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CONSOMMATION DE LA SEMAINE. DE L'A^9I

Draps -2 0 1,0 /io

Chemises Go 3,i ao

Nappe de table 1 62

Surtout de table 1 62

Serviettes à i'usa{}e de la table et des

chambres Go 3,i 20

Essuie-mains (i 3i2

Tabliers 12 62^

Torchons 2/1 1,2/18

Mouchoirs de poche 100 0,200

Cols et cravates Go 3, 120

Chaussons Go paires. 3,i 2/1

Bas de couleur Go paires. 0,1 2/1

Bonnets de coton 20 1 ,0/10

Vestes, gilets, culottes, ctr /io 2,080

Tous les ans, l'on lait rebattre les matelas, tant des malades (|ue des hospitaliers, et les toiles sont toujours blanchies avant d'être remises en œuvre.

Il en est de même pour les toiles des padiasses, quand elles sont renouvelées de paille neuve.

Il y a encore une grande quantité de compresses, de bandes, de spica, servant aux pansements des malades blessés, qui font partie du blanchissage de la maison.

Les hospitaliers donnent encore au blanchissage les petits et grands

610 L'ASSISTANCE PUBLIQUE A PAHIS.

rideaux des croisées de leurs chambres, ainsi que les rideaux et garnitures de leurs lits.

Enfin la blanchisseuse se charge de blanchir tout le linge, même celui qui a besoin detre repassé, qui se trouve dans les paquets qu'on lui donne au blanchissage.

Minute, Archives ualionales, F'^ -3 à h.

LETTRE DU MINISTRE DE L'INTERIEUR AUX ADMINISTRATEURS DES HOPITAUX , RECOMMANDANT LA SUPPLIQUE DE LA FEMME ADNOT, À L'EFFET D'OBTENIR UNE PLACE DE SURVEILLANTE À L'HOPITAL DE LA CHARITE, AVEC REPONSE.

8,12 pluviôse an ii.

Le Ministre de rintérieur à In Commission des hôpitaux.

8 pluviôse, l'an a"'.

[i] La citoyenne Adnot sollicite, citoyens, une place pour servir dans les hôpitaux, elle m'assure qu'il y a maintenant quatre places de surveillantes de vacantes à l'hospice de la Charité, et elle désirerait en obtenir une. Je ne peux que vous engager à avoir égard à sa demande, cette citoyenne se trouve dans le plus pressant besoin et cette place serait bien nécessaire à son existence, d'ailleurs elle paraît propre à la remplir et c'est une bonne patriote.

Les ojjiciers municipaux et administrateurs des hôpitaux au citoyen Ministre de l'intérieur.

Ce 12 pluviôse de l'an 2 de la République française, une el indivisible.

[2] Nous avons reçu ta lettre du 8 de ce mois, citoyen ministre, par laquelle tu nous recommandes la citoyenne Adnot pour une place dans les hôpitaux, nous venons de l'enregistrer pour la première qui se trouvera vacante. Nous t'observons que l'organisation nouvelle de la Charité ne porte qu'une surveillante de la lingerie et que cette

place se trouve remplie par la citoyenne veuve Mangeot, pour laquelle tu t'étais intéressé.

Salut et fraternité.

(Signé) : Daujon, Lkvassecr, Magendie.

Minute et original signé (-2 p.), Archives nationales, ¥'•• :ifih.

RAPPORTS DE CLAVAREAL , ARCHITECTE DE L'HOPITAL UE LA CHARITE , AUX COMMISSIONS DES TRAVAUX ET DES SECOURS PUBLICS, SUR L'AMENAGE- MENT D'UNE NOUVELLE SALLE POUR RECEVOIR LES FEMMES 3IALADES ET SUR L'ÉTABLISSEMENT D'UNE ECOLE CLINIQUF,.

l 'i f'riinaiit'-(> nivôse iui m.

[ij Clavareau, architecte des hôpitaux civils, à la Commission des secours publics, sur les moyens qui lui ont été demandés de disposer l'hospice de l'Unité de manière à ce qu'on puisse porter le nombre des malades à 5oo, dont moitié pour clia([ue sexe, et d'y former l'établissement d'une école et d'un hospice clinique, »en exécution du décret de la Convention nationale.

Sans entrer dans les motifs qui ont fait naître le désir qui s'est manifesté depuis plusieurs années, de diviser les hôpitaux de Paris, afin, sans doute, cjue les malades qu'on y reçoit, tant de cette ville que de tous les départements qui ont besoin des secours et des talents qu'on trouvera toujours plus facilement à Paris que partout ailleurs, ne soient point concentrés dans un seul hospice, et qu'au contraire il se trouve une plus grande quantité de maisons nationales, sans cesse ouvertes à l'humanité souffrante et placées sur des points de Paris plus convenables relativement à la population, et dans la disposition suivante qui a été adoptée par la Convention :

Dans la Cité, l'Hôtel-Dieu; faubourg Martin, l'hôpital dit Saint- Louis; faubourg Germain, la Charité, qui, par sa capacité, peut être doublée, et les trois qui viennent d'être décrétées; faubourg Antoine, à

612 LASSISTANCE PUBLIQUE A PARIS.

la ci-devant abbaye de ce nom; au faubourg Jacques, l'bospice de ce nom, qui doit être augmenté, et dans le faubourg du Roule l'hospice dit Beaujon, qui doit contenir 80 malades, et dont les petits travaux ([u'on a été obligé d'y faire seront terminés sous très peu de temps et mettront la Commission en état de réaliser les vues de la Convention sur la fin de la décade prochaine.

En donnant à la localité de chacun de ces hospices toute l'extension dont ils sont susceptibles, et en y réunissant tous les avantages de la salubrité, reconnus si nécessaires par l'expérience et la philanthropie, on trouvera encore la possibilité de supprimer sans danger beaucoup de petits hôpitaux qui n'offrent que de faibles ressources aux malades et aux infirmes, et qui n'y sont traités que par une routine souvent plus dangereuse qu'utile, ainsi que les moyens de diminuer le nombre des malades entassés à l'Hôtel-Dieu . en plaçant ailleurs les femmes en couche, les enfants et les fous et les folles; mais ces dispositions faisant l'objet d'un travail particulier de la Commission des secours, qui s'occupe sans cesse de la tâche pénible d'améliorer de toutes les manières le sort de l'humanité soulïrante, je me contenterai dans ce moment de répondre à sa demande en mettant sous ses yeux le travail que j'ai fait pour l'agrandissement de l'hospice dit de la Charité, en y réunissant le triple avantage d'y placer -^60 femmes malades déplus, et un étabHssement d'école de médecine joint à un hospice clinique, suivant le décret de la Convention; la Commission verra par la disposition du plan qu'il n'y a pour ainsi dire aucune construction extérieure à faire, excepté le porche semblable à celui qui existe, le reste ne consiste que dans la continuation de la mansarde au-dessus de la grande salle, dont on a en partie tous les matériaux, et la construction de deux planchers et escaliers, mais d'ailleurs la cage du bâtiment et la couverture existent.

L'hospice de la Charité ou de l'Unité n'a jusqu'à présent contenu que 9 33 malades, il est aisé de porter ce nombre à 2/10 en allongeant la grande salle du terrain d'une petite maison, qui dépendait de l'hospice et qui est nationale par consécpient; cette prolongafion laisserait la facilité inappréciable de donner un grand courant d'air sur ce pignon, lequel correspondrait à celui en face qu'on établirait sur l'autre pignon; ces nouvelles ouvertures feraient qu'il ne resterait rien à désirer pour la circulation d'air à ces salles qui sont à un rez-de-

chaussée très élevé de terre, dont ies deux murs de face sont percés d'une grande quantité de croisées.

Le cabinet de pharmacie est de plain-piod de ces salles, mais les préparations chimiques et les boissons médicales se font dans une salle par bas.

La cuisine, la boulangerie, la buanderie, les séchoirs, etc., sont dans une seconde cour, qui a un grand escalier pour communiquer aux salles. Ensuite est une basse-cour dans laquelle sont situés les écuries, remises, bûchers, magasins, etc.

Pour exécuter le projet, depuis si longtemps désiré, de doubler cet hospice c[ui a toujours été vu avec intérêt (à cause de l'ordre et de la propreté qui y règne), et d'y établir autant de femmes malades que d'hommes, et de porter le nombre des malades à 5oo, il suffirait de construire à l'étage supérieur des salles actuelles de cet hospice autant de salles qu'à celui inférieur, tel que je l'ai indiqué sur le plan du second étage.

Pour donner à cet établissement une disposition simple et commode , je forme au rez-de-chaussée de l'église de la pièce marquée A un vestibule, auquel les malades seront transportés à couvert dans les mauvais temps par la galerie B; sous ce vestibule se trouve à droite le bureau de réception et d'enregistrement des malades marqué C, ensuite la salle de vestiaire pour hommes et pour femmes et deux magasins décadaires pour les habits.

Par la cour on arrive au vestibule par un ])onhe semblable h celui déjà existant.

A gauche de ce vestibule est un passage, marqué D, conduisant aux salles d'hommes , ensuite un grand escalier d'une seule rampe , marqué E , (pii conduit au premier étage aux salles de femmes, marquées FFFF, et «lux salles de l'hospice clinique sur le terrain de l'église GGG; sur le palier, à droite, se trouve un autre escalier H, lequel communique aux autres salles de l'hospice chnique, établies au second étage sur l'église.

On trouve aussi dans les salles neuves d(^s offices II, que j'v ai placés pour les rechanges et y réchauffer les bouillons et les boissons des malades.

En continuant la mansarde qui existe au-dessus du bâtiment neuf entre les deux cours, on trouvera de quoi placer, soit dans des petits

logements 3o personnes, que ce nouvel arrangement déplace, et d'autres logements pour environ 3o fdles, que nécessitera le service des femmes.

S'il est, en outre, nécessaire de former quelques logements un peu plus grands, on les trouvera dans la partie de la basse-cour dans l'emplacement du ci-devant chapitre, marqué L, en face de ceux qu'il est nécessaire de conserver, marqué M, au moyen de deux petits escaliers, dont un servirait aussi à porter des grains aux magasins, celui qui existe ne pouvant subsister à cause de sa vétusté.

J'ai placé dans la basse-cour ces logements auxquels on communiquerait par la porte charretière, dont il faudra rétablir le passage, vu les fréquents transports que le service double exigera, et qu'il serait imprudent de laisser faire par la cour, au milieu du jardin des malades; d'ailleurs, dans un établissement de cette nature, tout doit céder à l'objet principal, au service des malades.

ÉCOLE DE MÉDECINE ET HOSPICE CLINIQUE EN EXECUTION DU DECRET DE LA CONVENTION NATIONALE.

Pour former ce bel établissement et le réunir à l'hospice de l'Unité, je n'ai pas trouvé d'emplacement plus favorable que la ci-devant église de la Charité, qui ayant servi à l'objet du culte, ne peut être mieux employé qu'au secours de l'humanité souffrante.

Au rez-de-chaussée , auquel on entrerait comme par le passé par la rue des Pères, on trouverait une grande salle à diviser en trois par les points d'appui du plancher supérieur, laquelle servirait de promenoir aux élèves, en attendant l'arrivée du médecin, et afin qu'ils ne fassent cju'avec lui l'inspection des malades, et qu'ils ne troublent pas leur repos, soit par leurs visites anticipées ou tardives, soit parleurs conférences.

A l'extrémité de cette salle, en face de la porte, serait l'amphithéâtre, marqué B, dont la capacité pourrait contenir /loo élèves; il servirait également aux instructions sur la médecine et aux dissections, et la table sera construite de manière à recevoir et laisser l'issue aux humeurs et au sang des ouvertures, l'eau serait aussi amenée à cet amphithéâtre pour la propreté et les macérations.

Entre la sallejJes élèves et l'amphithéâtre serait un grand escalier,

marqué C, qui servirait uniquement aux élèves pour monter avec le médecin faire la visite des malades; cet escalier conduirait aussi par la double rampe à un entresol au-dessus du vestibule et de la salle de réception, qui servirait à l'élève de garde et aux archives de l'hospice.

A côté de l'escalier et de l'amphithéâtre serait la salle de pathologie, marquée D , on y communiquerait de l'amphithéâtre pour être à même d'en extraire les pièces de comparaison propres à l'enseignement.

Ensuite de cette salle serait E, celle des morts dont on tirerait les cadavres pour l'anatomie; les deux pièces GG ensuite seraient destinées aux préparations anatomiqucs et à serrer l(\s instruments de chirurgie.

Sous le grand escalier, dans la ci-devant sacristie, seraient les salles de bains, douches et vapeurs.

Premier étage.

Cet étage, auquel les médecins et les élèves arriveront par le grand escalier C, serait distribué en trois infirmeries vastes et dont les lits seront espacés de 5 pieds. La première serait destinée aux convalescents et contiendrait (S lits, la seconde, destinée aux maladies aiguës, contiendrait 18 lits, la troisième, à celles chroniques, serait de 18 lits.

A côté de ces salles serait une pièce, marquée H, pour l'électricité médicale, cpii aurait l'exposition du nord et du levant, cette salle aurait l'avantage d'être de plain-pied aux infirmeries et donnerait la facilité d'essayer ce remède sur les paralytiques.

Second étage.

Cet étage, auquel on arrive par une seconde révolution du même escalier, serait également distribué en trois infirmeries, suivant le dessin qui en est tracé. La première contiendrait 8 lits destinés aux femmes convalescentes, la seconde serait disposée pour recevoir 1 8 lits de femmes malades, et la troisième enfin contiendrait 8 lits pour les maladies contagieuses, et serait située de manière que la visite se terminerait par cette salle, afin que les élèves ne puissent communiquer aux autres infirmeries des parties de cet air toujours dangereux dans la combinaison des maladies ordinaires.

Nota. On peut remarquer sur le plan fin Grand Hospice la se'paration aux deux

étages, qui servira de salie du dépôt dont on tirera les malades des deux sexes pour l'instruction de l'hospice clinique.

Tel est le travail que je me suis engagé à présenter à la Commission sur cet établissement vraiment digne d'une grande nation, qui sait apprécier les sciences qui ont pour but la philanthropie, et qui doit accueillir tous les moyens d'augmenter la considération des autres peuples, à laquelle elle a tant de droit sous tous les rapports.

Fait à Paris, le lA frimaire an 8'' de la République française, une et indivisible.

Signé : (ÎLAVAi'.KAii.

Approuvé : Signé : Dernieau,

Ap|)ronvé par la Commission des travaux piiltlics : Signé : Rondklkt.

Clamrcau, architecte de l'hospice de l'Unité, à In Commission des secours publics.

[2] Pour exécuter les intentions de la Commission, avant de commencer les travaux du plan général projeté pour l'hospice de l'Unité, en disposant très incessamment dans le second étage de cet hôpital un local propre à recevoir environ -70 femmes malades et d'y joindre une école clinique provisoire pour les deux sexes, on pourrait :

1° Prendre la salle de la République, qui est au-dessous de celle marquée sur le plan joint à ce rapport de la lettre A et qui est contiguë aux autres salles de l'hôpital actuel, on y établirait facilement ho malades mâles qui seraient réservés pour l'instruction.

9° On pourrait faire au second étage dans la partie R une salle pour 19 femmes malades, et les parties restantes, marquées CC, formeraient un local propre à recevoir environ 70 lits de femmes malades. Il suiTirail pour cette opération de fermer au premier étage les deux extrémités de la salle dite de la République par deux cloisons légères, dans lesquelles on pratiquerait des portes pour le service. Au second étage, il faudrait ahattre toutes les cloisons de séparation, mar-

(|ii('es sur le plan on ligne ponctuées, recarreler la partie marquée C, et substituer des croisées d'une plus grande dimension à celles qui sont trop petites, pour établir des courants d'air. (Les bayes sont faites.)

On arriverait à ces deux salles par l'escalier D, la partie marquée E resterait dans l'état actuel jusqu'au printemps. On abattrait seulement la cloison de face d'une chambre pour donner plus de jour au corridor qui communiqueiait à la salle du fond et à l'école provisoire qu'on placerait dans la partie marquée F, jusqu'à ce que l'amphithéâtre projeté dans la ci-devant église, ainsi que l'hospice clini([ue, soient entièrement terminés.

Le service des latrines étant remplacé par des chaises, elles seraient Iransportées aux latrines générales G.

L'office de la salle des femmes serait dans la pièce, marquée H, et les pièces de vestiaire et de réception seraient dans deux des pièces qui se trouvent dans la partie conservée E.

Il faudrait en outre construire l'escalier 1 pour communiquer aux logements d'employés, qui y arrivent maintenant par les corridors.

Tel est le seul parti que la Commission puisse adopter pour établir dans ce moment environ 70 femmes malades dans cet hospice et y joindre une école clinique provisoire; ce moyen réunit le triple avantage de répondre aux besoins |)ressants de l'établissement de lits de lennnos, de fau'e promptement l'essai de l'instruction sur les maladies internes, et enfin de ne pas contrarier le projet général pour la disposition très prochaine de cet hospice pour la réunion d'une école et d'un hospice clinicpie ;'i un hôpital pour les deux sexes, de 5oo malades, dans ce (juartier.

Fait à Paris, ce (i nivôse an 3'' de la République, une et indivisible.

(Signé) : CLAVARE\r,

rue des Grands-Aiij;usliii.s, n" w'i.

(!<ijiio ronformo d ininiiti' ( r> p.), Arrliives nationales, F'-' i i()S.

LETTRE DE LA COMMISSION DES SECOURS PUBLICS À CELLE DES TRAVAUX PUBLICS, DEMANDANT LA CREATION DE NOUVELLES SALLES CONSACREES AUX FEMMES DANS L'HOPITAL DE LA CHARITE.

Y nivôse an m.

Iji Commission des secours publics à la Commission des travaux publies. Le 7 nivôse, l'an 3° de la République, une et indivisible.

Les circonstances actuelles, citoyens, qui font abonder dans les hospices un nombre de femmes malades double de celui des hommes, exigent c|ue l'on s'occupe des moyens de préparer pour les premières une augmentation de ressources qui soit proportionnée aux besoins. Nous venons dans cette vue de faire ouvrir au Grand Hospice d'Humanité une nouvelle salle de femmes de cent dix-sept lits, mais le peu de temps dans lequel elle a été remplie nous a bientôt fait connaître que cette augmentation était insuffisante.

Pour nous procurer une ressource plus assurée, nous avons porté nos vues sur l'hospice de l'Unité, le local peut facilement permettre des agrandissements, dont Texécution sera prompte, et qui seront depeu de dépense. Il doit, d'ailleurs, paraître étrange que l'un des hospices les mieux ordonnes de Paris ne soit pas commun aux malades des deux sexes. Cette considération nous a frappés dès le commencement de notre administration, et l'un de nos premiers soins avait été de faire dresser, d'après l'examen du local, un plan d'agrandissement de J'hospice qui, en le rendant propre à recevoir une égale proportion d'hommes et de femmes malades, pût permettre d'en former un de ces hospices d'arrondissement et de quartier, dont l'établissement paraît entrer dans les vues du Comité des secours publics pour dégorger le ci-devant Hôtel-Dieu. iMais l'exécution de ce plan devait exiger beaucoup de temps, nous avons cru devoir en renvover la discussion à une autre époque. Ce projet, d'ailleurs, a besoin d'être communiqué au Comité d'instruction publique, qui se propose d'établir l'enseignement relatif au traitement des maladies internes à l'hospice de l'Unité.

Les mesures, dont nous demandons que l'on s'occupe en ce moment, sont concertées de manière à entrer dans le plan d'exécution du projet définitif. Elles le sont également pour remplir les vues de l'Ecole de santé, qui doit provisoirement ouvrir dans l'hospice de l'Unité le cours de chirurgie interne dès le commencement du mois (de) pluviôse. Ces mesures consistent à disposer convenablement, pour recevoir des malades, les deux salles du premier étage qui sont placées sur celles des Piques et de la République, à établir un vestiaire de femmes à proximité de ces salles, ainsi (pi'un ou deux réchauffoirs pour le bouillon et les tisanes, un cabinet pour les chirurgiens et enfin des logements pour une infirmière en chef et quelques filles de service.

Tout l'emplacement nécessaire pour ces dispositions existe dans l'hospice. Il ne s'agira que de jeter bas quelques cloisons pour avoir la libre disposition des deux salles, et les logements et accessoires peuvent être placés à peu de frais dans les locaux voisins. Il sera, en même temps, nécessaire de construire un escalier (en bois) à deux étages, qui conduise aux logements des employés, où il n'y a d'accès, en ce moment, que par les extrémités des deux nouvelles salles. Nous nous sommes entendus pour tous ces détails avec le citoyen Glavareau , qui vous remettra ses plans et devis nécessaires. Nous nous bornerons à vous observer que le besoin du service journalier, pour la réception des femmes malades, exige la plus prompte exécution des mesures que nous proposons, et qu'elle n'est pas moins vivement sollicitée par l'Ecole de santé, dont l'enseignement, d'après le décret de la Convention '", doit commencer au i " pluviôse.

Salut et fraternité.

Original signé, Archives natioiialus, F'' 1168.

(') Le décret de la Convention nationale devaient s'ouvrir dans le courant de plu-

ordonnant l'établissement d'écoles de santé viôse, celle de Paris devait être placée dans

à Paris, Montpellier et Strasbourg, est du le local de l'ancienne Académie de chirurgie

1 ^1 frimaire an m. D'après l'article 7, elles et dans l'ancien couvent des Cordeiiers,

620 L'ASSISTANCE PUr.LlOUE A PAP.IS.

LKTTHE DE L\ COMMISSION DES SECOURS PUBLICS À CELLE DES TRAVAUX PUBLICS. L'INVITANT À PRENDRE SANS DELAI LES MESURES POUR ACTI- VER LES DISPOSITIONS NECESSITEES PAR L'OUVERTURE DE NOUVELLES SALLES ET DU COURS CLINIQUE \ L'HOPITAL DE LA CHARITE, AVEC

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