‹ L'assistance publique à Paris pendant la Révolution; documents inéditsChapitre 139 sur 241 · FORCE · texte numérisé non relu

FORCE

3 5 frimaire an m.

La Convention nationale, après avoir entendu son Comité des secours publics, décrète :

Art. 1". Les femmes et filles condamnées à la détention ou à la réclusion, et qui sont maintenant dans les maisons de Vincennes, de la Salpêtrière et de la Force, seront transférées, dans le délai d'une décade, dans la maison de Lazare, faubourg Saint-Denis.

Art. î2. Le Comité des secours publics présentera, dans le délai de deux décades, le plan de travail qu'il convient d'établir dans la maison de détention et de réclusion de Lazare. Il prendra telles mesures et fera tels règlements que l'intérêt public et l'intérêt des femmes et filles détenues exigeront.

Art. 3. La Commission des secours publics est chargée de l'exécution du présent décret, ainsi que de pourvoir à l'établissement de tous les objets nécessaires.

(Signé) : Paganel.

Minute, Archives nationales, C 827, xi° ihko.

Ed. Procès-vcrhcd de la Co)xventkn nationale, t. LI, p. 316.

LETTRE DE L'ECONOME DE LA SALPETRIERE, ADRESSANT LES EXTRAITS DES ARRÊTe's DE NOMINATION DES EMPLOYEES DE LA MAISON DE DETENTION ET ANNONÇANT QU'IL S'OCCUPE ACTIVEMENT DE PRt'PARER L'ETAT DE- TAILLE DES PRISONNIÈRES, EN VUE DE LEUR TRANSFÈREMENT À SAINT- LAZARE.

28 frimaire an m.

Paris, ce 28 Irimaire an 3° de la République, une et indivisible.

Dans l'enveloppe qui contenait l'état des appointements des personnes employées à la garde des prisonnières'^*, que je vous ai adressé le ili de ce mois , était la copie de l'arrêté du Directoire qui fixait ces mêmes appointements. Aujourd'hui je vous adresse les extraits des arrêtés et délibérations qui ont nommé ces mêmes employées aux places qu'elles occupent. J'espère, citoyen, que ces pièces vous mettront à même de faire ordonnancer les états de payement pour les deux mois qui sont échus, et dont elles ont le plus pressant besoin.

Par votre lettre en date du 26, que j'ai reçue ce matin, vous me demandez, citoyen, de vous faire passer sous trois jours un état très détaillé des prisonnières renfermées dans la prison. Le dépouillement seul qu'il est nécessaire de faire pour le dresser, comme vous le demandez, durera les trois jours, ensuite il faudra le mettre au net. On est dans ce moment occupé à en faire un, demandé par la Commission des secours, qu'elle dit lui être d'une absolue nécessité pour opérer le transférement des détenues à Lazare; il lui sera remis le décadi, et je ferai ensuite travailler sans relâche au vôtre.

Salut, union et fraternité.

L'économe de la Maison nationale de femmes,

(Signé) : Soyer.

Original, Archives nationales, F"* 596.

l^) Les filles de service employées auprès uiinuées, quand le nombre des prison-

des détenues onl toujours été clioisies et nières Fa exigé. (Note de l'économe concer-

révoquées parle chef de la maison, jamais nant la femme Ernu, atlachée au bureau

il n'y a eu de délibération pour leur nomi- de la détention. Archives nationales,

nation, et elles ont été au^;mcntées ou di- F^'Sgô.)

lUl'ItlMCniE KATIOtfAL£.

LETTRE UE L'ÉG0>0ME DE LA SALPÊTRJÈRE , ANNONÇANT QU'IL A AVANCE LES QUATRE MOIS D'APPOINTEMENTS ARRIERES DUS AUX EMPLOYe'eS DE LA MAISON, RÉDUITES AUX EXPEDIENTS.

f\ pluviôse^an m.

Paris, ce h pluviôse an 3° de ia République française, une el indivisible.

(atoyen,

Affligé de voir les employées à lu iMaison de détention réduites à vendre leurs vêtements pour se procurer des vivres, je viens de leur payer les quatre mois d'appointements qui leur étaient dus, vous m'en ferez rembourser quand il vous plaira.

Salut, union et fraternité.

L'économe de la Maison uahoiialf de femmes , ci-devunl la Salpêtrierc , (Signé) : Soyer.

Original, Arcbivcs nationales, F"' 096.

RAPPORT AU COMITÉ DES TRAVAUX PURLICS CONCLUANT À L'ÉTABLISSEMENT DE DEUX POMPES À INCENDIE DANS LA MAISON DE LA SALPÊTRIÈRE.

a 4 ventôse an m.

COMMISSION Dt;S TRAVAUX PUBLICS. RAPPORT AU COMITE DES TRAVAUX PUBLICS.

Du 96 ventôse an 3'.

Les précautions nécessaires pour prévenir les incendies presque inévitables dans un grand établissement ont déterminé la Commission des secours publics à prendre les mesures convenables pour établir dans la Maison nationale des femmes, dite la Salpêtrière, deux pompes destinées à porter les secours nécessaires en cas d'incendie.

Cette Commission vient d'adresser à celle des travaux publics le devis estimatif de la dépense à faire pour la construction de ces deux pompes, il présente un total de 9,708^.

La Commission des travaux publics pense qu'un pareil établissement est d'une nécessité indispensable dans une maison comme celle de la Salpêtrière, elle invite en conséquence le Comité des travaux publics à l'autoriser à donner les ordres nécessaires pour la construction des deux pompes dont il s'agit.

Les- Commissaires.

Minute, Archives nationales, F'^ 1170.

li.\I»I'ORT À LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS, APPROUVANT LES RE'PA-

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