SALPÊTRIÈRE
1 9 germinal an 111.
RAPPORT À LA COMMISSION
Le citoyen Viel adresse à la Commission un devis descriptif des réparations à faire au bâtiment des galeuses de l'hospice de la Salpêtrière, lequel avait été approuvé par le Département, qui, vu l'urgence, en avait ordonné l'exécution.
Les changements survenus à cette époque dans l'administration des hôpitaux ayant fait suspendre cette opération, il se fit d'autres travaux dans cette maison, au moyen desquels une partie de ceux énoncés dans ce devis descriptif sont devenus inutiles et en ont été rayés par le citoyen Viel.
Mais ceux des travaux énoncés en ce devis, qui n'ont pu être suppléés par d'autres constructions, restent à faire, et comme ils importent essontielleinent à la salubrité de ce bâtiment, puisqu'il s'agit de restaurer les latrines et d'empêcher les filtrations qui ont lieu; comme d'ailleurs l'urgence de ces réparations est encore attestée par le visa des surveillants des hospices de Paris et qu'elles ne s'élèveront guères qu'à 1,625^, ainsi qu'il est porté au devis approximatif que le citoyen Viel a joint au premier devis;
On propose à la Commission, vu l'urgence constatée, d'autoriser le citoyen Viel à exécuter ces réparations dans le plus bref délai avec toute l'économie possible.
Minute, Archives nationales, F^^ 1170.
LETTRE DE LA COMMISSION DES ADMINISTRATIONS CIVILES ET TRIBUNAUX À L'ÉCONOME DE LA SALPÊTRIÈRE, DEMANDANT LA NATURE DES EMPLOIS DE LA MAISON DE DETENTION, AVEC REPONSE ACCOMPAGNEE DE L'ETAT DES FONCTIONS.
i3, 3 5 germinal an m.
La Commission , etc. au citoyen Soyer, économe de la Maison nationale des femmes, dite la Salpêirière.
Du i3 germinal, l'an 3'.
Citoyen ,
[1] La Commission a reçu les états d'appointements et indemnités des personnes attachées à la Maison de force faisant partie de la maison dont la surveillance t'est confiée, mais pour se déterminer en plus grande connaissance de cause, par rapport aux indemnités, la Commission a besoin de divers renseignements sur les questions suivantes, elle t'invite à les lui donner.
Quels sont et l'emploi et les fonctions des surveillantes? ceux des suppléantes, de l'infirmière, des sorteuses, de la magasinière, des filles de service, de la veilleuse et des portières? Tous ces emplois sont-ils remplis par des personnes libres? c'est-à-dire, n'y en a-t-il pas quelques-uns, comme à Bicêtre, confiés à des prisonnières? Toutes ces employées ne sont-elles pas nourries, logées et vêtues aux frais de la Nation ?
Le Chargé jnvvisoirc.
Paris, ce 9 5 germinal an 3.
[2] Je t'adresse, mon ami, les renseignements qui m'ont été de-
mandés par une lettre en date du 1 3 de ce mois, pour faire payer les personnes employées à la Maison de détention. Je te prie de faire tout ce qui sera en ton pouvoir pour les faire promptement toucher, car elles ont grand besoin d'argent.
Salut et fraternité.
Uéconomp de la Maison nationale de femmes, ci-devant la Salpêtrière, (Signé) : Soyer.