous inviter au nom des pressants besoins des détenus de prendre enfin des arrangements pour

fournir les choses indispensables qui manquent dans cette maison. Voilà plus de quatre mois qu'on ne fournit absolument rien, tout est dans un état de vétusté qui fait que chaque jour tout se détruit à vue d'oeil. La Commission a défendu (comme je vous l'ai marqué vingt fois) au tapissier de ne rien fournir, ni raccommoder; il ne fait effectivement rien, pendant qu'il y a quantité de matelas dont la laine se perd. J'ai eu l'honneur de vous écrire vingt fois à ce sujet, et jamais je ne reçois de réponse; cette maison contient beaucoup de personnes, de dépenses et de grands détails, c'est pourquoi je vous écris si souvent, et pour le faire je prends sur mon sommeil.

Original, Archives nationales, F'" loi'.

LETTRE DE L'ECONOME DE LA MAISON DE FORCE À LA COMMISSION DES ADMINISTRATIONS CIVILES ET TRIBUNAUX, DEMANDANT DIVERSES REPA- RATIONS URGENTES POUR LA SURETE DE BICETRE.

2 1 ventôse an m.

L'économe de la Détention aux citoyens de la Commission des administrations civiles, police H tribunaux.

Bicètre ce, 3i ventôse, Tan 3° de la République française, une et indivisible.

La démolition que vous avez ordonnée relativement au mur et à la masure qui interceptaient l'air et facilitaient les évasions, le tout est fini depuis longtemps. J'ai eu l'honneur de vous en faire part, le 3 ventôse, je vous ai aussi fait passer une lettre dans laquelle je vous représente la nécessité de rehausser de quelques pieds une portion de mur et de faire reboucher quelques croisées qui donnent sur la prison. Je vous ai également parlé des aqueducs, dans lesquels étaient descendus beaucoup de prisonniers pour tenter de s'évader. Je vous prie, citoyens, d'engager les citoyens de la Commission des travaux publics à faire accélérer ces opérations, la sûreté publique et la mienne l'exigent impérieusement. Cela presse encore d'autant plus que sous peu de jours il nous arrivei^a des détenus des plus dangereux. Je vous

hlQ L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

ai aussi parlé du très mauvais état où sont les ferrements des portes des cabanons. Les serrures et les verrous sont inférieurs en bonté et solidité à vingt degrés près de ceux des prisons de Paris, oii les prisonniers en général sont vingt fois moins dangereux que ceux d'ici. Cependant, citoyens, vous savez qu'il y a un décret qui enjoint au Département sous sa responsabilité de faire faire toutes les réparations qui peuvent contribuer à la salubrité et à la sûreté des détenus. Salut et fraternité.

Julien Leroy.

Original, Archives nationales, F"* 606,

NOMINATION DU CITOYEN DESCIIAMPS EN QUALITE DE CONCIERGE PROVI- SOIRE DE LA MAISON DE FORCE DE BICETRE, AU LIEU DU CITOYEN LEROY, RENDU RESPONSABLE DE L'e'vASION DE DEUX DETENUS ET MIS EN ÉTAT D'ARRESTATION.

27 ventôse an m.

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