PRIEUR DE LA MAISON
Le père Silvaiu Gognasse-Desjardins.
(En l'an ni le priem' est remplacé par la Commission des secours.)
Médecins.
Citoyens : Dumangin, docteur régent de la Facuhé, cul-de-sac Sourdis, près la rue des Fossés-Saint-Germain-i'Auxerrois.
Corvisart-Desmarets, docteur régent de la Faculté, rue d'Enfer, vis-à-vis le Luxembourg.
Calmé, rue de Seine, faubourg Saint-Germain, n" 79 , médecin expeclani.
Chirurgiens.
Citoyens : Deschamps , chirurgien major, carrefour de la Croix-Rouge.
Boyer, chirurgien démonstrateur (en l'an 11 et m).
Sue fils, substitut du chirurgien major, rue de l'Arbre-Sec.
Les malades sont reçus les lundi, mercredi et vendredi.
Les malades sont reçus tous les jours et à toute heure (ans 11, 111).
PÉTITION DU SIEUR BEIîTOT, DOYEN DES ELEVES EN CHIRURGIE Dl'] L'HOPI- TAL DE LA CHARITÉ, AUX ADMINISTRATEURS DU DEPARTEMENT DE PARIS, À L'EFFET D'OBTENIR QUE LA PLACE D'INTERNE VACANTE NE SOIT PAS LAISSÉE A LA NOMINATION DU PRIEUR DES RELIGIEUX DE LA CHARITE, MAIS DONNÉE AU CONCOURS.
17 janvier 1792.
Pétition individuelle d'un élève en chirurgie de riiôpitalde In Chanté de Pans à Messieurs les administrateurs du Département de Pans.
L'élève en chirurgie de l'hôpital de la Charité de Paris, soussigné, a l'honneur de vous représenter que depuis longtemps on fournit les choses de nécessité à un élève interne, particuhèrement attaché au service de cet hospice.
Cette place est maintenant occupée par un sieur Bernard, dont le temps est fini et qui va se retirer avant la fin de cette semaine. Le soussigné a vu avec surprise que ce sieur Bernard doit être remplacé par le plus jeune des élèves externes, qui n'est âgé que de dix-sept ans.
Dans le cours des anciens abus, le soussigné n'ignorait pas que toutes les places ne s'accordaient qu'à la faveur, quelque fût leur importance; mais depuis que les droits de l'homme font la base de nos lois, peut-on croire qu'une fonction qui influe si essentiellement sur l'espèce humaine sera abandonnée aux hasards d'une faveur personnelle?
Le soussigné demande que cette place ne soit plus à la nomination du prieur des rehgieuxde la Charité, et que, dans un emploi où l'élection populaire ne peut avoir lieu, la place soit accordée à la supériorité du talent et de l'expérience, qui ne peut ressortir que par le moyen d'une lutte salutaire en présence des chirurgiens en chef de cet hôpital.
C'est pourquoi il vous conjure, Messieurs, d'établir dans le plus bref délai un concours pour assurer la place d'élève interne, que le
sieur Bernard va quitter, à celui des élèves externes qui l'aura le plus méritée d'après le jugement de ses examinateurs. Présenté ce 17 janvier 1791 (lisez: 1792).
G.-J.-F. Bertot,
doyen.
Ëii marge se trouve la mention suivante : rrElablisseinenIs publics, 19 janvier 1799^.
Original signé, Archives nationales, F'^aia.
LETTiSE DE M. MAMEL, l'KOCUREUR DE LA COMMUNE DE PARIS, AU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR, À L'EFFET DE SE PLAINDRE DE LA SAISIE ARBITRAIRE PAR LA MUNICIPALITÉ DE MONTÉVRAIN DES RÉCOLTES APPARTENANT À L'HÔPITAL DE LA CHARITÉ, ET RÉPONSE, AVEC LETTRE DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR AU DEPARTEMENT DE SEINE-ET-MARNE.
■J7 oclobi'e-8 novembre 1799.
CO.MMUNK DE PARIS. l'IiOCUREUR DE LA COMMUNE.
Le Ministre de l'intérieur.
Paris, le 27 octobre 1792.
[ij La municipalité de i^lontévrain, citoyen, en vertu de la loi du 1 8 août 1792, relative à la suppression des congrégations séculières , s'est emparée de la récolte des biens situés dans son arrondissement et appartenant à l'hôpital de la Charité de Paris, quoique cet hospice soit excepté de cette loi. Comme les pouvoirs de la commune de Paris hnissent avec ses limites et qu'elle ne peut se pourvoir auprès de celle de Montévrain que par la voie de recommandation, je m'adresse à vous, citoyen, pour vous engager à rappeler la loi à la commune de cet endroit, et à leur recommander de laisser à l'hôpital de (la) Charité de Paris la jouissance de ses revenus, sans lesquels les pauvres malades resteraient sans secours.
Je joins ici copie du mémoire du procureur de cet hôpital.
(Signé) : P. Manuel.
M. le Procureur de lu Commune de Pans.
['2 I Je vous préviens, Monsieur, qu'en conséquence de votre lettre du 27 de ce mois, je viens d'écrire au département de Seine-et-Marne et que je lui ai instamment recommandé l'intérêt de la maison de Charité de Paris, relativement à ses revenus situés à Montévrain, et que la municipalité de l'endroit a cru devoir saisir.
Le Minisire de l'intérieur.
MM. du Département de Seine-et-Marne , à Meaux.
Paris, \c 8 octobie (/?scz novembre) 179a, l'an 1" de la République.
[3] Vous verrez. Messieurs, par le mémoire ci-joint ('^, que l'hôpital de la Charité de Paris se plaint de ce que la municipalité de Montévrain a cru, d'après la loi du 18 août dernier qui supprime les congrégations séculières, devoir s'emparer des revenus appartenant à cet hospice et qui se trouvent dans son arrondissement. L'hôpital de la Charité de Paris, Messieurs, mérite, à raison de sa grande et importante utilité, les plus grandes considérations. Je vous prie, en conséquence, de donner une entière attention à la réclamation dont il s'agit; les intérêts de cet hospice me paraissent devoir être défendus par tous ceux à qui l'humanité est chère.
Le Ministre de l'intérieur.
Original signé et miniile (2 p.), Arcbives nationales, F'^ iSa.
PRÉSENTATION UE RAPPORT AU COMITE DES SECOURS PURLICS SUR LA DE- MANDE DES RELIGIEUX DE L'HOPITAL DE LA CHARITE, TENDANT À CON- SERVER LA JOUISSANCE DE LA TOTALITE DE LEURS REVENUS.
9 0 avril 1798.
Séance ordinaire du jeudi aS avril 1798, l'an 2° de la République.
Le citoyen Saint-Martin présente son rapport et un projet de décret
"' Le mémoire manque.
sur la demande des citoyens ci-devant religieux de l'hôpital de la Charité, desservant les maisons hospitalières de cet ordre à Paris et à Charenton ; le rapporteur établit ses conclusions sur une mesure générale applicable à toutes les maisons de charité, tendante à leur conserver la jouissance de la totalité de leurs revenus jusqu'à l'époque où l'organisation complète des hôpitaux et maisons de secours sera décrétée.
Extrait du registre des procès-verbaux des séances du Comité des secours, Archives nationales, AF* ii 89, fol. laS v°.
ETAT DU BLANCHISSAGE DU LINGE SERVANT AUX MALADES REÇUS ET TRAITES DANS L'HÔPITAL DE LA CHARITE, RUE DES SAINTS-PERES.
(Juillet 1798.)
Le citoyen Lecocq, blanchisseur, demeurant à Saint-Cloud, est entrepreneur du blanchissage du linge de cet hôpital, tant de celui rpii sert aux malades, que celui à l'usage des hospitaliers et employés de la maison; le marché est fait à raison de 7,800 livres par année, payables tous les mois.
CONSOMMATION DE lA SEMAINE. DE L'ANNEE.
Draps 'ioo 20,800
Nappes pour le service des infirmeries 3 i56
Petites nappes pour les goûters 1 5 780
Petites serviettes 3oo i5,6oo
Chemises d'hommes et enfants 35o 1 8,200
Essuie-mains 12 62k
Tabliers 3o i,56o
Torchons. /loo 20,800
Coeffes de nuit 3oo 1 5, 600
Taies d'oreiller i5o 7,800
Total des pièces à blanchir par année
pour les malades. ... 101,920
Une fois l'année, l'on fait blanchir les garnitures des lits des malades, (|ni soiit au nombre de 216; la garniture d'hiver est de drap vert, celle d'été est de drap de coton blanc.
Une fois l'année, l'on blanchit également les rideaux de toile blanche des croisées des infirmeries, (|ui sont nombreuses.
Blanchissage du linge à l'usage des hospitaliers, présentement au nombre de 90 et précédemment à celui de 5o :